Un bel exemple d’art public au Centre de la nature de Cowansville. L’œuvre a été créée par LaGaan, une artiste sculpteure de la région.

L’art public fait sa place

L’idée d’embellir les villes par des œuvres d’art ne date pas d’hier. Cowansville emboîte le pas à ce mouvement à travers sa Politique d’acquisition d’art public.

Comme dans plusieurs autres municipalités du Québec, l’intégration et la mise en valeur de telles œuvres allaient de soi à Cowansville, affirme la directrice du Service de la culture, du tourisme et du patrimoine à la Ville, Marie-Maude Secours. « L’art, c’est l’expression de ce que l’on est et c’est aussi notre patrimoine futur. C’est important de lui faire une place dans notre ville. Ça la rend aussi plus attrayante. Les villes qui ont développé l’art public ont fait en sorte que les gens occupaient plus l’espace public. »

On pense ici à des tableaux, bien sûr, accrochés dans divers lieux accessibles à la population.

« Mais j’aimerais bien qu’on aille vers des sculptures extérieures, parce qu’elles seront à la vue de tous les citoyens, contrairement aux toiles, qui sont moins visibles. »

D’autant plus, note Mme Secours, que Cowansville possède déjà un musée où sont exposées deux collections permanentes — la collection Bruck-Lee et la collection Lee-Vermeille. On retrouve également quelques œuvres à l’intérieur de la bibliothèque municipale et de l’hôtel de ville.

La Ville s’est donc engagée à investir 6 000 $ par année dans l’acquisition d’œuvres, tant et aussi longtemps que la Politique sera en place.

« C’est notre première année. On procédera par appel de projets auprès d’artistes locaux en priorité. Mais on ne se limitera pas. On ira selon la pertinence de la réponse à l’appel de projets », ajoute la directrice.

Un comité d’acquisition, composé de Mme Secours, d’un élu municipal, du directeur de l’aménagement urbain et de l’environnement, et de deux représentantes du Musée Bruck, verra à sélectionner des œuvres répondant aux critères de la Politique d’acquisition.

« On va y aller selon les besoins. Il ne sera pas nécessaire de dépenser l’enveloppe complète chaque année. C’est un fonds. »

Comme à la plage

Idéalement, les œuvres d’art choisies seront installées dans les endroits les plus fréquentés, comme les parcs et le centre-ville. Marie-Maude Secours fait par ailleurs remarquer que le Centre de la nature de Cowansville affiche déjà une œuvre d’art public depuis l’an dernier. Créée par l’artiste sculpteure LaGaan, celle-ci prend la forme de six grandes fleurs élaborées à partir de fers à cheval.

La volonté de mettre en place la Politique a été grandement influencée par cette collaboration réussie entre la Ville et LaGaan, soutient d’ailleurs Mme Secours.

Ce nouveau projet vient visiblement combler un souhait qui était cher à la dame. « Dans toutes les politiques culturelles, on parle de soutien aux artistes, de la promotion de l’art. Ce n’est pas tout d’organiser des expositions temporaires. Avoir une collection d’art public, c’est faire en sorte que les gens puissent côtoyer des œuvres en marchant dans la rue, consulter une fiche, en apprendre davantage sur l’artiste et sa démarche... », dit-elle.

Le nom de la future collection publique n’est pas encore connu.