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Prestation de l’artiste Geoffroy lors de la mouture 2017 du festival
Prestation de l’artiste Geoffroy lors de la mouture 2017 du festival

Retour possible du festival de La Grosse Lanterne

Nicolas Bourcier
Nicolas Bourcier
La Voix de l'Est
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Le festival La Grosse Lanterne sera de retour sur un terrain boisé de Béthanie en bordure de la rivière à l’été 2021... à condition que le financement soit au rendez-vous.

« La Grosse Lanterne c’est de l’illumination de forêt, c’est du camping, c’est les produits locaux, c’est la musique émergente, c’est d’essayer de garder des ratios de musique francophone et d’essayer de piger à gauche et à droite dans les styles qui émergent et c’est de bien représenter le multiculturalisme », décrit le fondateur du festival lancé en 2014, Mathieu Portelance.

L’événement se tient habituellement sur trois jours. Les festivaliers pourront planter leur tente dès le vendredi pour profiter de projections cinématographiques et d’un peu de musique, question de mettre la table pour la programmation musicale principale qui sera présentée le samedi. De nombreux artistes ont foulé la scène à Béthanie depuis le premier festival, dont Koriass, Lisa Leblanc, Geoffroy et Dead Obies.

Mathieu Portelance, organisateur, lors de l’édition 2016 du festival

La journée de dimanche permettra aux campeurs de décompresser en profitant du site naturel. « Les gens profitent de la nature, de la rivière, ils font des barbecues et ils écoutent de la musique, mais pas trop fort. C’est la journée pour décanter », explique l’organisateur.

La Grosse Lanterne se donne aussi la mission de promouvoir les produits locaux et les microbrasseries. « On est en train de créer de belles alliances avec la MRC et les acteurs du milieu agroalimentaire. On essaie d’engager localement. Ce sont des trucs qui nous tiennent vraiment à cœur ».

Financement

« On fait face à des défis majeurs, affirme Mathieu Portelance. On ne peut pas faire un festival à 250 personnes et espérer fermer notre budget à zéro ou faire des profits. Le challenge est de faire des demandes de subventions et de partenariat avec des commanditaires pour être en mesure de faire un festival avec des petits moyens. On dépend de ça. »

Les festivaliers peuvent planter leur tente sur le bord de la rivière.

C’est d’ailleurs ce qui occupe le plus clair de leur temps et, bien que les démarches « avancent à bon train », les organisateurs n’ont pas encore toutes les confirmations pour assurer la tenue du festival.

Il est encore trop tôt pour s’avancer sur la date de tenue du festival, mais les organisateurs ont bon espoir de pouvoir faire une annonce officielle d’ici la fin du mois de mai. « Ce ne sera pas au début de l’été, c’est la seule chose que je peux dire, comme ça on met le plus de chances de notre côté », dit M. Portelance.

Les petites lanternes

Après deux années de pause, La Grosse Lanterne est revenue les 19 et 20 septembre 2020 pour une édition adaptée au contexte sanitaire sous le nom des Petites lanternes.

La journée de dimanche permettra aux campeurs de décompresser de profiter du site naturel.

Les organisateurs avaient profité du programme d’aide aux initiatives innovantes de la SODEC pour relancer les activités du festival en version distanciation avec un maximum de 250 personnes, alors que l’événement attirait auparavant jusqu’à 2000 festivaliers.

« Ça s’est super bien passé. Il n’y a pas eu d’éclosion, ça été vraiment un succès, surtout considérant qu’on était un des seuls festivals à avoir eu lieu en temps de pandémie, affirme M. Portelance. Le festival s’est terminé le samedi et le dimanche soir la limite de personnes est tombée à 50 personnes. On a été vraiment chanceux, on est passé juste. »