Saint-Césaire devrait présenter cette année une demande à la CPTAQ pour ajouter de nouveaux terrains résidentiels dans deux secteurs, souligne la directrice générale de la Ville, Isabelle François.

Vers des projets rassembleurs

Saint-Césaire continue à plancher sur son futur développement urbain. La Ville devrait présenter cette année une demande à la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) pour ajouter de nouveaux terrains résidentiels dans deux secteurs, celui de la rue Girard et du bassin Choinière.

« Ça avance lentement, mais on préfère prendre le temps de planifier adéquatement et de mettre tous les morceaux en place pour présenter un dossier qui soit le plus rassembleur possible pour tous les intervenants. Il peut y avoir des sensibilités. On veut faire les choses de la bonne façon », relève la directrice générale et greffière de la municipalité, Isabelle François.

Ce n’est pas d’hier que ce projet chemine dans l’appareil municipal. Le dossier était déjà en élaboration l’an dernier. Plusieurs rencontres informelles ont été réalisées avec les différents intervenants afin de pouvoir présenter un dossier argumentaire solide à la CPTAQ. Ce qui devrait être fait dans la première moitié de l’année, fait valoir Mme François.

Des intervenants de l’UPA, entre autres, ont été rencontrés, alors que les terres visées pour le futur développement urbain présentent un bon potentiel agricole, à l’image des terres de la région. « De leur côté, ils (les représentants de l’UPA) nous ont fait part de certaines remarques. On a échangé à cet effet-là. Il y a des confrontations de points de vue. Mais il y a un échange qui est tout à fait ouvert des deux parties », affirme la directrice générale de la Ville.

Il est ainsi projeté de construire des maisons au bout de la rue Girard. Le secteur visé a une superficie d’environ deux hectares et pourrait permettre l’ajout d’un maximum de dix terrains. Le bassin Choinière, situé dans le secteur du chemin Saint-François et du rang Double, a pour sa part une superficie d’environ 15 hectares. Il pourrait accueillir, à terme, jusqu’à 300 résidences unifamiliales, bifamiliales et multifamiliales, détaille Isabelle François.

Pression

La directrice générale souligne que les deux emplacements ciblés pour le développement de la Ville présentent la « logique la plus cohérente en mitigeant le plus possible les impacts sur la municipalité ».

Il reste actuellement moins de dix terrains à développer actuellement à Saint-Césaire, calcule Mme François. « Depuis deux ans, les efforts se font dans la requalification de secteurs pour permettre d’augmenter le nombre de logements à l’hectare. (...) On est dans un pôle dynamique entre Montréal et Granby. La pénurie de terrains se fait sentir », dit-elle.

Le schéma d’aménagement et de développement révisé de la MRC de Rouville prévoit un important accroissement des ménages à Saint-Césaire. Alors que la Ville en comptait 2371, selon le recensement 2011 de Statistique Canada, elle devrait en accueillir 508 nouveaux d’ici 2031, selon les estimations.

Saint-Césaire compte actuellement quelque 5900 résidants.

Pour l’heure, aucun promoteur n’a encore été identifié pour les potentiels développements résidentiels. Même si le dossier est déposé à la CPTAQ cette année, cela pourrait prendre des mois avant qu’une conclusion soit apportée, alors que ce type de démarches est généralement long, souligne Isabelle François.