La Voix de Saint-Césaire

Les affaires, une histoire de famille

Quand Sylvain Ducharme nous invite dans son bureau attenant au commerce fondé par son arrière-grand-père en 1905, on a l’impression de faire un voyage dans le temps.

Fixées au mur, des photos laminées en noir et blanc sont les vestiges d’une autre époque, alors que le bois était coupé à bout de bras, transporté à cheval, puis taillé par une machine fonctionnant… au bois.
Près de la porte, une publicité de Ducharme et frère datant de l’entre-deux-guerres, avec moulin anachronique et numéro de téléphone à l’avenant : le 21J. Juste ça. C’était bien avant les numéros à dix chiffres, et même ceux à sept.
L’histoire de la quincaillerie du centre-ville de Saint-Césaire remonte à loin. « Avant, on était en campagne ici ! », lance M. Ducharme qui, avec ses trois frères, sa sœur et son beau-frère, forme la quatrième génération de propriétaires du commerce de la rue de Vimy.
Le moulin de mon cœur
Tout a commencé par un pont, à Saint-Damase, emporté par la crue des eaux. C’est en récupérant le bois — ramené à Saint-Césaire par radeau, via la rivière Yamaska — que Jean-de-Matha Ducharme a construit le moulin à scie qui allait devenir le cœur de l’entreprise démarrée il y a 112 ans.
Il y ajoute une cour à bois, une usine de portes et fenêtres et de la machinerie et il devient entrepreneur en construction. À son actif, des réservoirs d’eau bâtis sur les montagnes de Rougemont et de Saint-Paul-d’Abbotsford, notamment, et le couvent des sœurs de Sainte-Famille, voisin du collège de Saint-Césaire.
Ses fils Herman et Lucien rachètent en 1933 et intègrent le nom Ducharme et frère. Avec les années, l’entreprise prend du galon : un magasin et une salle d’échantillons font leur apparition et les chevaux sont remplacés par les voitures et les tracteurs.
Cinq des fils d’Herman prennent la relève en 1977 et pavent la voie à de nouveaux agrandissements et transformations, dont à la disparition du moulin à scie, dans les années 1980. La compagnie rejoint la bannière RONA en 1997.
« Pas des flasheux »
Entre-temps, une autre génération prend le relais : Yves, Mario, Denis, Sylvain et Line Ducharme, ainsi que le conjoint de celle-ci, Réal Audette, avec chacun leur spécialité. L’entreprise s’est aussi agrandie en 2004 avec l’acquisition d’une quincaillerie à Saint-Pie.
Comment expliquer cette longévité ? Grâce à la philosophie d’Herman dans laquelle baignent tous ses descendants, dit M. Ducharme.
« Le but d’Herman, c’était de nourrir sa famille, pas que son commerce devienne une multinationale. Alors comme lui, on est prudents. On n’est pas des flasheux. Quand on achète un camion, c’est parce qu’on en a les moyens. Y’a pas trop de stock sur le crédit. C’est une game plate, mais c’est plus payant à la longue. »
Le commerce de 12 000 pieds carrés, qui comprend aujourd’hui une boutique de décoration, un entrepôt de matériaux, un centre de coupe et un autre de location, n’a pas l’inventaire des grandes surfaces, convient le gaillard de 57 ans. Mais il en offre beaucoup en proportion de la population de Saint-Césaire.
Gérer une entreprise en famille n’est pas toujours harmonieux, convient Sylvain Ducharme. « C’est comme un couple. Ce n’est pas au beau fixe tout le temps, mais on est capable de se parler. Et on finit toujours par se rallier. Ça aide d’avoir tous été élevés dans la même philosophie. On se fait confiance et on se respecte. »
Besoins
Les affaires vont bien même si les constructions neuves ne pleuvent pas à Saint-Césaire, faute de terrains. L’aspect rénovation est plus populaire.
Suivant la philosophie d’Herman, il n’est pas question, du moins à court terme, d’autre expansion ou que le magasin ouvre le dimanche.
« On n’a pas de volume pour justifier ça, dit Sylvain Ducharme. Je vendrais deux boîtes de vis et un 2 X 4 et ça ne serait pas rentable. Les gens ne magasinent pas ici : ils viennent chercher ce dont ils ont besoin. »

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Sécurité civile: un logiciel pour alerter les citoyens

La Ville de Saint-Césaire dispose maintenant d’un logiciel qui lui permet d’aviser ses citoyens rapidement s’il survient un incident qui relève, entre autres de la sécurité civile.

