La gestion du Marché public de la Station Gourmande de Farnham sera désormais sous la responsabilité de la municipalité.

Marché public: la Ville en assurera la gestion

La gestion du Marché public de la Station Gourmande de Farnham sera bientôt du ressort de la municipalité. Ainsi, elle ne sera plus à la charge de la Coopérative de solidarité. Ce changement de garde permettra, entre autres d’assurer la pérennité du marché.

« C’est une excellente nouvelle », affirme Sylviane Tardif, présidente de la Coopérative de solidarité, qui assurait la gestion du marché public depuis 2011.

La demande de changement de garde est d’ailleurs une initiative de la coopérative. Chaque année, les membres vivaient dans l’incertitude de savoir s’ils obtiendraient du financement, et si oui, à quelle hauteur. Ils devaient également multiplier les démarches, notamment pour obtenir des subventions, afin d’avoir un budget opérationnel convenable. Le poste budgétaire le plus important était accordé à l’embauche d’une coordonnatrice à temps partiel.

La Ville de Farnham a toujours offert un soutien financier au marché public. Les élus ont d’ailleurs revu à la hausse leur aide en 2018 en remettant 15 000 $. Cela a permis d’obtenir les services de la coordonnatrice Andréanne Samson sur une plus longue période. Les retombées ont été positives, affirme Mme Tardif. « Ça a fait toute la différence au niveau de l’achalandage au marché. Je suis l’un des maraîchers et on le voit. C’est significatif. »

Pérennité d’un joyau
La coopérative croyait qu’il était tout naturel que la gestion soit cédée à la Ville, qui a d’ailleurs fait construire le bâtiment permanent dans laquelle se tient le marché. « Avec le nouveau conseil municipal, on savait qu’il y avait des portes ouvertes, la volonté d’aider le marché public et d’en faire quelque chose de citoyen. On s’est dit “pourquoi pas” ! », explique Mme Tardif, qui estime que la pérennité du marché sera ainsi assurée.

Ce point de vue est partagé par le maire de Farnham, Patrick Melchior. « Le marché public s’inscrit dans la volonté de développer l’agrotourisme, de devenir la porte d’entrée de la Route des vins. C’est juste normal que la Ville le prenne en charge. C’est un joyau et la Ville doit s’impliquer », estime-t-il.

Les membres de la Coopérative de solidarité, composée principalement de producteurs, espèrent être tout de même consultés à l’avenir. « On veut essayer de garder un certain droit de veto pour avoir un regard sur les décisions prises par rapport au marché », indique Mme Tardif.

C’est d’ailleurs la volonté de la Ville, affirme M. Melchior. « Ils auront leur comité et ils auront leur mot à dire. »

La gestion sera assurée par les autorités municipales à compter du 1er janvier 2019.