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La propriétaire de la clinique, Annie Gélinas, y voit une solution pour les nombreux résidents sans médecin de famille.
La propriétaire de la clinique, Annie Gélinas, y voit une solution pour les nombreux résidents sans médecin de famille.

Une clinique et une pharmacie dans l’hôtel de ville

Jean-François Guillet
Jean-François Guillet
La Voix de l'Est
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Les projets ne manquent pas à Saint-Alphonse-de-Granby. Ceux qui concernent les soins de santé figurent en tête de liste de la municipalité. En ce sens, l’hôtel de ville abrite depuis peu une clinique médicale privée et une pharmacie pourrait y être aménagée sous peu.

Pour le maire de Saint-Alphonse, Marcel Gaudreau, il s’agit d’un projet de longue haleine qui se concrétise. « Je veux donner le plus de services à la population sans toucher autant que possible à leur compte de taxes. Avec les nouvelles familles qui achètent des maisons ici, je voulais avoir au moins une clinique. Ça permet aussi d’en attirer des nouvelles [familles]. On a travaillé fort, et on a réussi », a indiqué celui qui sollicitera un nouveau mandat aux élections l’automne prochain.

Le fait d’avoir aménagé la clinique dans l’hôtel de ville rend les services « plus accessibles », en plus d’amener des revenus à la municipalité, car un bail de location de cinq ans a été signé. M. Gaudreau n’écarte pas la possibilité d’un déménagement éventuel de la clinique si un projet commercial le permet.

La propriétaire de la clinique, Annie Gélinas, y voit une solution pour les nombreux résidents sans médecin de famille. « On le sait, le réseau compte beaucoup de patients orphelins, a indiqué l’infirmière résidant à Saint-Alphonse. Je sais que les besoins sont grands et je voulais faire quelque chose dans ma municipalité. Quand j’ai parlé de mon projet au maire, il m’a dit qu’il trouverait un local. Et les choses se sont enclenchées rapidement. »

L’équipe médicale de la clinique est composée d’une infirmière et de deux infirmières praticiennes spécialisées, que l’on nomme également des « super-infirmières ». Elles peuvent notamment « diagnostiquer des maladies, prescrire des examens diagnostiques, déterminer des traitements médicaux, prescrire des médicaments et d’autres substances, prescrire des traitements médicaux, utiliser des techniques ou appliquer des traitements médicaux et effectuer le suivi de grossesses », mentionne leur ordre professionnel.

« Je sais que les besoins sont grands et je voulais faire quelque chose dans ma municipalité », indique l’infirmière résidant à Saint-Alphonse.

Des plages horaires sont disponibles du lundi au vendredi, de 6 h 45 à 16 h. Des rendez-vous de soir sont aussi offerts depuis peu. La formule de l’utilisateur-payeur est préconisée. Il n’y a donc pas de frais annuel.

Médecin

Le recrutement de médecins dans le réseau public est à la fois complexe et ardu. En effet, ceux-ci sont assujettis aux plans régionaux d’effectifs médicaux permettant qui les répartissent à travers la province selon les besoins établis par le ministère de la Santé. La municipalité de Saint-Alphonse mise donc sur l’apport d’un omnipraticien qui travaille au privé pour bonifier l’offre de services à la clinique. Selon Marcel Gaudreau, l’opération séduction est sur les rails. « J’aimerais bien avoir une entente avec un médecin d’ici juillet », a mentionné le maire.

Un souhait que partage Annie Gélinas. Elle se dit toutefois consciente qu’il s’agit d’un défi de taille. « Pour qu’un médecin qui travaille au privé accepte de venir à la clinique, ça prend un certain volume de patients. Sinon, ce n’est pas intéressant. » Une des avenues envisagées consiste à condenser dans une même journée les rendez-vous d’un éventuel médecin partenaire. Des pourparlers sont entamés en ce sens, a confirmé Mme Gélinas.

Pharmacie

Pour bonifier les services à la population, une pharmacie est en voie de s’établir dans l’hôtel de ville, à quelques pas de la clinique. Les démarches sont « très avancées », a indiqué le maire. La bannière du commerce ne peut toutefois pas être dévoilée pour le moment, ont dit M. Gaudreau ainsi que Mme Gélinas. Selon M. Gaudreau, les coûts d’aménagement des locaux à l’hôtel de ville pour accueillir la clinique et la pharmacie avoisineront 70 000 $.

« Avoir une pharmacie près de la clinique faisait partie du plan de départ du projet, a dit sa propriétaire. Ça nous permettra de travailler en équipe pour servir encore mieux la clientèle. »

Si tout se déroule comme prévu, la pharmacie pourrait ouvrir dès cet été.