Un terrain agricole de 15 hectares le long du chemin Saint-François et du rang Double serait un endroit propice pour accueillir un projet résidentiel, pense le conseil municipal de Saint-Césaire.

Développement urbain: la Ville planche sur divers scénarios

La municipalité de Saint-Césaire jette les bases de son futur développement urbain. Elle entend accroître son offre de terrains résidentiels et densifier des quartiers existants.

«Il faut créer des opportunités pour augmenter les constructions. Ça prend une offre de terrains pour intéresser les promoteurs à lancer des projets», soutient Denis Chagnon, le conseiller municipal responsable des dossiers d’urbanisme.

Le conseil municipal s’engage dans cette voie. Il lorgne un champ agricole d’environ 15 hectares bordant le chemin Saint-François et le rang Double. Un mandat a été accordé en mars dernier à la firme BC2 pour préparer une demande à la Commission de protection du territoire agricole du Québec pour que le terrain passe de la zone agricole au périmètre d’urbanisation de la municipalité.

Le territoire urbain est passé au peigne fin pour dénicher des terrains où des maisons pourraient être construites.

Des démarches seront aussi entreprises auprès de la CPTAQ pour obtenir l’autorisation de construire des maisons au bout de la rue Girard, dans le secteur nord-est de son périmètre d’urbanisation. Le terrain concerné, d’une superficie de 1,8 hectare, a déjà été loti, mais le feu vert de la Commission doit être obtenu pour aller de l’avant.

L’an dernier, 13 nouvelles unités de logement ont été construites dans le secteur urbain de Saint-Césaire. Les possibilités d’ajouter au parc immobilier résidentiel sont limitées; les terrains vacants en zone blanche se font rares. On en compte environ une vingtaine éparpillée à travers la ville, signale Jonathan Massicotte, conseiller en urbanisme à la Ville de Saint-Césaire. D’où les démarches lancées pour trouver des terrains propices à la construction résidentielle, explique-t-il. «On doit planifier à l’avance. Un bon deux ans», indique-t-il.

Dans les deux secteurs, les réseaux d’aqueduc et d’égout sont capables de desservir de nouvelles maisons, assure Isabelle François, directrice générale de la Ville. «Nos réseaux ont cette capacité. Il n’y aucun problème», dit-elle.

Densifier le cadre bâti
L’ajout de terrains en zone blanche n’est pas la seule option sur laquelle travaille le service d’urbanisme de la Ville. Le territoire urbain est passé au peigne fin pour dénicher des terrains où des maisons pourraient être construites. M. Massicotte donne l’exemple de la rue Leclaire. Les maisons qui s’y trouvent ont été érigées sur de très grands terrains pour prévoir l’aménagement de fosses septiques et de champs d’épuration. Toutefois, les réseaux d’aqueduc et d’égout ont depuis été prolongés sur cette rue. Il serait possible aux propriétaires des terrains de les subdiviser, indique-t-il, permettant ainsi de construire d’autres maisons.

Les perspectives démographiques pour Saint-Césaire, établies en 2016 par l’Institut de la statistique du Québec, font état d’une augmentation de sa population de 508 ménages en 2031. Statistique Canada établissait la population de la municipalité à 5 877 habitants en 2016. Elle pourrait atteindre près de 7 000 habitants dans 13 ans.

La Ville doit se préparer, plaide Isabelle François. «On se trouve dans la troisième couronne de Montréal, illustre-t-elle. On sait que plusieurs personnes vont y déménager. On veut être une ville attirante pour les gens qui cherchent un endroit où venir vivre.»