« C’est un outil pratique pour nous aider à aviser les citoyens lors de situations particulières, explique Étienne Chassé, directeur du Service des incendies de Saint-Césaire. Avec la sécurité civile, on n’a pas le choix : il faut être prêt à toute éventualité. On n’a pas le temps d’attendre ou de faire du porte-à-porte. Ça doit être rapide. »
Le logiciel de gestion de masse, appelé Somum, a été acquis il y a trois ans au coût de 6500 $, mais il est fonctionnel seulement depuis cet été. La banque de données a notamment dû être garnie, c’est-à-dire que les renseignements relatifs à chaque adresse de la municipalité ont été ajoutés.
Que ce soit en remplissant un formulaire papier à déposer à l’hôtel de ville ou un formulaire sur le site de la Ville de Saint-Césaire, chaque citoyen devait — et devra le remplir si ce n’est pas déjà fait— fournir son nom, son adresse, son numéro de téléphone et son adresse courriel.
Toutes ces informations ont été colligées dans le logiciel qui peut être utilisé par le service de sécurité contre les incendies, les travaux publics et la sécurité civile. Lorsque survient un problème qui affecte l’eau potable, une évacuation, un glissement de terrain ou lors d’un incendie majeur, par exemple, le logiciel utilise les lignes téléphoniques de la municipalité pour livrer aux citoyens le message enregistré à ce moment-là ou un message parmi ceux pré-enregistrés.
« On peut réaliser cinq appels simultanés en une minute, explique M. Chassé. Si ce sont seulement les citoyens d’une rue qu’on doit aviser, c’est ultra rapide. » Si personne ne répond, le système est programmé pour appeler trois fois. Ensuite, il utilisera le deuxième numéro fourni par le citoyen.
Jusqu’ici, lorsque la municipalité voulait aviser ses citoyens d’une problématique, les employés faisaient du porte-à-porte. C’est d’ailleurs à la suite d’une difficulté à rejoindre des résidants pour les aviser de la contamination du réseau d’eau potable à la suite d’un incendie que la Ville a décidé de s’équiper de cet outil, explique
M. Chassé. « Avec ce logiciel, ça aurait pris une heure et on aurait rejoint tout le monde », dit-il.
« Avec l’ancien système, on avait un ratio de 40 % de citoyens avisés. C’était plus long, plus ardu, dit le chef des pompiers, qui est aussi coordonnateur des opérations lors d’une intervention en matière de sécurité civile. Avec le nouveau système, on est capable de rejoindre 90 % des gens. Le 10 % restant, on les rejoint avec Facebook et Internet. »
M. Chassé précise qu’il est important que les citoyens s’inscrivent et qu’ils s’assurent d’effectuer la mise à jour de leurs informations personnelles afin qu’ils soient rejoints si une situation particulière l’exigeait.

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Golf Saint-Césaire: une acquisition qui en vaut le coup

«Nous sommes vraiment contents de notre achat. L’achalandage est vraiment très bien», se réjouit Pierre-Luc Paquette, directeur général du club de golf Saint- Césaire et l’un des propriétaires.

Quatre passionnés de golf, Yanick Campbell, Nicolas Campbell, Richard Lacroix et Pierre-Luc Paquette, ont acquis le terrain, une propriété de la municipalité de Saint-Césaire, au printemps 2015. Détruit lors d’un incendie, le chalet a été reconstruit en totalité. Un garage ainsi qu’une terrasse devenue quatre saisons se sont ajoutés à la liste des réalisations.
Le quatuor, qui opère le club depuis deux saisons, a déjà enregistré une année record en
2016 sur son terrain de 18 trous, une normale 72. «On a eu près de 40 000 rondes de golf, fait savoir Pierre-Luc Paquette. Et cette année, malgré la température, on va se rendre à 35 000.»
Comment arrivent-ils à tirer leur épingle du jeu? «Ce qui fait qu’on a autant de monde, c’est vraiment notre rapport qualité-prix.  On offre quasiment les conditions de jeu d’un terrain privé, mais c’est un club public. C’est un club familial et l’ambiance est super bonne», affirme le directeur général.
Le golf, qui ouvre habituellement ses portes à la mi-avril et qui est en service jusqu’à la mi-novembre, compte des golfeurs occasionnels et des membres. Il offre également des abonnements corporatifs. Le club est aussi l’hôte d’une soixantaine de tournois annuellement.
M. Paquette affirme que la guerre de prix dans l’industrie du golf survenue il y a quelques années est de l’histoire ancienne, ou presque. «Les terrains sont pleins. Je crois qu’il y a un regain», dit-il. La situation serait plus difficile pour les clubs de golf haut de gamme, selon lui. «Quand, par exemple, ça coûte 5000 $ être membre, il n’y a plus de relève qui veut payer ce prix-là.»
Après deux ans d’opération, le groupe de propriétaires travaille à rentabiliser son acquisition, tout en poursuivant l’amélioration du terrain. Il s’est également donné comme défi de faire découvrir et aimer ce sport aux 35 ans et moins.

