La conseillère municipale Louise Morin, qui pilote le projet de place publique, et la directrice de la bibliothèque commémorative Pettes, Jana Valasek.

Bibliothèque Pettes: un besoin criant d’espace

Derrière la grande porte victorienne en bois du 276, rue Knowlton à Lac-Brome, se cache un lieu où culture et découverte se côtoient: la bibliothèque commémorative Pettes. Construite en 1893, la voilà trop exiguë pour répondre aux besoins de la communauté. Une réalité qui a donné naissance à un projet d’agrandissement.

Plus de 20 000 livres sont entassés sur les étagères dans ce bâtiment patrimonial construit en brique rouge. Pas étonnant quand on sait qu’elle ne comptait que 400 volumes à ses débuts. «Ça fait environ deux ans qu’au lieu de se départir des livres et de les enlever de notre collection, on les met dans un local loué et on va les chercher pour les citoyens», explique Jana Valasek, directrice de la bibliothèque commémorative Pettes, un établissement privé opéré par un conseil d’administration, mais ouvert aux citoyens.

Ce n’est qu’un exemple du manque d’espace avec lequel les employés et bénévoles doivent composer. Là-bas, une seule salle sert à la fois de cafétéria, de salle de rencontre et d’atelier de réparation de bouquins.

Divers travaux ont été réalisés au fil du temps. La section arrière du bâtiment, anciennement occupée par un logement hébergeant la bibliothécaire de l’époque, a été défaite pour céder sa place aux livres. Le sous-sol a été aménagé pour recevoir, entre autres la section des livres pour enfants.

À l’époque, une pièce était accessible à l’étage du bâtiment, mais dans les années 1950, après la Deuxième Guerre mondiale, elle a été convertie en logements pour des raisons financières. Ils sont d’ailleurs toujours occupés.

Agrandissement
Lors de l’élaboration d’un plan stratégique, l’idée d’agrandir la bibliothèque a vu le jour. La vision de son conseil d’administration rejoint d’ailleurs celle de la municipalité, notamment dans ce désir d’offrir une place publique à la communauté en proposant une nouvelle programmation, comme divers ateliers, aux citoyens et visiteurs.

Sa façon de voir les choses est également la même quant au caractère unique à offrir à la bâtisse patrimoniale. «J’ai toujours pensé que ce serait intéressant d’ouvrir la partie arrière, qu’elle soit plus moderne», souligne Mme Valasek.

La directrice souhaite que les travaux d’agrandissement, dont l’échéancier n’est pas établi, puissent permettre l’aménagement d’une salle pour y accueillir, notamment, des expositions. La création d’espaces de travail fermés, mais vitrés et pouvant accueillir trois ou quatre personnes, est aussi dans les plans.

Le bâtiment pourrait également offrir les commodités, telles que les toilettes pour les usagers de la place publique, ou encore le kiosque d’information touristique, cite-t-elle en exemple. Offrir un coin aux enfants et même aux adolescents, moderniser le mobilier et améliorer l’éclairage figurent sur la liste des souhaits formulés par le personnel de la bibliothèque. Une étude de préfaisabilité a été commandée pour voir ce qu’il serait possible de réaliser et à quel prix.

«C’est une chose de trouver les fonds pour le projet, mais pour nous, ce qui est important, c’est la survie à long terme de cette institution. Il faut être responsable», affirme Mme Valasek. Le projet pourrait se réaliser en 2020, mais la directrice précise qu’il franchit «une étape à la fois». «La réalité c’est qu’on a découvert qu’on aimerait avoir plus d’espace. Qu’est-ce que ça pourrait être? On en est là en ce moment.»