José Calloo et Dominique Guénette, propriétaires du Fruit défendu.

Escapade au pays de la pomme

La réputation du restaurant le Fruit défendu, rue Principale, n’est plus à faire. On sait maintenant qu’on peut bien y manger. Mais si l’envie vous prend de faire durer le plaisir, sachez qu’on peut aussi y passer une nuit... ou deux !

Couple en affaires comme dans la vie, José Calloo et Dominique Guénette misent sur la qualité des produits et du service pour séduire leurs hôtes, le tout dans une ambiance champêtre et romantique.

« On ne cherche pas à être trendy pour faire comme tout le monde, indique M. Calloo. On mise sur le côté chaleureux, sur l’ambiance intimiste. »

C’est dans le cadre de leur emploi dans la restauration au club de golf de Cowansville — il était sous-chef, elle était au service— qu’ils ont fait connaissance il y a 16 ans.

Un jour, le duo a toutefois eu envie de voler de ses propres ailes. En 2008, il signe un bail de six mois pour exploiter le Notre-Dame Café dans le Couvent de Saint-Césaire. À la fermeture de celui-ci, le couple est encouragé à cogner à de nouvelles portes pour tenter encore l’aventure de la restauration.


« On ne cherche pas à être trendy pour faire comme tout le monde. On mise sur le côté chaleureux, sur l’ambiance intimiste. »
José Calloo

C’est ainsi qu’il s’est retrouvé au Manoir de Bartchz, rue Principale, à Rougemont, afin de sonder l’intérêt des propriétaires de vendre ou de louer leur établissement. Heureux hasard, ceux-ci songeaient justement à prendre leur retraite.

Au terme d’une année de location, pour prendre le temps de voir si la transition s’effectuait à la satisfaction des deux parties, M. Calloo et Mme Guénette achètent officiellement l’endroit.

Près d’une décennie plus tard, les affaires vont toujours bien.

« Au fil du temps, on a appris à connaître nos producteurs locaux, on a tissé des liens de confiance, explique M. Calloo. On a aussi des clients fidèles qui reviennent chez nous pour la qualité de notre menu et pour la tranquilité des lieux. »

Le couple a fait le choix d’en prendre plus sur ses épaules et d’élaguer son menu afin d’offrir ce qu’il fait de mieux.

Trois studios coquets rappelant des mini-maisons — le salon et la salle de bain se trouvant sous une douillette chambre à l’étage — peuvent accommoder des couples, avec ou sans enfants, dans un bâtiment détaché, mais pas très loin de la cuisine et de la salle à manger de l’établissement, qui peut accueillir 40 personnes assises à l’intérieur et une quinzaine d’autres sur sa terrasse.

Belle découverte

Moins connue que la cuisine du Fruit défendu, l’auberge, qui allie dans son décor modernité et charme champêtre, existe pourtant depuis aussi longtemps que le restaurant. Trois studios coquets rappelant des mini-maisons — le salon et la salle de bain se trouvant sous une douillette chambre à l’étage — peuvent accommoder des couples, avec ou sans enfants, dans un bâtiment détaché, mais pas très loin de la cuisine et de la salle à manger de l’établissement, qui peut accueillir 40 personnes assises à l’intérieur et une quinzaine d’autres sur sa terrasse.

« Il y a toujours quelqu’un chez nous, souligne Mme Guénette. On offre la formule bed & breakfast en semaine, et la fin de semaine, quand le restaurant est ouvert, on offre aussi le souper. »

Avant, grâce aux pièces estivales présentées au Théâtre de Rougemont, on affichait complet les fins de semaine avec beaucoup d’avance. Mais les gens qui venaient, partaient rapidement pour le souper-spectacle et quittaient tôt le matin. Très peu profitaient du site, déplore le couple.

Or, comme aucune pièce n’a été présentée cet été à Rougemont, ce fut l’occasion pour de nouveaux clients de découvrir la petite auberge. « À Granby, il y a certaines fins de semaine, en été,où tous les hôtels affichent complet, indique Mme Guénette, alors certaines personnes finissent par louer chez nous. »

La présence de l’auberge sur la plateforme AirBnb a aussi aidé à la faire découvrir à une plus vaste clientèle.

« Cette année, on voit que Airbnb nous aide beaucoup. On reçoit au moins une demande d’hébergement par semaine avec cette plateforme », se réjouit Mme Guénette.

Évasion

Mais même si c’est par hasard que des clients découvrent l’endroit, que plusieurs qualifient de « secret bien gardé », c’est bien délibérément qu’ils choisissent d’y retourner.

« Il arrive souvent qu’après un premier séjour, les gens souhaitent revenir », raconte Mme Guénette.

Et pour cause. Planté au cœur d’un site calme et bucolique, l’auberge réunit les conditions parfaites pour « s’évader », soutient la propriétaire.

« C’est une évasion, un temps d’arrêt, note-t-elle. On n’a pas de marina, de cascades d’eau ou de ski. Mais autour, il y a les vignobles, les vergers. Il y a une piste cyclable. Il y a une savonnerie. On a une piscine, on peut marcher et lire. En hiver, il y a des sentiers de ski de fond et de raquette à proximité. Quand on prend le temps de s’arrêter ici, c’est un beau répit ! »

« C’est de l’hôtellerie à petite échelle. Nous avons des clients qui viennent ici vivre une expérience particulière et découvrir les produits du terroir local, mentionne M. Calloo. Ils sont à la bonne place ! »

Comme c’est désormais la tradition pendant le temps des sucres ou le temps des pommes, les petits-déjeuners seront de retour au Fruit défendu en septembre et en octobre, tous les dimanches durant les Week-ends gourmands au programme.