Jeunes en santé a reçu une subvention du Fonds d’aide au rayonnement régional qui lui permettra de bonifier ses services.

Bouger et cuisiner

Acton Vale — Bien s’alimenter et faire de l’activité physique sont de saines habitudes de vie à adopter dès le jeune âge. Les élèves de la MRC d’Acton en savent quelque chose. Chaque année, ils reçoivent la visite des équipes de Jeunes en santé qui les font bouger et cuisiner. Grâce à une subvention du Fonds d’aide au rayonnement régional, ces services seront bonifiés et les petits de centres de la petite enfance recevront, eux aussi, la visite de ce joyeux organisme.

Promouvoir les saines habitudes de vie auprès des enfants de zéro à 16 ans, c’est la mission que s’est donnée Jeunes en santé. Et celle-ci ne se limitera plus qu’aux établissements d’enseignement. Grâce à une subvention de 759 300 $ du Fonds d’aide au rayonnement régional, les professionnels de Jeunes en santé iront maintenant à la rencontre des tout-petits qui fréquentent les CPE du territoire, c’est-à-dire dans les MRC d’Acton et des Maskoutains.

« On espère les rencontrer une fois par mois pour les préparer à la maternelle. Ils connaîtront le fonctionnement de Jeunes en santé et ils auront déjà une base en alimentation et en psychomotricité », explique Véronique Laramée, coordonnatrice de Jeunes en santé. Les enfants de quatre ans seront visités lors de la première année du programme, à compter de l’automne prochain. Celui-ci pourrait ensuite s’adresser aux tout-petits de trois ans.

Ateliers
La subvention permettra également à Jeunes en santé de bonifier ses services qui s’adressent aux élèves de la commission scolaire de Saint-Hyacinthe, notamment dans les écoles d’Acton Vale, Sainte-Christine et Roxton Falls. Tous les élèves de la maternelle à la sixième année reçoivent, deux fois par année, la visite de techniciennes en diététique qui proposent divers ateliers culinaires.

« Le thème était la malbouffe cette année, alors que c’était les légumineuses l’an passé. Le premier atelier est toujours un peu plus théorique parce qu’on leur dit pourquoi c’est important de bien manger, c’est quoi la malbouffe, etc. Mais ils font toujours une recette facile. Le deuxième atelier, ils cuisinent vraiment », explique Véronique Laramée.

Au premier atelier, les enfants ont appris à cuisiner et à assaisonner leur maïs soufflé à la maison à l’aide d’épices qu’ils possèdent dans leur garde-manger. Ils ont aussi cuisiné des crêpes accompagnées d’un mélange de pomme et de cannelle.

Un projet verra le jour, l’automne prochain, pour rejoindre les parents. Ils seront invités à visionner une courte vidéo vantant les bienfaits des collations santé. « On ne veut pas que ce soit une vidéo négative qui tape encore sur les doigts des parents. Ce sera positif. On expliquera pourquoi la pomme est meilleure que le Jos Louis comme collation. On veut expliquer les bienfaits d’une saine alimentation », résume la coordonnatrice.

Psychomotricité
Bien s’alimenter, c’est bien. Bouger, c’est tout aussi important. Des kinésiologues de Jeunes en santé développent aussi des activités, puis visitent les enfants de la maternelle et ceux qui fréquentent des classes d’adaptation et de communication. Il le font à raison d’une fois par mois.

Les ateliers, d’une durée de 45 minutes, permettent aux tout-petits de développer leur équilibre, leur latéralité, voire leurs lancers. Tout cela dans le but de travailler leur psychomotricité. « Oui on les fait bouger, mais c’est plus que ça, précise Mme Laramée. Il ne faut pas se le cacher : avec l’arrivée des tablettes et des écrans, les enfants sont de plus en plus mous. Ils ont de la difficulté à se tenir en position d’écoute, les jambes croisées. Ce n’est pas généralisé, par chance, mais on en voit de plus en plus. On a beaucoup de travail à faire. »