Éric Gauthier a voulu sortir du lot en lançant une animalerie où on s’y sent comme à la maison. La formule semble fonctionner et la croissance se passe bien.

Une animalerie... comme à la maison!

Quand on met le pied dans ce local de la rue Principale, difficile de se sentir comme dans une animalerie. Éric Gauthier, propriétaire de Surplus animalier, a tout fait pour sortir du cadre. À commencer par les planchers aux textures boisées, aux murs de briques et aux boiseries. C’est comme à la maison!

«Comme j’ai des animaux, j’allais dans des animaleries, mais je n’aimais pas ça, avoue-t-il. Aucune place n’était intéressante. Souvent, ça ne sent pas bon, c’est blanc et ce n’est pas beau.»

Un jour, impliqué dans une histoire d’affaires rocambolesque, il a hérité.... d’un commerce. Proactif et amoureux du lieu, il a mis ses idées à exécution pour faire de la place la sienne. Aujourd’hui, du magasin de liquidation de surplus d’inventaires dont il a hérité, il ne reste que le nom. L’ouverture de l’animalerie nouveau genre, qui emploie trois personnes en plus du propriétaire, s’est faite en novembre 2017.

Tout y est différent, à l’exception de quelques produits classiques. Des chaises sont disposées un peu partout pour s’asseoir et discuter. Les animaux sont les bienvenus accompagnés de leur maître le temps d’un café sur la terrasse. Deux parcs à chien, où les chats sont admis (!), se trouvent dans la cour arrière. Un foyer ajoute également à l’ambiance chaleureuse de l’endroit.

« Les gens se sentent chez eux quand ils entrent ici, indique celui qui a aussi lancé la Fondation De bon cœur il y a un an. Certains entrent et enlèvent leurs souliers! C’est pour vous montrer qu’ils pensent vraiment entrer dans une vraie maison.»

Les chats et les chiens venus se faire masser, toiletter ou couper les griffes peuvent se promener dans l’animalerie à leur guise. Des barrières pour enfants bloquent les accès pour éviter que les animaux ne se sauvent. Cela permetaussi aux animaux de chaque côté d’avoir un premier contact. Les enfants peuvent également prendre et flatter des lapins, de même que les deux chiens et le chat de M. Gauthier, Rahja.

Produits québécois
Le propriétaire suit même la mode en offrant une section complète de vêtements pour chiens. «Une femme confectionnait nos manteaux, mais elle en fait moins, ayant changé de branche... J’ai encore des fournisseurs qui font du sur mesure. J’essaie d’encourager l’économie locale. »

Tutus, cotons ouatés, petits bas, robes, il y en a pour tous les goûts. Plusieurs collections sont fabriquées au Québec, comme beaucoup d’autres accessoires, mais quelques morceaux viennent également de la Chine, histoire de convenir à tous les budgets.

Très bientôt, de la nourriture en vrac sera offerte, ainsi qu’une «chaudière», que les clients pourront faire remplir, au besoin.

Des structures pour les chats et des lits de toutes sortes sont également offerts. Des trucs très différents de ce que les amoureux des animaux peuvent trouver ailleurs.

Probablement la seule chose qu’on ne trouve pas chez Surplus animalier, ce sont des chats et des chiens à vendre. « Je veux que ce soit des éleveurs certifiés qui les vendent, pas qu’ils viennent d’usines comme dans beaucoup d’autres animaleries... J’aime pas ça voir un chat ou un chien dans une cage. Ils n’ont pas l’air bien et ça me fait de quoi de voir ça. »

« Je voulais offrir quelque chose de différent des animaleries standards», poursuit-il. Une formule qui semble fonctionner. « Ça se passe bien. On travaille fort pour se faire connaître. Ça va aussi quand même bien dans ma croissance d’entreprise. »

Il espère d’ailleurs développer son concept ailleurs.

À Farnham, il profite de l’effervescence que connaît le centre-ville et qui est favorable aux commerçants. Et les emplois qui se créeront dans les prochains mois dans le quartier industriel mousseront cette énergie positive, croit Éric Gauthier.. «Il y a de belles choses qui s’en viennent à Farnham.»