Jade Côté et Zachary Bélanger

De jeunes quilleurs s’illustrent

Elle fréquente le salon de quilles de son père depuis qu’elle est toute petite et elle a commencé ses premiers tournois vers l’âge de sept ans. La Farnhamienne Jade Côté suit les traces de son paternel, Maxime Côté, qui lui a appris les techniques et aptitudes nécessaires pour devenir une quilleuse de haut calibre.

Ses entraînements assidus ont porté leur fruit, puisqu’en mai dernier, la jeune adolescente de 15 ans a réussi à se qualifier pour les championnats du monde qui se dérouleront à Las Vegas en août 2020. Pas moins de 70 pays y seront représentés.

« Elle a terminé deuxième et c’est la seule dans sa catégorie à représenter la région », mentionne son père qui est aussi son entraîneur.

Avant de réussir cet exploit, Jade avait, quelques jours plus tôt, mis la main sur sa neuvième médaille d’or lors du championnat national Jeunes quilleurs du Canada (Youth Bowl Canada).

Et comme si cela n’était pas assez, elle a du même coup été sacrée championne canadienne en solo… pour une cinquième fois dans son parcours sportif !

Elle avait obtenu cette même reconnaissance en 2014, 2016, 2017 et 2018.

La championne canadienne de la catégorie 12-14 ans conserve une moyenne de 211 points en saison régulière.


« Certaines universités américaines comptent plus d’équipes de quilles que de hockey! »
Maxime Côté, le père de Jade

Le secret de son succès ?

Des heures de pratique. Environ six par semaine, estime son entraîneur.

Pour se préparer aux championnats du monde, Maxime précise que sa fille doit tester différents patrons d’allées, car les conditions de celles-ci sont plus difficiles qu’à l’habitude durant les championnats.

Il faut dire que ce sport est une affaire de famille chez les Côté. Maxime baigne dans ce milieu depuis sa tendre enfance, puisque son père a acheté un salon de quilles à Farnham en 1979.

Les différentes ligues du Salon de quilles Côté regorgent d’ailleurs de talents qui ne cessent de s’illustrer sur la scène sportive.

C’est notamment le cas de Zachary Bélanger, 12 ans, qui fait partie de la ligue du samedi matin et dans laquelle une trentaine de quilleurs juniors évoluent.

Le Sabinois, qui maintient une moyenne de 160 points en saison régulière, s’est lui aussi démarqué au championnat national Jeunes quilleurs du Canada. Sa performance lui a valu une médaille d’or en solo et une autre en équipe.

Il a par le fait même obtenu le titre de champion canadien dans sa catégorie pour la deuxième fois alors qu’en 2017, il avait été décoré de la médaille d’or au classement individuel.

Finalement, les deux jeunes quilleurs ont raflé la première place dans leur catégorie respective au championnat provincial junior, tenus à Rouyn-Noranda, du 24 au 28 juillet.

Méconnu

Il est révolu le temps où tous pensaient que les quilles étaient démodées ou seulement destinées aux aînés. « Quand tu commences à être dans un calibre plus élevé, ça devient très technique. Tu travailles l’avant-bras, le poignet et le coude. Tu as quand même pas loin de 15 livres au bout du bras », relève Maxime.

Si ce sport est méconnu au Québec, le propriétaire du Salon de quilles Côté remarque qu’il est plus populaire aux États-Unis.

« Certaines universités américaines comptent plus d’équipes de quilles que de hockey!», illustre-t-il.

La ligue du samedi matin ressemble une trentaine de quilleurs junior.