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Une famille autour du monde: « C’est magique ! »

Voilà bientôt trois mois que la famille Laperle-Massé parcourt le monde. Le couple et ses quatre filles savourent chaque journée de ce périple d’un an. Enfin !
« C’est magique ! s’exclame la maman, Carolyne Massé, au bout du fil depuis l’Indonésie. Ça va super bien, c’est même au-dessus de toutes nos attentes. On touche du bois, mais pour l’instant, ce n’est que du bonheur. »
Pendant quatre longues années, elle et son conjoint, Patrick Laperle, ont rêvé. Ils ont établi l’itinéraire qui allait les mener dans une douzaine de pays, multiplié les heures supplémentaires et fait maints sacrifices pour pouvoir vivre cette grande aventure — pour laquelle ils ont prévu un budget d’environ 120 000 $. Ils sont partis, bien sûr, avec leurs enfants : Aurélie, 10 ans, Loryane, 8 ans, Rosalie, 6 ans, et Emmy, 4 ans. « Des liens très forts les unissent dans cette aventure, remarque Mme Massé. J’ai entendu une bonne quinzaine de fois mes filles dire que c’était le plus beau jour de leur vie après une excursion ou bien un moment inattendu, comme un éléphant qui s’est amusé à brasser notre motorisé en Afrique. C’est carrément notre carburant à continuer notre aventure. »
La famille de Saint-Césaire a quitté le Québec le 7 août dernier. Elle a d’abord visité Paris, où elle a passé une petite semaine durant laquelle elle a vu les classiques tour Eiffel, Musée du Louvres et Château de Versailles — « définitivement LE moment magique pour nos quatre princesses », glisse Mme Massé.
Tous se sont ensuite rendus en Namibie pour une excursion safari en camping-car et une virée en 4X4 dans le désert des plus grosses dunes de sable du monde. « Ça, ça a été vraiment marquant. Tu peux rouler des heures sans voir rien ni personne ! » raconte la femme de 34 ans.
En Afrique du Sud, le sextette s’est rendu à la prison de Nelson Mandela et a traversé le parc national Krüger, un endroit que Carolyne Massé qualifie d’« irréel ».
En Indonésie, ils ont visité plusieurs temples hindous et fait l’ascension d’un volcan. « C’est assez impressionnant de regarder à l’intérieur... Les filles ont même eu peur du son qui en émane », dit la maman.
Entre ces nouvelles expériences et les souvenirs qu’ils emmagasinent, les Laperle-Massé ne manquent pas d’inclure des moments pour faire l’école sur la route à leurs enfants. « C’est sûr que c’est un peu dur de se motiver parfois, mais on essaie d’alterner plaisir et travail. »
Aurélie tient absolument à dire que son moment favori a été de nager avec des tortues de mer dans l’océan, et Rosalie, de trouver elle-même les lions cachés dans la brousse.
Au moment de s’entretenir avec La Voix de l’Est, les Laperle-Massé en étaient à leurs derniers instants à Bali. Ils s’apprêtaient à mettre le cap sur l’Asie du Sud-Est, d’abord en Thaïlande, où ils devraient se trouver au moment où vous lisez ces lignes, puis au Cambodge et au Vietnam. Ils se rendront ensuite en Australie, au Chili, à l’Île de Pâques, en Bolivie, au Pérou, aux îles Galapagos, en Équateur, puis à New York avant de tranquillement revenir à Montréal, à la mi-juillet 2018.
On peut suivre les péripéties de la famille Laperle-Massé via son blogue LaPerle autour du monde (www.laperleautourdumonde.com) et sa page Facebook (laperleautourdumonde).

