Chantal Brodeur est responsable des activités aquatiques à la Ville de Saint-Césaire.

Un programme pour nager comme un poisson

Grâce à un partenariat entre la Ville de Saint-Césaire, l’école primaire Saint-Vincent et la Société de sauvetage du Québec, plus de 175 élèves de la 3e à la 5e année apprennent ces temps-ci à nager. Le tout pourrait leur sauver la vie s’ils se trouvent un jour à risque de noyade.

Nager pour survivre est un programme offert par la Société de sauvetage du Québec. Il vise à sensibiliser les enfants de huit ans et plus à la sécurité nautique et à les doter de techniques de natation leur permettant de se sortir d’une situation délicate si jamais ils chutent accidentellement dans l’eau.

L’an dernier, l’organisme s’était vu octroyer une subvention de 900 000 $ sur trois ans afin de former 36 000 enfants à travers les écoles, les camps de jour et d’autres organismes.

À l’école Saint-Vincent, 63 élèves de troisième année, 46 de quatrième et 68 de cinquième sont inscrits à Nager pour survivre, précise Chantal Brodeur, responsable des activités aquatiques à la Ville de Saint-Césaire.

Afin que l’activité soit offerte à coût nul pour l’école, la municipalité donne accès gratuitement à sa piscine aux groupes-classes, le jeudi. Une aide financière de la Société de sauvetage permet de payer le salaire des sauveteurs qui supervisent le déroulement de la formation, qu’ils sont habiletés à prodiguer. À Saint-Césaire, toutefois, ce sont les professeurs d’éducation physique, Valérie et Marc, qui se chargent de la dispenser.

Trois techniques
Trois techniques sont enseignées aux élèves au cours de leurs trois heures de formation, divisées en deux périodes d’une heure et demie. Les enfants apprennent à entrer dans l’eau en effectuant une roulade, pour savoir comment s’orienter dans l’eau après une chute inattendue. Ils doivent ensuite nager sur place pendant une minute, le tout pour leur permettre, en cas de danger, de se maintenir à la surface assez longtemps pour repérer un endroit sécuritaire. Enfin, ils apprennent à nager sur une distance de 50 mètres pour atteindre cet endroit.

«C’est important de sensibiliser les jeunes et leurs parents. Il faut savoir nager pour pouvoir se sortir d’une situation délicate. On imagine un enfant qui va en bateau ou qui joue près de l’eau et qui tombe. Savoir comment réagir peut faire toute la différence», explique la responsable.

En outre, moins d’enfants qu’on ne le croit savent suffisamment bien nager pour se débrouiller dans l’eau. «Étonnamment, ce n’est pas tout le monde qui est à l’aise dans l’eau, ajoute Mme Brodeur. Plusieurs mélangent nager et se baigner. On est heureux que nos jeunes aient la chance de faire ce cours-là et d’être sensibilisés. Du même coup, ça permet à certains de découvrir la piscine.»

Les cours ont débuté avec l’arrivée du mois d’avril, et se poursuivront jusqu’en mai. En tout, 38 heures seront nécessaires pour former tous les élèves inscrits.

Au terme de la formation, l’élève recevra un certificat attestant de sa réussite. En cas d’échec, il sera recommandé aux parents de l’inscrire à un cours de natation. Dans les années à venir, on souhaite que tous les élèves qui entrent en troisième année suivent systématiquement la formation, indique
Mme Brodeur.