La policière Joyce Campbell fait partie du quotidien des jeunes et des intervenants de l’école secondaire de Saint-Césaire.

Présente pour tous

Chaque jour, l’agente Joyce Campbell enfile son uniforme de la Sûreté du Québec pour se rendre à son quart de travail qui ne se déroule ni à bord d’une voiture de patrouille ni au poste de police. Son lieu de travail, c’est un établissement scolaire, plus précisément l’école secondaire Paul-Germain-Ostiguy de Saint-Césaire. Là-bas, elle collabore avec les intervenants et offre soutien et conseils aux jeunes.

« À la base, c’est d’être disponible pour les intervenants scolaires, résume l’agente qui est policière intervenante en milieu scolaire, communément appelée PIMS. Je travaille beaucoup avec les techniciens en éducation spécialisée et les psychoéducatrices. C’est eux qui sont à l’avant-plan. Quand il y a des problèmes, c’est eux que les jeunes vont voir. En étant proche des intervenants, ils viennent me rencontrer avec les jeunes. »

Sa présence à la polyvalente, à raison de trois demi-journées par semaine, ne passe pas inaperçue. Tous les élèves — ils sont environ 600 — la connaissent. Elle se rend d’ailleurs toujours à l’école à bord d’une voiture identifiée aux couleurs de la SQ.

« Au début, les jeunes étaient curieux de savoir pourquoi elle était là. On les a bien informés. Maintenant, ils savent qu’elle fait partie du quotidien, explique Serge Gobat, directeur de l’école P.-G.-Ostiguy. Quand les élèves ont des questions en lien avec son travail ou s’ils vivent une situation à l’école ou même à l’extérieur, ils peuvent la consulter, s’asseoir avec elle. Ça les sécurise. Elle agit un peu comme une conseillère. »

La présence d’une voiture de patrouille devant l’école a suscité quelques craintes, notamment chez certains parents. « Des parents étaient inquiets. Ils se demandaient pourquoi ils voyaient souvent la voiture de la Sûreté du Québec, raconte M. Gobat. On voulait avoir une présence policière pour que les jeunes puissent créer un lien et que, s’ils en sentent le besoin, qu’ils communiquent avec elle. »

Prévention

La présence de l’agente Campbell dans l’école fait toute une différence. « Le lien avec les élèves se crée, donc la confiance est là. Il y a des jeunes qui viennent me voir et qui, normalement, n’iraient peut-être pas voir la police. Quand je suis à l’école, je dîne avec eux. Le rapprochement se fait là aussi », dit-elle.

Une diminution des saisies de stupéfiants ou autres substances interdites a été observée depuis que le service de police assure une présence dans l’école.

« Il y a quatre ans, quand on faisait des fouilles, une sur deux était positive. Maintenant, c’est une sur cinq. Il y a une belle amélioration», affirme M. Gobat.

La prévention occupe une grande partie du travail de la policière. Durant l’année, elle présente différentes conférences en fonction du niveau d’étude des jeunes. La cybersécurité, la pornographie juvénile, la violence conjugale, la conduite avec les capacités affaiblies par la drogue ou l’alcool et les bals de finissants figurent parmi les thèmes abordés.

Chaque début d’année scolaire est l’occasion pour l’agente Campbell de rencontrer la direction de l’établissement d’enseignement pour connaître ses besoins et ses attentes. 

« Si l’école était hyper répressive, mais que moi je souhaitais être hyper préventive, ça ne marcherait pas. On regarde ensemble comment ils voient ça et à quoi ils s’attendent de moi. De mon côté, je leur dis ce que je peux leur offrir », explique celle qui cumule 17 ans de service.

La policière a également le mandat d’intervenir lorsqu’une situation problématique lui est rapportée.

« Quand il y a des problématiques précises dans un groupe, de l’intimidation par exemple, je vais y aller et faire de la prévention. »

« Je suis une personne très répressive sur la route, mais je peux être hyper communautaire et préventive. Je vois la différence de faire cette prévention-là, poursuit-elle. Je vois qu’il y a un changement de comportement chez certaines personnes. La répression, je la fais quand c’est nécessaire. Quand on est capables d’utiliser des moyens différents, on le fait aussi. »

Celle qui est aussi maman de quatre enfants estime avoir une belle proximité avec les élèves, ce qui peut faciliter certaines interventions. Même chose avec leurs parents.