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Tremcar formera ses propres soudeurs

Spécialisée dans la fabrication de remorques-citernes, Tremcar prend les grands moyens afin de pallier la pénurie de soudeurs qui affecte ses trois usines au Québec. La multinationale lancera bientôt une école de formation dans ses locaux de Saint-Césaire.

« Je pense que le manque est généralisé. On se bat pour les soudeurs entre usines. C’est une réalité qu’on vit au Québec, mais aussi en Amérique du Nord », indique Mélanie Dufresne, qui œuvre comme adjointe au président, communication et marketing, chez Tremcar.
« Les métiers traditionnels sont peut-être moins valorisés de nos jours. Donc, ce qu’on veut, c’est de refaire briller ces métiers-là, qui sont bien rémunérés. »
Tremcar cherche actuellement à ajouter entre cinq et 15 soudeurs à son équipe.
Une première cohorte de six élèves devrait d’ailleurs lancer le programme en janvier 2018. La formation de 32 heures sera étalée sur une période allant de quatre à six mois. Développés selon une approche modulaire par compétence, les cours seront théoriques dans une proportion d’environ 30 %, laissant le reste à la pratique de la soudure.
« Les élèves commencent donc à travailler immédiatement », confirme Mme Dufresne. Un taux horaire d’environ 15,68 $ leur sera offert durant la formation, qui sera dispensée par l’expert Patrick Gravel.
De nombreux avantages
La direction de Tremcar voit plusieurs avantages à l’idée de former ses propres soudeurs. Propriétaire et président de l’entreprise, Daniel Tremblay estime que les futurs employés seront bien outillés afin d’adapter leurs techniques aux différents types de citernes, ainsi qu’aux métaux utilisés dans le processus de fabrication. La directrice des ressources humaines, Karine Sénécal, souligne pour sa part que l’école interne contribuera à fidéliser le personnel et à faciliter sa rétention.
Tremcar compte près de 500 employés dans ses usines de Saint-Césaire et de Saint-Jean-sur-Richelieu. En ajoutant les installations situées au Canada anglais et aux États-Unis, sa main-d’œuvre gonfle à environ 750 personnes. Si le projet pilote s’avérait fructueux, le concept d’école interne pourrait donc être repris ailleurs dans le réseau de Tremcar.
Pour obtenir plus de détails concernant la formation en soudure ou encore pour s’y inscrire, veuillez contacter Patrick Gravel au 450-347-7822, ou encore par courriel à gravelp@tremcar.com

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Ça bouge au nouveau complexe sportif!

Depuis sa réouverture en mai 2016, le Complexe sportif de Saint-Césaire connaît une popularité que bien des municipalités pourraient lui envier. Activités aquatiques, sports de gymnase, cours en salle, camps de jour... Ça bouge !


