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Le Gîte des Oies, à Roxton Falls, fait partie des producteurs que l’on retrouve sur le marché public en ligne.
Le Gîte des Oies, à Roxton Falls, fait partie des producteurs que l’on retrouve sur le marché public en ligne.

Le marché public en ligne là pour rester dans Acton

Roxanne Caron
Roxanne Caron
La Voix de l'Est
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Lancé il y a près d’un an, le marché public en ligne de la MRC d’Acton n’est pas prêt de s’éteindre.

Preuve que les citoyens étaient prêts à faire une place aux producteurs agroalimentaires de la région, le marché a connu dès le départ un bel engouement. Les membres du conseil d’administration ont donc dû s’adapter rapidement pour organiser des points de cueillette. On en retrouve maintenant quatre sur le territoire : les Idées Pousses à Acton Vale, le Verger Cidrerie Larivière à Saint-Théodore d’Acton, les Trouvailles Gourmandes du Canton à Roxton Falls et la Brûlerie Mondor à Saint-Hyacinthe. (Cliquez ici pour le marché public en ligne de la MRC d’Acton)

En été, les clients peuvent aussi récupérer leur commande au Marché public de Sainte-Christine. « C’est un beau partenariat entre les deux marchés qui se complète, parce qu’à ce jour on n’a pas de présence physique », fait valoir Nicolas Baron, président du CA du marché.

Cela ne l’empêche toutefois pas de rêver à ce qu’une « fête des récoltes » voit éventuellement le jour. Un événement qui pourrait se tenir une fois par année, selon lui.

« On regarde toutes les possibilités », laisse-t-il entendre.

Avec 23 producteurs présents sur le marché en ligne, on peut dire que l’offre est plutôt complète : on y trouve, entre autres, de l’agneau, du bœuf, du porc, des produits de l’érable, du vin, du cidre, des fruits et légumes, de l’oie, du canard, de la pintade, et des producteurs maraîchers, etc. « On a de quoi se faire toute une fête! L’année prochaine, c’est sûr qu’il va y avoir quelque chose de physique », projette celui qui est aussi copropriétaire du vignoble et érablière le Domaine du Cap à Acton Vale.

Les entreprises agroalimentaires sont bien enracinées dans la région. Plus de 90 % du territoire de la MRC d’Acton est agricole. On y compte également une vingtaine d’érablières. M. Baron croit fermement qu’elles méritent toutes d’être connues et encouragées.

Par ailleurs, pour que les citoyens aient toujours en tête l’existence du marché, il est possible de s’inscrire à une infolettre hebdomadaire : conseils alimentaires, recettes, histoires des producteurs ne sont que quelques exemples de ce que l’on y trouve.

L’union fait la force

Dans la foulée, le marché a aussi ajouté à son offre un camion réfrigéré, en sous-traitance, qui fait la livraison des produits dans toute la MRC d’Acton. Un autre rêve : celui d’abolir les frontières de la région. Mais Nicolas Baron demeure réaliste. « Il faut attaquer les projets un à la fois. On a peu de moyens. C’est carrément l’argent des producteurs qui est utilisé. Avec les profits générés par les ventes, il y a une quote-part qui va à la gestion du marché, la livraison, les frais de la plateforme », détaille-t-il.

Ce qui fait la force du marché, selon lui ? La collaboration entre les producteurs qui ont tous une réelle envie de s’impliquer dans la communauté.

Il ne faudra pas donc se surprendre de voir d’autres boîtes thématiques contenant divers produits agroalimentaires faire leur apparition. « On a fait une boîte thématique pour la Saint-Valentin, Pâques, la fête des Mères et on s’enligne pour faire la même chose avec la fête des Pères. »

Le marché virtuel a ajouté une autre corde à son arc grâce à la récente adhésion d’un restaurant qui dispose d’un volet traiteur. Celui-ci propose des plats cuisinés avec des produits 100 % locaux.

En peu de temps, le nombre de producteurs présents sur la plateforme a bondi de sept, passant de 16 à 23. Inévitablement, l’ajout de nouveaux producteurs se traduit toujours par de nouveaux clients, se réjouit M. Baron.