Les projets ne manquent pas du côté du Centre d’action bénévole de Saint-Césaire, affirme Karine Tremblay, directrice générale de l’organisme.

Vent de nouveautés au CAB de Saint-Césaire

Jongler avec des budgets restreints est souvent le quotidien des organismes communautaires. Quand il devient nécessaire d’effectuer des travaux majeurs, l’aide financière est non seulement bien accueillie, mais primordiale. Parlez-en au Centre d’action bénévole de Saint-Césaire où les ouvriers se succéderont prochainement pour réaliser d’importants travaux de rénovation.

La toiture qui coule sera bientôt de l’histoire ancienne. Les portes de garage, elles, ont récemment été isolées pour chasser le froid hivernal et la chaleur estivale. Aussi, l’éclairage a été revu partout dans la bâtisse.

Tous ces projets ont été réalisés — ou sont sur le point de l’être — grâce à une subvention de 25 000 $ du programme fédéral Nouveaux horizons pour les aînés que le Centre d’action bénévole (CAB) a reçue en février.

Plus de 200 000 $ en subventions ont été partagés entre 12 organismes établis dans sept municipalités de la circonscription de Shefford.

«On a de belles ressources humaines, mais au niveau financier, c’est très difficile. C’est donc très bien accueilli. Sans ça, on ne pourrait pas se permettre de faire ces rénovations», fait savoir Karine Tremblay, directrice générale du CAB de Saint-Césaire.

Le coup de pouce financier permettra également l’aménagement d’un bureau de supervision au centre de tri de la friperie La Fouinerie. «Ce bureau-là va servir aux bénévoles qui veulent faire de la recherche sur Internet pour, par exemple, trouver la valeur des antiqutés que l’on reçoit», explique Mme Tremblay.

Un volet jeunesse sera également développé du côté de la friperie. Afin d’accueillir les jeunes à l’extérieur des heures de classe, le CAB doit se tourner vers des bénévoles pour les accompagner. Le bureau de supervision leur sera ainsi utile. «Qu’un bénévole responsable plus âgé supervise de jeunes bénévoles, ça amène de belles relations intergénérationnelles», estime la directrice générale.

La Fouinerie, pierre angulaire
Les activités de la friperie représentent la principale source de revenus du CAB de Saint-Césaire. «Sans elle, on ne pourrait pas donner autant de services, affirme Karine Tremblay. C’est tout un bailleur de fonds. C’est un revenu important. La friperie est ouverte à tous, pas seulement aux gens dans le besoin. Si tu n’es pas dans le besoin, tu viens acheter à la friperie et ça aide à offrir des services.»

En plus des vêtements, chaussures, articles de cuisine, jouets, meubles, articles de sports et autres accessoires vendus là-bas, des guenilles sont taillées dans les vêtements inutilisables et sont vendues à diverses entreprises de Saint-Césaire.


« La friperie est ouverte à tous, pas seulement aux gens dans le besoin. »
Karine Tremblay

La friperie possède également un bon inventaire de costumes. Elle veut d’ailleurs développer un marché et en faire la location à l’année plutôt que seulement à l’Halloween.

La Fouinerie est non seulement une source importante de revenus, mais elle a également une mission de réinsertion au travail. Elle accueille notamment des personnes qui doivent réaliser des travaux communautaires ou compensatoires. Elle reçoit ainsi des subventions salariales pour l’embauche de personnes ayant un handicap physique ou intellectuel et des gens en réorientation de carrière, énumère Mme Tremblay.

Au total, 267 bénévoles s’impliquent au CAB, notamment du côté de la friperie.

Des projets plein les cartons
Le CAB, en plus de dispenser différents services qui ont aidé 515 personnes au cours de la dernière année, a plusieurs idées et projets en tête. Le premier: celui d’un jardin collectif.

Des employés de l’entreprise Bonduelle ont d’ailleurs construit des boîtes de jardinage. Celles-ci occupent déjà le terrain de l’organisme.

«Ces légumes servent à l’aide alimentaire et aux cuisines collectives, car on reçoit peu de denrées périssables», indique Mme Tremblay.

Dès ce printemps, les jardins pourraient avoir une nouvelle vocation.

«On veut grossir le terrain et on aimerait former un comité pour que ça devienne plus un jardin collectif. Les gens qui n’ont pas de terrain pourront l’utiliser. Ça serait vraiment un jardin accessible à ceux qui veulent donner de leur temps», précise la directrice générale.

Une demande de subvention a été formulée afin de clôturer l’endroit, acquérir des jeux pour les enfants et, du coup, attirer les jeunes familles.

Grâce à une subvention du programme Nouveaux Horizons reçue l’année dernière, le CAB a rénové ses cuisines.

Les installations pourraient éventuellement permettre de rapatrier le service de popote roulante, dont la préparation des repas est actuellement assurée par le centre d’hébergement Val-Joli, explique Mme Tremblay.

Avec tous ces projets, impossible pour le CAB de chômer!