Rémy Girard, qui interprète le directeur du collège, frère Léon, patiente entre deux prises. C’est la complexité du personnage, qui n’est ni tout blanc ni tout noir dans son orthodoxie, qui l’a poussé à accepter le rôle, a-t-il dit en entrevue avec La Voix de l’Est.

L’envers du décor du film Vinland

Depuis le 16 mars et jusqu’au 17 avril, l’ancien couvent des Sœurs de la Présentation de Marie s’est une fois de plus transformé en plateau de tournage, alors que l’équipe du film Vinland y a installé ses pénates.

Sous les directives du réalisateur Benoît Pilon (Ce qu’il faut pour vivre, Iqaluit), Sébastien Ricard, Rémy Girard, François Papineau et Fabien Cloutier ont enfilé la soutane pour recréer l’ambiance d’un collège de garçons de Charlevoix en 1949.

Car Vinland, c’est l’histoire d’un éducateur progressiste adulé de ses élèves, frère Jean, mais jugé trop dérangeant par ses supérieurs. Voulant à la fois résoudre une énigme historique, motiver ses élèves et empêcher le décrochage d’Émile, un étudiant en difficultés, il entreprend de conduire des fouilles archéologiques visant à prouver l’établissement d’une colonie Viking sur la côte du St-Laurent.

Bénéficiant d’un budget d’un peu plus de 4 M$, le long métrage prendra l’affiche en 2020.

Les figurants n’hésitent pas à revenir en 2019 entre les scènes...
Sébastien Ricard tient le rôle principal du film, celui du frère Jean.
Retouches maquillage pour François Papineau, qui incarne le frère Cyprien. Il s’agit pour le comédien d’un deuxième tournage avec le réalisateur Benoît Pilon, lui qui avait aussi joué dans Iqualuit.
La scène à laquelle a pu assister La Voix de l’Est, le 27 mars dernier, était tournée dans la salle St-Ignace du Centre Saint-Benoît. Y participaient une cinquantaine de figurants pour recréer l’ambiance d’une journée porte ouverte, durant laquelle les élèves du collège présentaient différents artefacts vikings.
Rémy Girard en pleine discussion avec le réalisateur, Benoît Pilon.
Le réalisateur Benoît Pilon (à droite) donne des instructions à son caméraman, sous le regard de François Papineau. «Je veux une approche très contemporaine dans ma photographie. Quelque chose de très lumineux, pas sombre comme on est trop habitué d’en voir dans les films d’époque», a-t-il dit en entrevue.