Petit à petit, et grâce au bouche-à-oreille, Si Henri savait... s’est frayé un chemin dans l’estomac et le cœurde sa clientèle, se réjouit sa propriétaire, Clémence Tremblay.

Un secret bien gardé... rue Principale

Il ne faut pas rouler trop vite sur la rue Principale de Rougemont quand on cherche le commerce. Un battement de cils au mauvais moment et on passe tout droit. Soyez vigilants, car ça vaut vraiment la peine de prendre une pause chez Si Henri savait...

Henri, c’est le grand-oncle de l’actuelle propriétaire, Clémence Tremblay, qui exploitait en ces lieux un comptoir maraîcher de fruits, de légumes et de produits transformés avec son épouse, Lucille. Ça, c’était dans la première moitié du siècle dernier.

« À l’époque, ça s’appelait Chez Henri. Ça a toujours appartenu à notre famille. J’ai été élevée ici, raconte la principale intéressée à propos du bâtiment plus que centenaire. Quand j’étais petite, je me souviens avoir fait des châteaux avec des boîtes à tartes ! »

L’édifice est ensuite passé aux mains de ses parents, qui ont aussi été propriétaires de l’entreprise Aux Quatre feuilles, à Rougemont. Pendant la saison forte, la famille y a vendu divers produits et mets faits maison.

Il y a neuf ans, Mme Tremblay et sa mère, France Laplante, ont toutefois pensé ouvrir le commerce au-delà du temps des pommes. « On a décidé de voir ce que ça donnerait et d’ouvrir à l’année, raconte-t-elle. On est parties de rien, j’étais enceinte... Chacune a sa spécialité : moi ce sont les dîners et les tartes et ma mère s’occupe des bouchées, de la boulangerie et des muffins. On a commencé avec des pâtisseries, des mets préparés et des pains, et deux ou trois ans plus tard, on a ajouté les sandwichs.»

La mode se tourne davantage vers les produits raffinés et recherchés ; Clémence Tremblay, elle, croit en la simplicité.

« On peut bien manger, simplement », insiste-t-elle.

Et les « recettes de grand-mère » ont toujours la cote. Certaines recettes de sa grande tante Lucille sont d’ailleurs encore disponibles sur ses tablettes, dont sa fameuse relish aux trois zucchinis et son ketchup aux fruits « On garde un côté de produits ‘style grand-mère’, pour conserver l’histoire de la boutique vivante », relève Mme Tremblay.

Depuis peu, on offre aussi les petits-déjeuners chez Si Henri savait... « De toute façon, je suis sur place vers six heures du matin, explique Mme Tremblay. Tant qu’à être au poste aussi tôt... Ça lève tranquillement ! On va à notre rythme pour croître tranquillement, sans pression. »

En famille, des deux côtés du comptoir

Si Clémence Tremblay et sa mère travaillent à temps plein dans l’entreprise familiale, elles peuvent aussi compter sur l’aide de leurs employés et sur le soutien ponctuel du reste de la famille, qui met la main à la pâte lors des périodes plus achalandées. Le frère et la sœur de Mme Tremblay agissent également à titre de consultants dans plusieurs aspects de la compagnie.

La relève est aussi très présente. L’aîné de Mme Tremblay, neuf ans, a commencé à aider en faisant du service aux tables Le plus jeune, lui, a un intérêt plus développé pour la cuisine. « J’avais leur âge quand j’ai commencé à aider mes parents. Aujourd’hui, c’est à leur tour de mettre la main à la pâte ! Je les ai élevés ici, ils n’ont pas fréquenté la garderie. Et ça leur apprend l’importance du travail. »

Petit à petit, et grâce au bouche-à-oreille, Si Henri savait... s’est également frayé un chemin dans l’estomac — et le cœur— d’une clientèle fidèle.

« Les premières années, notre clientèle était pratiquement uniquement composée de gens de l’extérieur. Notre grosse clientèle, c’était d’abord des gens de Robert Transport et de Lassonde.Une dame qui travaille chez Lassonde était venue dîner ici une fois. Elle est revenue avec quatre autres personnes, puis six autres la fois suivante... » raconte-t-elle.

« On n’était pas très connus à Rougemont. Il faut dire que quand on passe devant, on ne s’attend pas à trouver une salle à manger dans cette vieille bâtisse ! » blague
Mme Tremblay, qui remarque de plus en plus de clients locaux à ses tables depuis deux ans. Certains sont des « réguliers », à un point tel qu’ils font pratiquement partie de la famille.