« En étant proche des jeunes, je suis capable de savoir c’est qui ce jeune-là, comment il est, qu’est-ce qu’il vit, qui est sa famille et adapter mon intervention selon l’individu. Ça fait toute une différence, affirme l’agente Campbell. Comme maman, je vois les services offerts à l’école et leur limite. Quand je parle à un parent, je suis capable de me mettre à sa place. Je vois les deux côtés de la médaille. »

Pendant les vacances estivales, la policière est affectée à la patrouille, mais elle n’est jamais bien loin des jeunes.

« Je vais patrouiller davantage où ils se tiennent, notamment dans les maisons de jeunes », dit-elle.

LA VOIX DE SAINT-CÉSAIRE

Un projet d'aréna par et pour les citoyens

Les efforts pour doter à nouveau Saint-Césaire d’un aréna municipal ne s’essoufflent pas. Quatre mois et demi après son lancement, la campagne de mobilisation Mon Aréna a permis d’amasser tout plus de la moitié de son objectif fixé à un million de dollars. Retour sur la naissance d’un mouvement citoyen.

«Ça se passe bien, beaucoup de chemin a été fait en deux ans, souligne Sylvain Létourneau, co-porte-parole du comité citoyen de relance. Nous sommes confiants d’atteindre notre objectif, voire de le dépasser, mais pour cela, il faut que tout le monde y mette du sien.»

LA VOIX DE SAINT-CÉSAIRE

Bientôt 200 ans bien sonnés

Si Rome ne s’est pas faite en un jour, Saint-Césaire a également, à sa mesure, un passé et une architecture qui méritent d’être mis en lumière. Saviez-vous, par exemple, que le chef des Patriotes, Louis-Joseph Papineau, avait fui les Anglais et gagné les États-Unis depuis Saint-Césaire, en canot? La Société d’histoire et de généalogie des Quatre Lieux (SHGQL) et la Ville proposent un circuit patrimonial dans le Vieux Saint-Césaire, où 12 tableaux explicatifs lèveront le voile sur des endroits et des moments marquants de l’histoire de cette municipalité.

De concert avec la Ville, la SHGQL souhaite ainsi souligner le bicentenaire de Saint-Césaire. La municipalité soufflera ses 200 bougies en 2022. «Le projet a été accepté avec enthousiasme», indique Gilles Bachand, président de la société d’histoire. Le projet a été présenté aux élus en 2018.

Les trois premiers panneaux ont été produits ces derniers mois et n’attendent plus qu’à être installés. L’un se trouvera au pied de la statue du curé Joseph-André Provençal et un autre devant l’ancien couvent. Le dernier portera sur le collège de Saint-Césaire, aujourd’hui transformé en résidence pour personnes âgées. Trois autres panneaux devraient être produits cette année.

LA VOIX DE SAINT-CÉSAIRE

Un plan d'action pour 2020

La Ville de Saint-Césaire veut dynamiser le parc de sa halte routière. Un plan d’action est en préparation et proposera des mesures pour verdir l’endroit et protéger les berges du cours d’eau Soulanges qui traverse les lieux, en y aménageant des bandes riveraines pour réduire l’érosion.

Pour concevoir ce plan d’action, plusieurs idées suggérées par les citoyens lors d’un atelier de réflexion organisé le 11 mars dernier seront retenues, explique Isabelle François, directrice générale de la Ville. Une douzaine de personnes ont répondu à l’invitation de la municipalité. « C’était des citoyens qui avaient une sensibilité pour la protection du cours d’eau et qui étaient bien informés des enjeux environnementaux. Ç’a été une belle rencontre », dit-elle.

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Vers des projets rassembleurs

Saint-Césaire continue à plancher sur son futur développement urbain. La Ville devrait présenter cette année une demande à la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) pour ajouter de nouveaux terrains résidentiels dans deux secteurs, celui de la rue Girard et du bassin Choinière.

« Ça avance lentement, mais on préfère prendre le temps de planifier adéquatement et de mettre tous les morceaux en place pour présenter un dossier qui soit le plus rassembleur possible pour tous les intervenants. Il peut y avoir des sensibilités. On veut faire les choses de la bonne façon », relève la directrice générale et greffière de la municipalité, Isabelle François.

