Le conseiller municipal Denis Chagnon et la directrice générale de Saint-Césaire, Isabelle François.

Parc industriel: le projet toujours dans les cartons

L’idée d’accueillir un parc industriel à Saint-Césaire est dans l’air depuis plus de 20 ans. Si le projet n’est pas encore près de se concrétiser, la Ville n’a pas encore jeté la serviette.

«Le parc industriel, on en parle depuis des années, mais dans les faits, il est encore sur papier», explique le maire suppléant, le conseiller Denis Chagnon.

Ce n’est pas par manque de volonté politique, bien au contraire. Il faut cependant que les conditions gagnantes soient réunies pour que le projet puisse enfin voir le jour.

Déjà, avant même le tournant du millénaire, la perspective d’implanter un parc industriel dans la municipalité plaisait à plusieurs. La décision de la MRC de Rouville d’inscrire deux pôles industriels régionaux sur son territoire — un à Marieville, l’autre à Saint-Césaire — a solidifié le projet d’accueillir des entreprises dans une zone définie.

En 2007, Saint-Césaire avait commandé une étude pour s’assurer que celui-ci était viable. Actuellement, les entreprises sont réparties sur le territoire de la municipalité, mais aussi concentrées le long de la route 112.

Le site convoité depuis le tournant des années 2000 pour accueillir le parc industriel régional est un terrain se trouvant devant le poste électrique d’Hydro-Québec, en bordure de la route 112.

Une demande pour autoriser l’usage industriel sur cette parcelle située en zone agricole avait été initialement déposée par la MRC de Rouville à l’été 2006. Reconnaissant que les espaces voués à des fins industrielles étaient limités sur le territoire de la municipalité, la CPTAQ avait par la suite tranché sur le fait qu’une superficie de 12,4 hectares était suffisante pour répondre aux besoins actuels et futurs du parc industriel.

De cette aire, environ dix hectares sont constructibles en raison de la présence de pylônes électriques, explique-t-on.

Étapes
Étape importante à franchir pour que des entreprises s’installent dans le parc, il faudra que la municipalité devienne propriétaire du lot convoité. Elle devra ensuite desservir l’endroit en eau potable et le doter d’égouts.

Des discussions seront nécessaires avec Hydro-Québec, qui possède une bande de terrain devant le lot en bordure de la route 112, pour négocier un accès au site .

Une fois ces jalons atteints, la municipalité pourra se mettre à la recherche d’entreprises susceptibles de venir s’établir chez elle. «Le conseil municipal devra, à ce moment-là, élaborer une stratégie», révèle Isabelle François, directrice générale à Saint-Césaire.

Des entreprises ont déjà démontré un certain intérêt, souligne-t-elle. «On a reçu des demandes d’information sur les usages qu’il serait possible d’avoir dans notre futur parc, dit-elle. On sent un réel intérêt.»