À Saint-Paul-d’Abbotsford, on est las d’entendre que les gens ne font qu’y «passer». La municipalité souhaite plutôt qu’ils s’y arrêtent et, pour y parvenir, elle entend prendre les grands moyens.

La municipalité prête à se faire belle

À en croire le maire Robert Vyncke et le directeur général Daniel-Éric St-Onge, le visage de Saint-Paul-d’Abbotsford changera au cours des prochaines années. Et pour le mieux.

C’est qu’à la municipalité, on est las d’entendre que les gens ne font qu’y «passer». Saint-Paul-d’Abbotsford souhaite plutôt qu’ils s’y arrêtent et, pour y parvenir, elle entend prendre les grands moyens.

Le succès de l’initiative passe d’abord par la nouvelle mouture des règlements concernant l’aménagement du territoire du village, de ses zones agricoles et de sa montagne. (voir autre texte) «Ce sont des règlements qui viendront trouver des solutions, dans le respect du cadre établi, pour faire du beau», résume-t-on à l’hôtel de ville.

Développer et embellir
De cette refonte sont nés deux comités qui travailleront simultanément à développer et à embellir Saint-Paul-d’Abbotsford.

D’abord, le comité de développement intégré aura pour mission d’analyser et de propulser tout projet domiciliaire, commercial ou industriel qui répond aux critères établis par la municipalité. Il tiendra compte, entre autres, des politiques familiales et des aînés.

«C’est un comité qui sera doté d’une vision à court, moyen et long terme, précise M. Vyncke. Beaucoup de projets sont déjà dans l’air.»

Les sites patrimoniaux ne seront pas en reste, au contraire. Ceux-ci prendront du gallon dans le cadre de l’embellissement et de la mise en valeur des attraits de la ville.

«On souhaite les préserver et s’assurer que leur perdition ne s’accentue pas davantage. Le patrimoine a aussi sa place à Saint-Paul», note le maire.

Ensuite, un second comité sera responsable de l’embellissement horticole de la municipalité. «Un budget annuel sera alloué à la plantation d’arbres et de plantes de façon systématique au cours des prochaines années», souligne M. St-Onge.

On souhaite, par exemple, doter les abords de la route 112 d’arbres et de fleurs, tout comme ceux de La Route des Champs. Les terrains municipaux et l’entrée du parc, où se trouvent les jeux d’eau, seront aussi embellis grâce à la végétalisation. Tout cela pourrait permettre à Saint-Paul-d’Abbotsford de remporter un quatrième fleuron dans la classification des Fleurons du Québec.

D’autres initiatives sont en voie d’être réalisées, telles l’aménagement de boucles pour amener les cyclistes à sortir de la piste cyclable pour explorer le cœur villageois. La création de stationnements verts et d’autres projets de développement écoresponsable sont à l’étude.

Enfin, Saint-Paul-d’Abbotsford caresse toujours le projet d’aménager un sentier public menant dans le mont Yamaska.

Un trait distinctif
À travers tout cela, la municipalité réfléchit à sa future image de marque, à la «ligne de développement» qu’elle souhaiterait mettre de l’avant pour en faire son trait distinctif.

Une fois déterminée, cette signature pourra se décliner de différentes manières et profiter à tous. Par exemple, un affichage distinctif, mais uniforme, reflètera la «marque Saint-Paul» sur laquelle pourront miser les commerçants locaux. «Le défi qu’on s’est donné, à court terme, c’est de changer Saint-Paul d’ici cinq ans. La 112 va changer. Le village va changer. Notre position régionale aussi va être appelée à changer, énumère M. St-Onge. Notre objectif est de faire en sorte que les gens qui arrivent au village, que ce soit de Granby ou de Saint-Césaire, sachent qu’ils sont bel et bien arrivés à Saint-Paul-d’Abbotsford.»