La PME poursuit le développement de ses produits, soutient Benjamin-Pierre Denis, ici en compagnie de sa mère, Monique Vaillancourt.

Denis Cimaf: toujours en croissance

ROXTON FALLS — On ne chôme pas chez Denis Cimaf. La demande croissante pour ses débroussailleuses industrielles fait que l’entreprise de Roxton Falls peine à en fabriquer au même rythme qu’elles sont vendues. La PME devra augmenter la cadence. Le tout se traduira par la création de nouveaux emplois.

Les ventes de débroussailleuses Denis Cimaf fracassent des records. Elles sont en hausse de 30 % depuis les deux dernières années, souligne Simon Denis, responsable de la production de la compagnie familiale. Leurs équipements sont très prisés aux États-Unis où ils sont utilisés pour dégager la végétation dans les emprises routières, ferroviaires, autour des lignes de transport d’électricité, des oléoducs et des gazoducs. «Ce sont des machines très performantes», soutient-il.

Le marché américain continue d’être le terrain de jeu privilégié de l’entreprise fondée en 1998. Près de 85 % de ses équipements prennent le chemin des États-Unis, alors que le marché canadien en accueille 10 % et l’Amérique du Sud, surtout le Brésil, 5 %. Les débroussailleuses Denis Cimaf sont notamment utilisées par des départements de transport dans différents États ainsi que par l’armée, explique Benjamin-Pierre Denis, responsable du développement des produits de la boîte.

La direction tourne maintenant son regard vers les États de l’Ouest américain. Elle vient d’engager un vendeur pour y prospecter l’intérêt de l’industrie pour les 15 modèles de débroussailleuses fabriquées à Roxton Falls. Au même moment, l’entreprise poursuit le développement de ses véhicules forestiers et de débroussaillage. Des véhicules qui représentent 5 % de son chiffre d’affaires.

Le défi est de gérer cette croissance et ces perspectives de nouveaux marchés, indique Simon Denis. Cette nouvelle étape de la PME survient alors qu’elle vient de perdre son fondateur, Laurent Denis. L’industriel est décédé en mars à l’âge de 68 ans. Un choc pour la famille. «Il s’occupait d’un paquet d’affaires, avait plein d’idées et de projets en tête. Il y a beaucoup de choses qu’on découvre. On essaie de démêler tout ça», explique son fils Benjamin-Pierre. «On doit continuer», dit-il.

Les deux frères peuvent compter sur l’appui de leur mère dans cette difficile transition. Monique Vaillancourt prête main-forte aux finances et à l’administration. «Mon mari en faisant beaucoup et il connaissait tout dans l’entreprise. Nos fils ont appris de lui et sont capables de la faire fonctionner.»

Croissance rapide
Denis Cimaf emploie aujourd’hui 43 personnes. C’est une croissance rapide quand on se rappelle que l’entreprise n’en comptait que 18, il y a cinq ans. «La production a été triplée», confirme Simon Denis. Chaque semaine, quatre débroussailleuses sortent de l’usine roxtonnaise.

L’entreprise a besoin de nouveaux bras pour l’aider à faire face à son carnet de commandes. Près d’une dizaine de postes sera créée, souligne Simon Denis. En plus d’augmenter le nombre d’équipements fabriqués, l’ajout de travailleurs devrait permettre de réduire les délais de livraison. Il se passe six semaines entre la commande d’un équipement et sa livraison. «On veut réduire ce délai. Quand un entrepreneur passe chez un concessionnaire pour une débroussailleuse, c’est qu’il en a besoin rapidement. On veut lui donner notre équipement le plus rapidement possible», dit-il.