La commission scolaire des Hautes-Rivières offre «un super soutien pour un projet unique et innovateur», se réjouit le directeur de l’école secondaire Paul-Germain-Ostiguy, Serge Gobat, à propos du programme Langues et multimédia.

Un programme qui fait ses preuves

L’implantation du programme Langues et multimédia, en 2015, a changé la donne à Paul-Germain-Ostiguy (PGO). D’une école secondaire accusant une baisse de fréquentation, elle doit maintenant composer avec la croissance.

«Il y a eu une baisse pendant 12 ans et, depuis deux ans, on est sur une pente ascendante», indique le directeur Serge Gobat. L’établissement de l’avenue Saint-Paul accueille présentement près de 550 élèves, en hausse d’une cinquantaine comparativement à l’année scolaire précédente.

Une augmentation que M. Gobat attribue au nouveau programme — qui s’est ajouté aux profils Exploration, Sport et Exploration personnalisée et sociale — et au «renouveau» de PGO. «Le programme a fait ses preuves», dit-il.

Langues et multimédia, qui combine une utilisation accrue de l’informatique et davantage de cours de langue, a été instauré afin de concurrencer l’école privée. Les élèves participent à des activités pédagogiques supplémentaires et sont tous équipés d’un ordinateur portable financé essentiellement par la commission scolaire des Hautes-Rivières.


« Ce ne sont pas toutes les commissions scolaires qui auraient appuyé ça. On a un super soutien pour un projet unique et innovateur. »
Serge Gobat
« On sait qu’on a une offre de service de qualité et une école propre, bien entretenue et à échelle humaine », insiste le directeur de PGO.

Financement
Les thèmes de l’entraide, des sciences, de l’environnement et de la culture sont aussi mis de l’avant et les frais d’inscription se limitent à 250 $ par an. La question du financement est d’ailleurs toujours une préoccupation, puisque la sollicitation des entreprises locales n’est plus envisagée.

«On ne pense pas que ce soit la meilleure des solutions», dit M. Gobat, soulignant que les commerçants sont déjà très en demande. Des discussions sont en cours avec les municipalités des environs. Pour l’instant, la commission scolaire soutient le programme.

Un appui indéfectible que M. Gobat ne manque pas de souligner. «Ce ne sont pas toutes les commissions scolaires qui auraient appuyé ça. On a un super soutien pour un projet unique et innovateur.» Non élitiste, aussi, puisque les notes obtenues au primaire ne font plus partie des prérequis pour sélectionner les élèves.

«C’est un profil d’élève qu’on cherche, explique le directeur. Des jeunes qui aiment les technologies de l’information et de la communication, ainsi que le travail d’équipe. Ils doivent remplir un questionnaire motivationnel et on parle à leur enseignante. Côté notes, on demande seulement à ce qu’ils soient en réussite à la fin de leur 6e année.»

Critiques
Divisés en cinq groupes, quelque 140 élèves font présentement partie du programme, qui cesse en troisième secondaire pour des raisons d’espace et d’argent. Deux autres groupes prendront le relais en 2018-2019.

Bref, un succès qui permet à Serge Gobat de faire taire les détracteurs de PGO qui ont récemment qualifié l’établissement de «vieillissant» et qui doit se repenser. «On a des infrastructures très modernes», dit-il en ouvrant à La Voix de l’Est les portes des locaux du programme Langues et multimédia, dotés de trois tableaux interactifs, ainsi que le nouveau laboratoire informatique, la salle de musique lumineuse et la palestre coussinée dédiée à la lutte.

Il n’hésite pas non plus à louanger ses employés, composés de vétérans et de recrues «qui se contaminent positivement». «On sait qu’on a une offre de service de qualité et une école propre, bien entretenue et à échelle humaine», insiste-t-il.