Marylyne Tremblay, l’enseignante qui chapeaute l’initiative.

Les élèves de J.-J.-B. à la rescousse

Un allié de taille s’amène dans la lutte pour la protection des milieux naturels de Farnham : les élèves de l’école secondaire Jean-Jacques-Bertrand (J.-J.-B.).

En collaboration avec la Ville, les adolescents de secondaire 1 à 3 inscrits à l’Horizon scientifique participeront à la mise en valeur de quatre secteurs : le Centre de la nature de Farnham, les Îles de la rivière Yamaska, le milieu forestier en zone blanche de La Tourbière et la bande riveraine du chemin Yamaska.

« On part des connaissances scientifiques que les élèves apprennent en classe et on rend ça ultra concret », indique l’enseignante Marylyne Tremblay, qui chapeaute cette initiative en compagnie de sa collègue, Marie-Claude Pineault.

En plus de l’acquisition de connaissances, les élèves feront des analyses d’eau, de faune et de flore, des inventaires, du nettoyage et de la plantation de végétaux.

Trésors cachés

La création de dépliants, d’écriteaux, voire de sentiers, est aussi envisagée, tout comme la mise sur pied de visites guidées, de kiosques d’information et l’aménagement d’abris pour certains animaux comme les chauves-souris. Le tout, de concert avec un biologiste.

« Au lieu de vendre des produits, on vend des services environnementaux », dit Mme Tremblay, qui enseigne également le français et l’histoire.

L’activité, qui demandera entre 15 et 20 heures par groupe durant l’année scolaire, permettra également de découvrir les « trésors cachés » des milieux naturels de Farnham comme le noyer cendré, la fougère autruche et l’ail des bois.

« On est entourés de plein d’affaires qu’on ne connaît pas, fait remarquer l’enseignante. C’est important de comprendre comment l’écosystème fonctionne. On va comprendre d’où on vient et ce que l’on est. »

Embellissement

Le tout permettra d’embellir les sites visés. Au Centre de la nature, l’étang s’assèche ; il faut y planter des arbres et des arbustes. La qualité de l’eau est également à contrôler aux Îles de la rivière Yamaska, dont une partie appartient à la municipalité. Quant à La Tourbière, « tout est à faire », dit Mme Tremblay. « Il n’y a même pas de sentier ! » Finalement, du côté de la bande riveraine, une halte pour vélos et des panneaux d’interprétation sont prévus. Une serre pourrait aussi être aménagée près de l’école avec la collaboration de partenaires locaux.

Réduire la quantité de déchets à J.-J.-Bertrand et faire du fromage est également dans les plans.

« On veut que les élèves fassent partie intégrante de la communauté, poursuit l’enseignante. Comme ça, ils seront plus enclins à protéger l’environnement. »

Aussi, les jeunes développeront un esprit d’entrepreneuriat, des compétences de travail et de l’autonomie, précise Marylyne Tremblay.

L’aide de 8000 $ accordée par la Ville de Farnham permettra l’embauche de spécialistes, de faire des sorties éducatives et d’acheter le matériel nécessaire à tout ce travail formateur.