Le directeur général et trésorier de Saint-Alphonse-de-Granby, Réal Pitt.

Bien outillée pour croître

Saint-Alphonse-de-Granby vit une importante poussée de croissance, dont l’impact sera pleinement perceptible au cours des trois à cinq prochaines années, estime le directeur général de la municipalité, Réal Pitt.

« La municipalité a eu un essor important depuis les 12, 13 dernières années, mais ça ne se traduit pas encore par l’augmentation de la population. L’impact est à venir », est convaincu M. Pitt.

Avec tout près de 3 000 habitants, selon les données de 2017, Saint-Alphonse change lentement, mais sûrement de visage. Tous les secteurs, qu’ils soient résidentiel, commercial ou industriel y sont en développement. Tout cela est le fruit d’une planification stratégique mise en place il y a plusieurs années, fait valoir le directeur général de la municipalité.

Une banque de terrains industriels et commerciaux a été créée. Cela a, entre autres entraîné, après les démarches d’usage auprès de la Commission de protection du territoire agricole du Québec et du ministère de l’Environnement, l’implantation d’une succursale Tim Hortons et d’autres commerces. Même chose avec la banque de terrains résidentiels qui, elle, a permis le déploiement par la municipalité du développement le Domaine du Village.

Le but visé : contrôler le développement et permettre la venue de nouveaux contribuables, de nouvelles familles.

Selon Réal Pitt, les fruits de la vente des terrains permettent ainsi d’investir dans des infrastructures qui profitent à l’ensemble de la communauté. Rares sont les municipalités de la taille de Saint-Alphonse, relève-t-il, qui ont des jeux d’eau, un aréna, une maison des jeunes, une maison pour les aînés, une bibliothèque, ainsi que des infrastructures sportives. Les loisirs ont aussi « explosé » depuis quelques années. Les camps de jour estivaux connaissent un succès fou, relève pour sa part la directrice générale adjointe, Annie Lessard.

Enviable
Embauché comme consultant en 2003 avec l’objectif de redresser la municipalité, Réal Pitt affirme que beaucoup de boulot a été effectué depuis. À l’époque, il a entre autres eu à développer le système d’archivage et le système comptable, alors que certaines opérations étaient encore effectuées à la main.

Les projets étant nombreux et la confiance avec les élus bien établie, le séjour de M. Pitt à l’hôtel de ville s’est prolongé et son embauche officielle, à titre de directeur général et de trésorier, a été entérinée à la fin 2004, dit-il.

Aujourd’hui, Saint-Alphonse-de-Granby se trouve dans une position très enviable parmi les municipalités de taille similaire, estime-t-il. Son taux d’endettement est parmi les plus bas. Même chose pour son taux de taxes, à 0,67 $ par 100 $ d’évaluation, autant pour les secteurs résidentiel que commercial et industriel.

« Ça va très bien au niveau organisationnel et en terme de gestion », calcule Réal Pitt. « Le conseil a vraiment à cœur d’assurer le bien-être de la population au meilleur coût possible », ajoute celui qui affirme être « fier » du climat de respect et de solidarité qui règne entre les élus et les fonctionnaires municipaux.

Longue haleine
Fruit d’un travail de mise à jour qui s’est étiré sur près de trois ans, la municipalité a, par ailleurs, adopté à la fin de l’été 2017 un nouveau plan d’urbanisme. La dernière mouture, en format papier uniquement, datait de 1991, note M. Pitt. Le développement du Domaine du Village, le plus gros projet mis en œuvre par la municipalité, a particulièrement rendu incontournable l’adoption de ce nouveau plan.

Réal Pitt et Annie Lessard ont réalisé une bonne partie du travail de révision. Une firme externe, Urbacom, a néanmoins été embauchée pour produire le rapport final et s’assurer de la conformité au schéma d’aménagement de la MRC de la Haute-Yamaska. Dans la foulée, les différents règlements d’urbanisme et de zonage de la municipalité ont aussi été mis à jour.

Un plan quinquennal pour les grands travaux de voirie a aussi été adopté environ à la même période. En vertu de celui-ci, les principaux travaux routiers à réaliser ont été analysés et identifiés par ordre de priorité. La préparation des budgets en est ainsi facilitée. « Ce type de travaux est la plus grande dépense des municipalités, c’est important de rationaliser et de budgétiser », estime le DG.

Bref, la municipalité est plus que jamais outillée pour faire face à son développement accéléré.