Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
L’objectif derrière cette transaction pour la municipalité est de protéger la nappe phréatique qui se trouve sous les terres de la sablière, la principale source en approvisionnement d’eau potable de la communauté. »
L’objectif derrière cette transaction pour la municipalité est de protéger la nappe phréatique qui se trouve sous les terres de la sablière, la principale source en approvisionnement d’eau potable de la communauté. »

Saint-Césaire protège son approvisionnement en eau potable

Marie-Ève Martel
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est
Article réservé aux abonnés
Il est plutôt rare qu’une municipalité se porte acquéreur d’une sablière. C’est pourtant ce qu’a fait Saint-Césaire, il y a quelques semaines à peine, en devenant propriétaire des Sablières du Coteau. Une transaction qui vise à protéger la qualité de l’eau potable dont s’alimentent les citoyens de la municipalité.

Une promesse d’achat a été déposée dans la deuxième moitié de mars, a confirmé le maire Guy Benjamin. Une résolution en ce sens avait été adoptée en séance extraordinaire le 17 mars dernier et, si ce n’est pas déjà fait, la municipalité devrait passer sous peu chez le notaire pour officialiser la transaction avec André Viens, propriétaire de la sablière située sur le chemin Saint-François.

« Ce n’était pas notre intention initiale de l’acheter, mais l’occasion s’est présentée », mentionne l’élu.


« Le conseil n’a pas hésité longtemps. Une contamination majeure de l’eau souterraine aurait des conséquences importantes. »
Isabelle François, directrice générale de Saint-Césaire

« On a appris de M. Viens qu’il souhaitait mettre sa sablière en vente, complète la directrice générale, Isabelle François. À ce moment-là, le conseil s’est interrogé sur les possibles répercussions d’une telle transaction étant donné que nos puits se situent à proximité. »

Une promesse d’achat a été déposée dans la deuxième moitié de mars, a confirmé le maire Guy Benjamin.

Nappe phréatique sous la sablière

L’objectif derrière cette transaction qui peut sembler inusitée pour la municipalité est de protéger la nappe phréatique qui se trouve sous les terres de la sablière, la principale source en approvisionnement d’eau potable de la communauté. « Et déjà, on ne peut pas dire qu’on en a trop », souligne le magistrat, faisant référence aux réserves limitées en eau de la municipalité, qui cherche depuis plusieurs années à trouver une nouvelle source pour pallier les besoins futurs en or bleu.

« On a eu vent qu’il y avait des gens intéressés à exploiter la sablière, notamment en y apportant des voyages de terre, poursuit M. Benjamin. Comme notre eau potable se trouverait en dessous, on craignait qu’un dépôt de terre contaminée puisse rendre notre eau impropre à la consommation. L’achat de la sablière vise simplement à protéger la nappe d’eau. »

« Le conseil n’a pas hésité longtemps, renchérit Mme François. Une contamination majeure de l’eau souterraine aurait des conséquences importantes, alors la solution la plus judicieuse était de protéger la ressource en eau. »

L’entente prévoit une option d’achat sur un autre lot situé à proximité si celui-ci pouvait faire l’objet d’un morcellement, avec l’aval de la Commission de protection du territoire agricole du Québec, de même qu’un boisé situé tout près. À ce moment-là, M. Viens conserverait la partie agricole du lot.

« L’optique c’est vraiment de protéger le tout, on n’a pas l’intention de construire là », précise M. Benjamin, bien qu’un parc pourrait peut-être voir le jour dans ce secteur, « si le prochain conseil municipal le veut », mentionne-t-il.

Pour financer cet achat, qui totalise une dépense de 650 000 $, Saint-Césaire a pigé dans ses surplus accumulés non affectés. La municipalité n’a donc pas eu besoin d’aller en règlement d’emprunt et ne gonflera ainsi aucunement le fardeau fiscal des Césairois.