Après la course, des tronçons totalisant une vingtaine kilomètres devraient être nettoyés par les participants.

Le plogging: une tendance en développement

Courir en ramassant des déchets jetés dans la nature, voilà le concept derrière le «plogging» ou «course aux déchets» qui pourrait bien devenir la nouvelle tendance sportive de l’année. C’est du moins ce que croit Julie-Reine Larochelle qui organise un événement de la sorte la semaine prochaine à Saint-Césaire.

L’organisatrice a répondu à l’appelle de l’Association Zéro Déchet qui invite les Québécois à pratiquer le plogging le 22 avril prochain, Jour de la Terre. Né d’une combinaison entre le mot suédois plocka upp, qui signifie «ramasser» et de jogging, le plogging a pris racine dans les pays scandinaves avant de s’étendre à l’Europe et à l’Amérique. Au Québec, en plus de celle de Saint-Césaire, plusieurs courses auront lieu simultanémentt à Montréal, Rimouski, Sherbrooke et en Mauricie.

Excellent pour la santé
Bénéfique pour l’environnement et pour la communauté, le plogging est également un excellent moyen de se maintenir en forme. «Tu cours, tu fais des squats par intervalle, ça fait travailler tous les muscles du corps. C’est excellent pour la santé», s’enthousiasme l’organisatrice, Julie-Reine Larochelle.

«Je vois ça vraiment grand dans ma tête et j’aimerais que la Ville se mobilise». Un soutien logistique serait d’ailleurs souhaité. Par exemple, un camion pourrait servir à transporter les rebus ramassés, ce qui éviterait aux participants de courir avec leurs sacs de déchets.

La coach de course à pied Caroline Leblanc sera sur place pour donner quelques trucs et pour animer l’activité. En attendant, elle a pour tâche de planifier les trajets à parcourir et diviser les participants selon leur endurance physique. Bien que les plans ne soient pas encore définitifs, la coureuse a en tête trois parcours «de 4, 6 et 8 km» réalisables en une heure. Les gens qui le désirent pourront également participer en marchant. Au total, c’est près d’une vingtaine de kilomètres qui devraient être nettoyés lors de l’événement.

Déchets à profusion
Une chose est sûre, ce ne sont pas les déchets qui vont manquer.

«C’est énorme, il y a vraiment des déchets partout!», s’exclame Mme Larochelle, qui s’insurge contre les gens qui gardent le réflexe de se débarrasser de leurs détritus en les jetant dans la nature.

Évidemment, après tant d’efforts, le «fruit» de leur travail ne sera pas tout simplement envoyé au site d’enfouissement. Une bonne partie des déchets sera consignée ou revalorisée. «Par exemple, on peut se servir des bouteilles d’eau pour faire des semis de plantes», affirme-t-elle. Le reste sera trié entre les matières recyclables, compostables et ce qui doit aller au dépotoir. Les deux organisatrices se disent persuadées d’accueillir au moins une trentaine de participants. Le départ aura lieu à 10h, dans le stationnement de la piste cyclable de Saint-Césaire.