« On voit que les gens sont actifs. Il y a de plus en plus de façons de s’entraîner maintenant. Notre mandat, c’est de remplir les plateaux de sport », fait remarquer le directeur des loisirs à la Ville de Saint-Césaire, Guy Patenaude.
Il semble que cela fonctionne. Été comme hiver, l’endroit grouille de petit et de grand monde.
On s’y rend notamment pour le bain libre, les cours de natation, une multitude de cours en piscine, le karaté, la danse, le badminton libre, le pickleball, le soccer en salle, les classes « énergie » et le yoga.
La location de salles est aussi fort populaire pour les fêtes d’enfants, souvent assorties de location d’équipements récréatifs.
« À cela, il faut ajouter les camps de jour. On avait 225 enfants cet été », indique la responsable aquatique, Chantal Brodeur.
« En fait, il y a tellement de monde qu’il a fallu refaire le stationnement ! », ajoute M. Patenaude, qui évalue cet investissement à 1 million $.
Une redécouverte
Fermé en août 2015 pour subir une transformation complète — fenêtres, hall d’entrée, revêtement extérieur, éclairage, ventilation, peinture, tout a été refait —, le complexe a rouvert près d’un an plus tard sous ses nouveaux atours. Et la population a redécouvert l’endroit avec enthousiasme.
« On avait déjà une bonne affluence, mais les gens sont tous revenus parce que c’était nouveau », affirme M. Patenaude.
« Beau, propre et chaleureux » sont les qualificatifs que M. Patenaude et Mme Brodeur entendent le plus souvent pour décrire le nouveau complexe ouvert tous les jours de la semaine.
« En fait, ce n’était pas un luxe », glisse le directeur au sujet des rénovations de cet immeuble construit en 1974 par la Congrégation des frères de Sainte-Croix. Ce dernier estime les travaux à près de 3 millions $.
Avec son bassin semi-olympique avec estrade, son gymnase double aussi avec estrade et ses huit salles multifonctionnelles et modulables, le complexe enregistre au moins 75 000 entrées par année. Des citoyens de Saint-Césaire, bien sûr, mais aussi de Farnham, Rougemont et Saint-Paul-d’Abbotsford visitent régulièrement le centre sportif.
En tout, des gens d’une vingtaine de municipalités environnantes profitent des installations, indique M. Patenaude.
« Tout le monde peut venir ici. On ne fonctionne pas par des ententes-loisirs. Les gens payent simplement le tarif résidant ou non résidant. »
Et qui fréquente le complexe sportif ? « On a beaucoup de retraités en matinée, des jeunes adultes et des adultes en soirée, et des familles la fin de semaine. On va chercher toute la gamme d’usagers. »
Guy Patenaude en est convaincu : le complexe est un puissant attrait à Saint-Césaire. « Dans un rayon de 30 minutes, il n’y a pas une autre ville où on retrouve une piscine, un gymnase et des salles sous un même toit. Si on voulait construire la même chose aujourd’hui, ça coûterait une fortune. »
L’achalandage a par ailleurs entraîné une hausse du personnel. Une trentaine d’employés y travaillent, dont cinq permanents.
S’adapter
La plupart des activités offertes sont les mêmes qu’avant les rénovations, mis à part le populaire pickleball et le cardio/aquamat (un entraînement sur matelas flottant), qui sont venus bonifier la palette de services. L’équipe essaie, autant que possible, de s’adapter aux tendances.
« On est à l’écoute des gens. S’ils nous suggèrent quelque chose et que ça convient en terme d’espace et de budget, on le fait », indique Chantal Brodeur.
Selon eux, le conseil municipal actuel est d’ailleurs très proactif à ce sujet.
Budget annuel
Côté chiffres, le budget 2017 du complexe sportif s’élève à 259 000 $, tandis que celui de la piscine est fixé à 296 000 $. Guy Patenaude rappelle que pour de telles infrastructures de loisirs, les déficits sont normaux. « C’est toujours à perte, mais ça dépend comment on le perçoit. On peut aussi le voir comme un investissement dans la santé des gens. »
Les revenus proviennent principalement des inscriptions. « Et des commanditaires viendront bientôt s’afficher sur nos murs. »

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4Moustiques: la fibre écolo de Maude Simard

Dès sa première grossesse, Maude Simard avait la conviction qu’elle aurait un jour quatre enfants. Elle tenait aussi à les élever à la maison, sans savoir quel serait le projet qui lui permettrait de gagner sa vie. Et puis, l’idée s’est imposée d’elle-même, joignant du coup l’utile à l’agréable.