« Il y en a qui viennent manger ici de deux à trois fois par semaine depuis cinq ou six ans. Ils reviennent la fin de semaine avec leur famille. On finit par les connaître, et ils sont devenus, pour ainsi dire, des amis », indique Clémence Tremblay.

Celle-ci ne verrait pas les choses autrement.

« Je suis de plus en plus occupée, mais je veux garder le contact avec la clientèle, souhaite-t-elle. C’est ce que j’aime le plus de mon travail ! »

« Ici, c’est chez nous, poursuit-elle. Je n’ai pas l’impression d’être au travail. C’est comme si je passais de mon salon à ma cuisine et que je recevais les gens chez moi. »

Lorsqu’on lui demande ce que dirait Henri s’il savait ce qu’est devenu son commerce au 21e siècle, Clémence Tremblay éclate de rire. « Il dirait sans doute ‘Je ne pensais pas devenir si populaire en faisant des sandwichs ! ’ » lance-t-elle.

La voix de Rougemont

Cidrerie Michel Jodoin: un accès au sommet

Les amoureux de la nature seront servis à la Cidrerie Michel Jodoin, où un accès au mont Rougemont, via une boucle de 3.6 kilomètres, a été aménagé.

Été comme hiver, pour 3$ (pour les gens de 12 ans et plus), il sera désormais possible de faire une randonnée intermédiaire dans le mont Rougemont et d’y faire un pique-nique au belvédère situé à 220 mètres d’altitude. Le sentier, facilement identifié par des flèches vertes et ponctué de panneaux informatifs et d’un jeu- questionnaire sur l’histoire de la cidrerie, se fait en environ une heure et demie. «Au début, c’était juste une petite section, puis à un moment donné, on a fait la boucle. Ensuite, on a ajouté de petits bouts. C’est toujours en évolution», raconte le grand maître des lieux, Michel Jodoin.

La voix de Rougemont

Rire au profit de la fabrique St-Michel

Parce que le rire est un solide ciment social, on a choisi de le mettre en vedette, encore cet automne, à Rougemont. Les humoristes Julien Tremblay, Stéphane Fallu et Josiane Aubuchon s’y arrêteront le 19 octobre pour dilater la rate des Rougemontois... et renflouer les coffres de la fabrique Saint-Michel.

«L’humour, c’est populaire. Ce sont les billets qui se vendent le mieux», fait remarquer le président du conseil de fabrique, Gilles Dallaire, au sujet de ce spectacle-bénéfice dont les places s’envolent rapidement. «On a 400 billets vendus sur 500.»

La Voix de Rougemont

Escapade au pays de la pomme

La réputation du restaurant le Fruit défendu, rue Principale, n’est plus à faire. On sait maintenant qu’on peut bien y manger. Mais si l’envie vous prend de faire durer le plaisir, sachez qu’on peut aussi y passer une nuit... ou deux !

Couple en affaires comme dans la vie, José Calloo et Dominique Guénette misent sur la qualité des produits et du service pour séduire leurs hôtes, le tout dans une ambiance champêtre et romantique.

La Voix de Rougemont

À la découverte de la camerise

Être entrepreneur est un défi en soi. Quand on se lance en agriculture pour cultiver la camerise, un petit fruit encore méconnu, ce l’est doublement. Cette aventure est malgré tout celle dans laquelle une jeune famille de Rougemont a décidé de s’investir. Dès la prochaine saison, elle proposera l’auto-cueillette de ce petit fruit bleu chez elle, au Verger Cammia.

En arrivant dans le verger du chemin de la Grande-Caroline, Ariane Bonneville-Hébert et Rick Favreau nous accueillent avec leurs deux enfants, Théo, et le petit dernier, Louis. D’emblée, on constate que leur entreprise est une belle histoire de famille !

La Voix de Rougemont

« On était rendus là », Kathia Joseph, directrice générale

Ouvert depuis plus d’un an, le Centre des loisirs Cousineau-Saumure représente le plus grand chantier jamais opéré par Rougemont. Compte tenu du caractère moderne du bâtiment et de sa plus grande capacité d’accueil, l’endroit saura répondre aux besoins de la municipalité et de sa population pendant plusieurs années.

La construction du Centre des loisirs, pour un peu plus de deux millions de dollars, incluant une aide financière de 500 000$ de la part des gouvernements fédéral et provincial en vertu du Programme Infrastructures Canada pour le 150e est, de loin, le plus gros investissement effectué par Rougemont dans ses infrastructures municipales. «Ça a permis d’assurer la perennité de nos loisirs, car l’ancien centre ne répondait plus à nos besoins, commente la directrice générale, Kathia Joseph. On était rendus là.»

