Avec les enseignants d’éducation physique Valérie Halde et Marc Gagnon, le sport occupe désormais une place importante à l’école Saint-Vincent.

Des jeunes qui déplacent de l’air

L’école primaire Saint-Vincent est au cœur d’une petite révolution. L’activité sportive y occupe plus que jamais une place importante. Résultat: les événements et tournois sportifs étudiants comptent désormais de nombreux porte-couleurs des Ouragans de Saint-Vincent.

La liste des compétitions auxquelles ont pris part les Ouragans depuis le début de l’année scolaire a d’ailleurs de quoi impressionner.

Les jeunes sportifs, composés principalement d’élèves de la troisième à la sixième année, ont participé à trois tournois de mini-basket (86 élèves), deux tournois de mini-volley (28 élèves) et trois autres de mini-handball (84 élèves). Une centaine de jeunes a aussi été vue à l’œuvre lors de deux cross-country. Un autre groupe se prépare pour un tournoi de hockey cosom, tandis que près de 85 élèves s’entraînent plutôt pour le triathlon-duathlon prévu en mai à Saint-Jean-sur-Richelieu, souligne l’enseignante d’éducation physique, Valérie Halde.

Saint-Vincent a commencé à participer à ces événements l’an dernier, mais le sport étudiant est solidement enraciné au sein de la commission scolaire des Hautes-Rivières depuis un bon moment, fait-elle valoir. C’est donc principalement sur le territoire de la commission scolaire que ces compétitions se déroulent.

«Mes enfants sont en deuxième et quatrième année. Dans leur école primaire respective, la tradition est bien implantée. Ils ne parlent que de ça à la maison. Je me suis dit qu’on ne pouvait pas passer à côté de ça ici. Saint-Vincent a embarqué. On a fait faire de nouveaux chandails, un nouveau logo. On a donné la possibilité aux enfants d’acheter leur propre chandail, de choisir leur numéro», dit l’enseignante.

Engagée
Valérie Halde, épaulée par son collègue Marc Gagnon, a sauté à pieds joints dans l’aventure, même si cela implique que la majorité de ses heures de dîner se passent dans le gymnase avec ses jeunes athlètes afin de les préparer aux différentes compétitions et tournois. Comme ces événements se déroulent souvent la fin de semaine, elle y consacre aussi dix samedis, de façon bénévole, durant l’année scolaire. Elle accepterait d’ailleurs volontiers l’aide de parents qui pourraient lui donner un coup de main.

Au total, 85 élèves s’entraînent pour un triathlon-duathlon prévu en mai à Saint-Jean-sur-Richelieu.

«Je me rends compte que pour participer à toutes ces belles compétitions, si on veut être le moindrement prêts, ça prend de la pratique. Le niveau de jeu est quand même assez relevé», dit-elle.

L’enseignante dévouée affirme y trouver son compte. «Les enfants aiment ça et ils me le rendent bien. J’ai un beau lien de confiance avec eux. Ils sont contents de me voir la fin de semaine et ils voient tout le temps qu’on met là-dedans. Quand ils arrivent au gymnase, dans les cours réguliers, ça se fait quasi automatiquement quand je demande quelque chose», dit-elle tout en se réjouissant de pouvoir compter sur le soutien de la direction.

La directrice de l’école primaire, Chantal Majeau, croit aussi aux vertus du sport. Elle affirme qu’une diminution des «comportements inappropriés», de la violence physique ou verbale, a été observée dans la cour d’école depuis l’an dernier. «Il y a une diminution des conflits, parce que les jeunes sont occupés à jouer aux nouveaux sports qu’ils ont appris. Plus on les occupe, plus c’est profitable. Ça a vraiment un bel impact», dit-elle.

Autres projets
L’école Saint-Vincent veut ainsi surfer sur cette vague, car un projet de réaménagement de la cour extérieure a été élaboré. La recherche de subventions est en cours. «Les jeunes vont avoir plus l’occasion de bouger à l’extérieur. Cet été ou cet automne, on va ajouter un parcours d’hébertisme, une classe extérieure, des ballons poires. On veut ajouter des arbres, des jeux pour les petits, un terrain de basketball», relève Chantal Majeau.

L’école de 500 élèves est également pourvue d’une coop sportive qui prête des équipements et accessoires sportifs aux élèves sur l’heure du midi. Ballons, cloche pied, trottinettes des neiges, buts et bâtons de hockey sont notamment mis à leur disposition, souligne Valérie Halde.

«À l’école, le sport est important, autant pour les garçons que les filles, et on mise là-dessus pour améliorer leur réussite», renchérit la directrice, qui affirme que même les adultes se doivent de bouger. Elle-même a complété un triathlon l’an dernier.

La création des Ouragans a pour effet, croit-elle, d’augmenter le sentiment d’appartenance des jeunes pour leur école. «On fait attention à notre école quand on a un lien. Mais il faut créer ce lien», glisse Chantal Majeau.