« Je savais que je travaillerais de la maison un jour, mais je ne savais pas quel serait mon projet », explique-t-elle dans un échange de courriels.
« Mais je suis une fille manuelle qui a besoin de créer. C’est vital pour ma santé mentale, alors je n’ai jamais arrêté de coudre, de dessiner. J’ai toujours eu mille et un projets », affirme la Césairoise, qui a un diplôme collégial en arts plastiques et un baccalauréat en design intérieur.
Quand tous ses enfants ont fini par prendre le chemin de l’école, Mme Simard s’est retrouvée seule à la maison à chercher comment occuper ses journées. « À l’aube de saluer ma cadette devant la grande école, j’ai fait le choix de me fabriquer un cinquième bébé, en mettant mon sens de la créativité et mes mains à l’œuvre ! », écrit-elle.
C’est donc en concevant un panier cadeau de lingettes — qu’elle a toujours cousues elle-même pour sa marmaille — pour sa sœur, qui attendait son premier enfant que l’idée d’en faire son gagne-pain a germé. « J’ai acheté tellement de tissus que j’ai décidé d’ouvrir une boutique Etsy avec les surplus, sur un coup de tête! J’y ai pensé le matin et le soir, ma boutique était prête ! » lance-t-elle.
4MoustiqueS — le surnom que la jeune mère de famille donne à ses rejetons — était née.
Boule de neige
Au début, seuls des ensembles de lingettes pour enfants étaient disponibles dans la boutique en ligne de Mme Simard. « C’était plutôt tranquille, et puis une boutique m’a approchée pour vendre mes produits, puis une autre... Ça a fait boule de neige », raconte la femme d’affaires. Aujourd’hui, ses produits sont distribués dans une douzaine de points de vente en Montérégie, sur l’île de Montréal, en Estrie et à Québec, entre autres. D’autres boutiques pourraient s’ajouter sous peu.
Au fil du temps, la famille de produits lavables de 4MoustiqueS a accueilli de nouveaux membres, dont les papiers essuie-tout, les tampons démaquillants et les baluchons. Mais c’est clairement le papier hygiénique réutilisable qui a fait connaître la petite entreprise de Saint-Césaire. « C’est une demande que j’ai eue, qui me semblait étrange au début, parce que je n’en avais jamais entendu parler », raconte la créatrice, qui a commencé par un rouleau. Elle-même fut tellement convaincue qu’elle a adopté le produit à la maison depuis plus d’un an.
Combattre les préjugés
Bien que la demande pour les produits en coton lavables à la machine croît, encore beaucoup de préjugés demeurent quant à leur utilisation, nuance Maude Simard.
« Les gens portent beaucoup de jugements négatifs, alors que l’utilisation de produits lavables (...) demeure une question de choix. C’est une décision personnelle que les autres ne devraient pas juger », explique-t-elle.
D’ailleurs, l’utilisation de ses produits contribue à réduire les déchets, à sauver du papier, et à épargner, soutient la mamentrepreneure.
La visibilité offerte par le Festival Zéro Déchet de Montréal à la mi-octobre et durant lequel des produits 4MoustiqueS ont été vendus, a contribué à l’explosion des commandes, si bien que Mme Simard suffit à la demande, mais a du mal à se constituer un inventaire. « Les commandes s’accumulent à vitesse grand V ! Avec quatre enfants et juste deux mains, mon temps est bien rempli ! » s’exclame-t-elle.

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Bénévolat à Saint-Césaire: actif, mais il faut assurer la relève

Les bénévoles sont nombreux à donner de leur temps aux organismes de Saint-Césaire, mais les problèmes de recrutement restent d’actualité.

Le Centre d’action bénévole (CAB) local peut compter sur 101 bénévoles actifs, un nombre plus qu’honorable pour une municipalité de quelque 5900 habitants, soutient Karine Tremblay, directrice générale. Pour la plupart âgés ou sans emploi, « ils sont avec nous depuis longtemps et ils sont précieux », dit-elle.
« Ce qui est difficile, c’est d’en trouver des nouveaux ! »
C’est pourquoi le CAB s’apprête à développer un « volet jeunesse », histoire d’assurer la relève. Le recrutement est notamment envisagé chez les étudiants inscrits aux Programmes d’études internationales. Un bénévole sera attitré à leur supervision les soirs et les fins de semaine afin de ne pas entrer en conflit avec leur horaire scolaire.
La situation semble plus difficile du côté de la Fédération de l’âge d’or du Québec (FADOQ) de Saint-Césaire. « Comme partout ailleurs, on manque de bénévoles, dit le trésorier, René Benoît. On est six sur le conseil présentement. On a déjà été cinq, mais on est censés être sept. »
Une quarantaine de personnes donnent de leur temps pour le club, pour une seule ou pour plusieurs activités. « On essaie d’en recruter d’autres, mais ça ne marche pas... », dit M. Benoît.
Tâches
Comment les attirer alors ?
Karine Tremblay met insiste sur le fait que le bénévolat permet de « sortir de l’isolement, de rejoindre une équipe, de développer différentes habilités ou simplement de mettre quelque chose de plus sur son CV ». Pour René Benoît, c’est « la satisfaction d’aider les autres ».
« Quand j’étais jeune, y’en a qui en ont fait pour moi, et là, j’en fais pour les autres», dit-il.
Au CAB de Saint-Césaire, les volontaires peuvent œuvrer à l’accueil, à la friperie, à la cuisine ou encore à la réception des denrées. Ce poste est d’ailleurs ouvert et nécessite une personne en bonne forme physique, puisqu’il faut manipuler des charges parfois lourdes.
Établi depuis deux ans, le jardin communautaire aura aussi besoin de bras — pas nécessairement musclés cette fois-ci ! — à la prochaine saison chaude. Le lieu deviendra aussi véritablement « communautaire » l’été prochain, au sens où les citoyens auront la possibilité d’y cultiver un lopin. Jusqu’à maintenant, les récoltes étaient utilisées uniquement pour les besoins du service d’aide alimentaire du CAB.
Du côté de la FADOQ, on peut s’impliquer au conseil ou aux multiples activités dont les jeux, la danse et le populaire brunch qui se déroule tous les
3e dimanches du mois.
Projets en tête
Le CAB de la rue Leclaire a aussi « plusieurs projets en tête », dit Mme Tremblay, dont celui de bonifier le service de la Popotte roulante et des CABàlunchs en préparant les repas sur place. Pour l’instant, ils sont achetés.
Comme il fait partie d’un réseau québécois, celui de Saint-Césaire peut référer ses bénévoles à d’autres organismes « selon leurs besoins et leurs intérêts ».
« Nos bénévoles sont partout ! », dit Mme Tremblay.

