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Le directeur du Service de protection et de secours civil de la Ville de Saint-Césaire, Étienne Chassé, et la nouvelle préventionniste, Cassandra Harvey-Lamoureux
Le directeur du Service de protection et de secours civil de la Ville de Saint-Césaire, Étienne Chassé, et la nouvelle préventionniste, Cassandra Harvey-Lamoureux

Les pompiers de Saint-Césaire misent sur la prévention

Karine Blanchard
Karine Blanchard
La Voix de l'Est
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Le mandat des sapeurs n’est plus ce qu’il a déjà été. Les interventions sont davantage spécialisées et diversifiées, et la prévention est à l’avant-plan, ce qui a incité la brigade des pompiers de Saint-Césaire à se redéfinir et à devenir le Service de protection et de secours civil de Saint-Césaire.

« Les feux de bâtiments représentent entre deux et cinq pour cent de nos interventions. Le reste, c’est des interventions de premiers répondants, de sécurité civile, des sauvetages. On est davantage rendu un service de protection et de secours civil », explique Étienne Chassé, directeur du service.

Les pompiers ont toujours le mandat d’intervenir sur les lieux d’un incendie, mais force est de constater que ces appels ont fondu. « On offre maintenant des services spécialisés », dit M. Chassé. On a qu’à penser au service de premiers répondants pour prodiguer les premiers soins avant que les paramédics prennent le relais, la désincarcération automobile lors d’une collision routière, les sauvetages en hauteur ou dans un espace clos, entre autres.

Bon an, mal an, les sapeurs répondent à près de 300 appels.

Bureau de prévention

Ce n’est pas d’hier que les campagnes et activités de prévention sont nombreuses au Québec pour réduire le nombre de sinistres, les dommages causés par le feu et surtout, sauver des vies. Les efforts portent assurément fruit puisque les incendies sont moins nombreux.

Le Service de protection et de secours civil de Saint-Césaire a créé un bureau de prévention qui est en service depuis peu. Une préventionniste, Cassandra Harvey-Lamoureux, a été embauchée et devra mener de front plusieurs dossiers, dont les inspections de tous les bâtiments.

La charge de travail est plus grande à ce chapitre avec la mise à jour du nouveau schéma de couverture de risques en sécurité incendie. Les bâtiments qui représentent des risques élevés en cas de sinistre — Saint-Césaire en dénombre 433 sur son territoire, dont 363 en milieu rural — devront être inspectés tous les trois ans plutôt qu’aux cinq ans.

Tout le volet comprenant l’éducation du public, les exercices d’évacuation, la programmation et l’organisation d’activités entourant la semaine de la prévention des incendies et quelques dossiers en matière de sécurité civile sera également sous sa responsabilité.

La nouvelle venue endossera également l’habit de combat pour réaliser les enquêtes afin de trouver la cause des incendies. Elle complétera également sa formation pour intervenir sur les lieux d’un brasier et combattre les flammes, explique le directeur du service. « Elle va retourner sur les bancs d’école pour la formation de pompiers afin de nous aider dans la force de frappe, surtout le jour où c’est plus difficile. C’est un plus qui est important », estime-t-il.

Rétention du personnel

Cette embauche s’ajoute aux six autres réalisées récemment. Le service de Saint-Césaire, à l’instar des autres municipalités québécoises, doit composer avec une main-d’œuvre moins nombreuse et dont le lien d’emploi est de moins longue durée que par le passé chez les pompiers.

« Ce n’est pas évident, concède le directeur. C’est la durée d’implication qui n’est plus là. Les services comme nous, avec du temps partiel sur appel, on ne peut pas leur garantir d’heures. »

Afin de les attirer dans leur équipe et surtout, de les motiver à demeurer au sein de l’organisation, il s’agit d’être plus attractif, notamment avec des services spécialisés de toute sorte, expose Étienne Chassé. « C’est plus intéressant pour une personne qui veut entrer dans le service. Il va intervenir pour différents appels dans l’année. »

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PRIORITÉ À LA SANTÉ ET À LA SÉCURITÉ DES POMPIERS


La santé et la sécurité des travailleurs sont au cœur des priorités du Service de protection et de secours civil de Saint-Césaire. Des investissements ont notamment été réalisés pour acquérir tout le nécessaire à la décontamination de leurs équipements à la suite d’un incendie. 

Les pompiers s’exposent à des produits volatils toxiques qui s’accrochent à leurs habits de combat et à leur peau, ce qui a incité les différents services de protection incendie à mettre en place des protocoles de décontamination. Saint-Césaire a adopté le sien en 2018, ce qui a donné naissance au projet d’acquisition des équipements qui a été complété l’année dernière. 

Tentes, systèmes de chauffage et douches portatives. Les pompiers disposent maintenant de ces équipements pour la décontamination. « Ça permet la décontamination de masse. On parle de décontaminer 60 pompiers en cinq minutes, précise Étienne Chassé, directeur du service. On vient encore plus travailler sur la santé et la sécurité des pompiers. »

Durant la saison hivernale, ces installations permettent aux sapeurs d’être décontaminés sans être exposés au froid. 

Ces achats, évalués entre 40 000 $ et 50 000 $, ont bénéficié d’un soutien financier à la fois de la Ville et de celui de partenaires. KARINE BLANCHARD

Des tentes comme celle-ci sont utilisées pour la décontamination des pompiers à la suite d’un incendie.