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Trente ans à redonner à la communauté

Cette année, l’omnium annuel de golf organisé par la municipalité de Saint-Césaire célébrera ses 30 ans d’existence. Tout autant d’années où, le temps d’une partie amicale, on finance également des projets mobilisateurs au sein de la communauté.

En trois décennies, ce sont plus de 180 000 $ qui ont été récoltés lors de ce rendez-vous annuel d’élus, de citoyens et de membres de la communauté d’affaires sur les verts du seul terrain de golf de la municipalité, dont l’ouverture coïncide avec l’événement.

De ce montant, plus de 150 000 $ ont été remis en dons ou versés sous forme d’aide financière à divers organismes de la localité. À elle seule, l’école secondaire Paul-Germain-Ostiguy a touché près de 23 000 $ depuis 2010 afin de financer des petits-déjeuners offerts aux élèves.

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Entre ciel et terre

Si l’envie vous prend de faire un exercice qui ménage vos articulations tout en vous faisant sentir comme Tom Cruise dans Mission : impossible, ne cherchez plus ! Le Complexe sportif de Saint-Césaire — et nulle part ailleurs dans l’est de la Montérégie — offre désormais le Bungee Fitness.

Malgré son nom, aucune chute vertigineuse n’est à prévoir dans cette activité inspirée du cirque et de la danse, les « deux amours » de la prof, Catherine Normandin.

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L’envers du décor du film Vinland

Depuis le 16 mars et jusqu’au 17 avril, l’ancien couvent des Sœurs de la Présentation de Marie s’est une fois de plus transformé en plateau de tournage, alors que l’équipe du film Vinland y a installé ses pénates.

Sous les directives du réalisateur Benoît Pilon (Ce qu’il faut pour vivre, Iqaluit), Sébastien Ricard, Rémy Girard, François Papineau et Fabien Cloutier ont enfilé la soutane pour recréer l’ambiance d’un collège de garçons de Charlevoix en 1949.

Car Vinland, c’est l’histoire d’un éducateur progressiste adulé de ses élèves, frère Jean, mais jugé trop dérangeant par ses supérieurs. Voulant à la fois résoudre une énigme historique, motiver ses élèves et empêcher le décrochage d’Émile, un étudiant en difficultés, il entreprend de conduire des fouilles archéologiques visant à prouver l’établissement d’une colonie Viking sur la côte du St-Laurent.

Bénéficiant d’un budget d’un peu plus de 4 M$, le long métrage prendra l’affiche en 2020.

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Bonduelle préserve l’or bleu

Depuis la nuit des temps, l’Homme considère l’eau comme une ressource inépuisable. Le réchauffement climatique change toutefois la donne. Alors que l’or bleu du Québec fait l’envie de bien des pays à travers le globe, des entreprises d’ici tentent de réduire au maximum son utilisation. C’est le cas à l’usine Bonduelle de Saint-Césaire qui, grâce à une série d’initiatives, récupère plus de 30 millions de litres d’eau par année.

L’usine de Bonduelle à Saint-Césaire est spécialisée dans la production d’aliments en conserve. Le processus requiert de hausser la température des contenants à plus de 100 degrés Celsius, afin de stériliser le tout par la chaleur. Or, la production nécessite également un cycle de refroidissement. C’est à cette étape cruciale que l’entreprise consomme de l’eau, beaucoup d’eau en fait. La compagnie s’est penchée sur ce problème, à la fois environnemental et économique.

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L’usine Ballin en constante adaptation

Un double défi s’impose pour l’usine de textile Ballin de Saint-Césaire. En plus de souffrir de la pénurie de main-d’œuvre qui afflige le Québec, les candidatures aux postes de couturières et d’opératrices concernent surtout des femmes, mais la relève manque. Les dirigeants de l’entreprise doivent alors user d’imagination pour attirer de futurs employés. Ils offrent donc de la formation rémunérée à même l’usine.

Les métiers associés au domaine du textile étant de moins en moins convoités, Ballin a modernisé ses machines à coudre industrielles en les automatisant pour exempter les employés à faire certaines tâches plus redondantes. « C’est de plus en plus difficile de trouver des gens qui aiment faire ça. On veut enlever la mauvaise image d’une usine de couture. On est une entreprise syndiquée et les employés ont de bonnes conditions de travail », indique Daniel Langlois, directeur de l’usine de Saint-Césaire.