Pour donner de son temps au CAB de Saint-Césaire, écrivez à benevolat@cabacœur.org. Pour la FADOQ, c’est le fadoqstc@videotron.ca

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Vidéo Super Plus: 30 ans et toujours présent

À l’ère de Netflix et de la télévision sur demande, un petit commerce de la rue Principale de Saint-Césaire leur tient encore tête. Cette année, le club Vidéo Super Plus célèbre ses 30 ans.

Établi en 1987 par Victor Robidoux, le commerce est passé aux mains de son actuel propriétaire, Patrick Viens, en 2000. «Il me semble encore que c’était hier! Je n’ai pas vu les années passer», dit-il.
Au fil des ans, l’entreprise a réussi à tirer son épingle du jeu, malgré les bouleversements provoqués par l’arrivée d’Internet, du téléchargement illégal et du géant Netflix. «Mais notre plus gros ennemi, ce sont encore les enregistreurs numériques», relève M. Viens, également propriétaire de la Cantine Ô P’tit creux.
La location de nouveautés, à 4,50$ le film ou 6$ pour deux titres, demeure aussi plus abordable que les films disponibles via un câblodistributeur.
Et, contrairement à ce qu’on pourrait croire, les affaires vont mieux pour le club vidéo durant la saison chaude. «En hiver, s’il ne fait pas beau, les gens ne voudront pas sortir pour louer un film, explique M. Viens. Ils vont enregistrer des films et des émissions et les regarder plus tard.»
Le fait de se trouver en région, là où Internet haute vitesse n’est pas accessible depuis longtemps, a beaucoup aidé à limiter les dommages. «On dit à la blague que la meilleure place pour vivre la fin du monde est à Saint-Césaire, car les répercussions vont arriver trois ans plus tard!» rigole l’entrepreneur.
Fermeture hivernale
Malgré tout, la réalité finit par rattraper le club vidéo qui, pour la première fois cette année, fermera ses portes pour la saison hivernale. Ainsi, impossible de louer des films ou de savourer une «twist» entre le 1er décembre prochain et le 1er mars 2018. «L’hiver passé a été celui de trop», constate le propriétaire.
Plus ou moins 2500 titres sont disponibles en inventaire actuellement. Au plus fort des affaires du commerce, on en comptait plus du triple.
La diversité de son commerce est ce qui a permis au club vidéo de perdurer aussi longtemps, affirme M. Viens. «On regarde d’autres (clubs vidéo), ceux qui n’avaient que ça: ils (ndlr: les propriétaires) ont tout perdu quand ça a fermé.»
Le bar laitier «sauve la donne», reconnaît d’emblée l’homme d’affaires et ancien conseiller municipal. «Depuis trois ans, c’est ça qui faisait travailler les employés», dit-il. De trois employés en tout temps sur le plancher il y a quelques années, on n’en compte plus qu’un en journée et deux en soirée.
Un commerce qui procure du bonheur
À travers ses commerces, M. Viens fait sa part pour la communauté. En collaboration avec l’école secondaire Paul-Germain-Ostiguy, il a fourni des emplois à des élèves en difficulté. Dans certains cas, il a fait une différence. «Ça leur a donné une chance.»
Chaque année depuis une décennie, il offre toutes les recettes d’une journée à sa boutique à l’école primaire Saint-Vincent, afin de fournir des repas aux enfants les plus défavorisés.
«Des fois, on s’asseoit et on pense à ce qu’on aurait pu faire différemment. Moi, ma business disparaîtrait que je ne changerais rien, dit-il. C’est une belle entreprise. J’ai du fun avec les employés.»