La Voix de Rougemont

Les Week-ends gourmands: une navette vers les vergers

Les Week-ends gourmands de Rougemont, qui se déroulent du 7 septembre au 14 octobre, seront plus accessibles que jamais grâce à un partenariat qui unit l’organisation à Navette nature. Pendant tout l’événement, les gens de Montréal pourront faire le voyage en autobus pour venir passer la journée dans les vergers.

L’objectif de ce projet pilote est de donner facilement accès à la capitale de la pomme à une clientèle qui n’a pas de voiture, comme des touristes qui visitent Montréal, des étudiants internationaux, des gens sans automobile, des jeunes familles, des Néo-Canadiens ou encore des retraités.

LA VOIX DE ROUGEMONT

Rougemont, une future destination vélo

Féru de vélo, le maire de Rougemont souhaite transmettre sa passion à ses concitoyens, mais surtout aux visiteurs qui viennent dans son coin de pays, afin d’y développer un nouveau créneau touristique.

« J’aimerais qu’il y ait un engouement à Rougemont. Je crois qu’il y a, dans le vélotourisme, un grand potentiel », affirme Michel Arseneault, impliqué dans une association privée de cyclistes sportifs en montagne.

LA VOIX DE ROUGEMONT

Déjà 20 bougies pour l’APAM

Quand le malheur frappe, l’Association des pompiers auxiliaires de la Montérégie (APAM) est présente dès les premiers instants pour offrir réconfort aux sinistrés et répit aux intervenants d’urgence. Vingt ans après la formation de l’organisation, dont le quartier général est établi à Rougemont, elle est toujours aussi active auprès de ceux qui en ont besoin.

«C’est une belle fierté», estime Pierrette Meunier, présidente du conseil d’administration de l’APAM depuis 2007. La dame y est impliquée depuis le premier jour.

LA VOIX DE ROUGEMONT

Politique familiale: adoptée et appelée à être respectée

Le 13 août dernier, le conseil municipal de Rougemont a adopté sa première politique familiale. Un plan qui se trouvait dans ses cartons depuis 2014 et qui a tardé à se concrétiser.

« La première fois qu’on a essayé de l’implanter, ça n’a pas fonctionné parce qu’on n’a pas été acceptés [pour une subvention] au ministère de la Famille, explique Caroline-Josée Beaulieu, coordonnatrice au service des Loisirs. En 2015, on nous a dit qu’il restait des sous, donc on s’est lancés. »

LA VOIX DE ROUGEMONT

Lassonde: centenaire et toujours en croissance

L’entreprise Lassonde souffle 100 bougies cette année. Et sa poussée de croissance n’est toujours pas finie, indique le président et chef de la direction, Jean Gattuso.

«Notre focus est aux États-Unis, en Amérique du Nord et, éventuellement, au Mexique, où nous sommes déjà un peu présents. Il y a encore des possibilités énormes pour nous. Il y a du monde pour nous garder occupés un autre bon 20 ans», lance M. Gattuso.

LA VOIX DE ROUGEMONT

Disco Rougemont: créatrice de souvenirs

Qui ne se souvient pas de son premier slow, au primaire, dans une soirée «disco» où le plaisir était au rendez-vous? Ce genre d’événement est de moins en moins courant, mais pas à Rougemont. Là-bas, une mère de famille a voulu que ses enfants vivent, comme elle, ces moments magiques. Depuis, son initiative connaît un franc succès.

Karine Garon garde de précieux souvenirs de ces soirées où elle pouvait lâcher son fou au son de la musique, tout en buvant du jus ou une boisson gazeuse et en grignotant des friandises. Ses parents venaient la déposer à la porte du Centre culturel de Saint-Hubert où les enfants se réunissaient.

LA VOIX DE ROUGEMONT

Aider les élèves à réussir

La nouvelle directrice de l’école primaire Saint-Michel n’est pas arrivée dans la capitale de la pomme en étrangère. Entrée en poste en mai dernier, Fanie Poirier connaissait déjà le tiers de l’équipe. L’ex-directrice adjointe aux services éducatifs à la commission scolaire des Hautes-Rivières y est à l’origine d’un programme spécial visant à aider les élèves en difficulté d’apprentissage.

Ce programme, baptisé Réponse à l’intervention (ou RAI) a été implanté à l’école Saint-Michel il y a trois ans. Avec succès.