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Le Roi de la fraise est une entreprise familiale fondée en 1967 par les parents de Gino Maynard (à droite). Sa fille, Johannie Maynard, et son petit-fils, Liam, se préparent à prendre éventuellement la relève.
Le Roi de la fraise est une entreprise familiale fondée en 1967 par les parents de Gino Maynard (à droite). Sa fille, Johannie Maynard, et son petit-fils, Liam, se préparent à prendre éventuellement la relève.

Un été achalandé en vue pour le Roi de la fraise

Nicolas Bourcier
Nicolas Bourcier
La Voix de l'Est
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Après un été 2020 plutôt fou, les propriétaires de la ferme le Roi de la fraise, située dans le petit rang Saint-Charles à Saint-Paul-d’Abbotsford, au pied du mont Yamaska depuis 1967, s’attendent à une saison chaude tout aussi achalandée.

« On a commencé la semaine passée et on se serait cru un 24 juin à tous les jours », lance Johannie Maynard, qui est la troisième génération à travailler sur la terre familiale, en entrevue avec La Voix de l’Est, deux jours avant la Fête nationale. L’an passé, toutes les fraises réservées pour l’autocueillette, sur les sept acres disponibles, avaient été choisies par les visiteurs.

Une partie de la production est disponible en autocueillette, tandis que l’autre est vendue dans des kiosques sur la ferme et ailleurs dans la région. Depuis une dizaine d’années, des framboises, des tomates et des pommes sont aussi disponibles en autocueillette durant l’été.

À l’automne, les courges et les citrouilles s’ajoutent à l’offre des produits que les visiteurs peuvent cueillir eux-mêmes, pour le plus grand plaisir des propriétaires.

L’engouement pour l’autocueillette est aussi fort cette année qu’il l’a été l’an passé.

« Lorsque vient le temps de l’automne, pour les citrouilles et les courges, l’ambiance est vraiment familiale. On fait des tours de tracteurs, on a le labyrinthe de maïs. C’est vraiment agréable, tout le monde est de bonne humeur, c’est ma saison préférée », affirme Johannie, qui ajoute qu’elle adore montrer aux enfants en sortie scolaire d’où proviennent les aliments qu’ils mangent.

Durant ces trois semaines d’automne, deux à trois camions remplis de courges, de citrouilles et d’autres produits thématiques partent en direction de nos voisins étasuniens chaque jour.

Les propriétaires recommandent d’appeler avant pour s’assurer de la disponibilité pour l’autocueillette et afin de réserver pour les visites guidées.

Le Roi de la fraise a été fondé en 1967 par les parents de Gino Maynard, le propriétaire actuel. À cette époque, la production laitière complétait l’offre de petits fruits.

Une histoire de famille depuis 1967

Le Roi de la fraise a été fondé en 1967 par les parents de Gino Maynard, le propriétaire actuel. À cette époque, la production laitière complétait l’offre de petits fruits.

Gino et sa conjointe Josée Larose ont repris l’entreprise familiale en 1991 et la ferme s’est diversifiée. Aujourd’hui, on y retrouve aussi, entre autres, des framboises, du maïs sucré, des tomates, de l’ail, des pommes, du melon d’eau et des concombres.

Parmi ses enfants, seule Johanie a signalé de l’intérêt pour reprendre l’entreprise familiale. « J’ai toujours travaillé sur la ferme et dans les années futures ça va être mon tour de reprendre ça », indique Johannie, sûre que son petit Liam lui succèdera.

Défis

Comme plusieurs autres producteurs maraîchers, le Roi de la fraise fait face à des défis qui touchent la main-d’œuvre et les conditions météorologiques.

Les travailleurs étrangers temporaires (TET) qui aident les Maynard reviennent année après année, si bien qu’ils font presque partie de la famille.

« Il y en a un que ça fait 18 ans qu’il est avec nous. J’avais 12-13 ans quand il est arrivé », relate Johanie, précisant que les soupers pizzas et les parties de basketball sont chose commune chez le Roi de la fraise. « On veut qu’ils se sentent appréciés. Ils sont importants », ajoute-t-elle.

Ils comptent habituellement sur une dizaine de TET pour les épauler dans les tâches à accomplir, mais ont dû miser sur une équipe réduite à six employés en raison des délais de quarantaine imposés par le gouvernement.

Il faut dire aussi que dame Nature n’est pas trop coopérative cette année. Entre le gel tardif qui a duré trois nuits et le temps sec, la croissance des fruits a été affectée un brin, malgré l’efficacité du système d’irrigation. Les précipitations des dernières semaines sont arrivées à point, puisque les réserves d’eau sur place commençaient à se faire rares.

Rien n’empêchera toutefois le Roi de la fraise d’accueillir les nombreux amateurs de produits locaux qui se présenteront cette année.