«On veut rester sensiblement la même grosseur, dit le copropriétaire de Roger Dion et fils, Stéphane Dion. Sinon, il faudrait changer de structure. Là, on a notre créneau.»

Miser sur la stabilité

Après des années de stabilité, la compagnie d’excavation et de construction Roger Dion et fils a récemment pris de l’expansion. Mais pas question de devenir un géant. Un nouveau camion et une nouvelle pelle, c’est ce que l’entreprise aux vastes installations a acquis depuis deux ans.

«On veut rester sensiblement la même grosseur», indique le copropriétaire de l’entreprise de Saint-Alphonse, Stéphane Dion, qui a pris le relais de l’affaire familiale avec son cousin, Charles, formant ainsi une troisième génération de Dion aux commandes. «Sinon, ça changerait trop de choses, poursuit M. Dion. Il faudrait changer de structure. Là, on a notre créneau. On est en milieu de peloton et on peut faire de grosses jobs et des petites. On est assez polyvalents.»

Activités
Environ 85 % du chiffre d’affaires de 5,1 M$ de l’entreprise se fait dans le commercial, le reste dans le résidentiel. L’excavation, le remblai pour bâtiments neufs et les agrandissements forment le gros de ses contrats.

Comme dans plusieurs domaines, le principal défi de Roger Dion et fils se trouve dans le recrutement de main-d’œuvre. «On passe beaucoup d’annonces pour en trouver, dit le copropriétaire. Ce sont de grosses semaines de travail... Mais cette année, ça va mieux de ce côté-là.»


« On est en milieu de peloton et on peut faire de grosses jobs et des petites. On est assez polyvalents. »
Stéphane Dion, copropriétaire de Roger Dion et fils

La preuve: les 25 postes disponibles sont présentement comblés, soit dix chauffeurs de camion, six opérateurs de pelle mécanique, un de bulldozer et un de rouleau compacteur auxquels d’ajoutent les employés de bureau.

Débuts

Les temps ont bien changé depuis que l’aïeul, Roger Dion, décédé en 1992, charriait du grain avec son seul camion. Comme deux autres de ses frères en possédaient également chacun un eux aussi, les trois ont décidé de s’unir. Tout est parti de là. C’était en 1960.

Ce qui demeure pour les Dion depuis le tout début, c’est l’imprévisibilité de la météo. «En dégel, les coûts de transport sont plus élevés et quand il pleut, ça retarde, bien sûr, les travaux», mentionne Stéphane Dion.

Sans oublier la compétition qui essaie, à l’occasion, de s’arroger des contrats en facturant de façon trop abordable. «Il y en a qui réduisent les prix, regrette Charles Dion. Ce sont généralement les plus petits, mais ils ne durent pas longtemps.»