Le projet de sentiers qui mèneront au sommet du mont Yamaska est bel et bien sur les rails, note le directeur général par intérim de Saint-Paul-d’Abbotsford, Jean-Raphaël Cloutier. Ils prendront le même tracé que le projet de 2010, derrière la station d’eau potable.

Bientôt le sommet pour les citoyens

Le rêve de donner accès au mont Yamaska aux citoyens de Saint-Paul qui n’en sont pas propriétaires devient de plus en plus concret. La Ville travaille sur les plans de sentiers trois ou quatre saisons qui relieront la base au sommet avec des servitudes de passage.

« Depuis plusieurs années, la municipalité s’efforce de trouver des solutions pour permettre à ses citoyens d’accéder au sommet du mont Yamaska, explique le directeur général par intérim de la municipalité, Jean-Raphaël Cloutier. Différentes choses ont été faites et, dernièrement, avec l’acquisition par la Ville du sommet de la montagne où se trouve le ‘‘chalet’’, une première étape a été franchie.»

L’administration sait déjà où commencera le sentier. Celui-ci aura une emprise sur le terrain municipal à l’arrière de la station d’eau potable, sur le flanc sud de la montagne. Un premier projet de sentiers y avait été créé. Le même tracé sera utilisé par les nouveaux sentiers avant d’atteindre le sommet. Cependant, l’aménagement sera différent et pourrait inclure des aires de repos ou un sentier d’hébertisme pour les enfants, ce terrain étant plat.

« On est en train de regarder comment rejoindre la base et le sommet, soit par l’achat de terrains ou par des servitudes de passage aux propriétaires de lots. On analyse le tout pour voir ce qu’il est possible de faire dans le respect du voisinage. On veut un bon partenariat avec les propriétaires.»

Le directeur général par intérim assure que la plupart de ceux-ci sont ouverts à l’idée de laisser passer des randonneurs sur un sentier qui traverserait leurs terres. Cependant, d’autres manifestent toujours certaines craintes. Ils ne souhaitent pas que les passants sortent des sentiers.

« Ils ont des cabanes à sucre, des installations, etc. Ce côté-là apporte son lot d’inquiétudes », reconnaît M. Cloutier.

La municipalité souhaite également que les randonneurs respectent les lieux et marchent uniquement dans les sentiers, qui pourraient cumuler de 5 à 10 km.

Objectif 2020

Saint-Paul mettra les bouchées doubles cette année pour que le projet voie le jour rapidement. Hors de question de prolonger les délais encore plusieurs années,
note M. Cloutier.

« Cet été, on fait des démarches pour obtenir les autorisations de la CPTAQ et des propriétaires terriens. Il va y avoir une ébauche du tracé sur matrice et on va aller voir sur le site pour déterminer si c’est réalisable. Il y a une partie qui est à flanc de montagne sur un massif rocheux. On doit voir s’il faut le contourner ou si on peut l’escalader pour atteindre le sommet. Ce sont les prochaines étapes. »

Une équipe ira également voir ce qui se fait ailleurs pour s’en inspirer, notamment en matière d’aménagements. Si des structures sont nécessaires, comme un pont, une passerelle ou des escaliers, des matériaux sécuritaires seront utilisés ou des éléments de la nature.

« Il y aura différentes boucles. Différents secteurs seront plus faciles, tandis que d’autres proposeront un petit défi aux marcheurs. »

Quant au sommet, le « chalet » fera place à une plateforme d’observation ou à un site d’interprétation sur l’acériculture ou le parapente, comme il s’agit d’un lieu de décollage.

M. Cloutier croit que les sentiers ouvriront pour les premiers marcheurs à l’été ou l’automne 2020. Au plus tard, en 2021.

Que pour les Abbotsfordiens

Pour les premières années, l’accès aux sentiers sera réservé aux citoyens de Saint-Paul- d’Abbotsford. Une fois que tout sera rodé, «on fera nos études sur la fréquentation, sur l’utilisation, et si tout va bien, on verra pour permettre l’accès à l’ensemble de la population et aux gens de la région. »

Les sentiers feront l’objet de patrouilles pour s’assurer du respect des règles. Il pourrait également y avoir distribution de cartes de membre pour y contrôler les allées et venues. La municipalité n’a toutefois pas décidé s’il y aura des frais, puisqu’un certain budget doit être dégagé pour l’entretien des lieux et la patrouille.

Saint-Paul recherche d’ailleurs des subventions pour la création de sentiers et l’achat d’équipements. Les employés des travaux publics travailleront sur le projet, mais une firme d’experts pourrait être engagée pour que tout se fasse dans les règles de l’art.