Le conseiller Philippe Mercier et la mairesse de Cowansville, Sylvie Beauregard, veulent toujours plus consulter les jeunes citoyens.

Cowansville veut faire place aux jeunes

La municipalité de Cowansville compte faire place à la jeunesse. Un comité vient d’être mis sur pied afin d’entendre les aspirations et les revendications des 18-30 ans.

«Ce sont eux l’avenir de Cowansville, il faut être à leur écoute si on veut les garder», dit la mairesse, Sylvie Beauregard.

Selon elle, l’idée aurait germé lors de la dernière campagne électorale. «Les jeunes nous disaient qu’il n’y avait rien pour eux à Cowansville, raconte-t-elle. On a voulu remédier à ça.»

Un appel à tous a d’abord été lancé sur le site de la Ville et sur les réseaux sociaux pour présenter le projet et demander qui serait intéressé à y participer, explique le conseiller Philippe Mercier, qui a animé la discussion lors de la première rencontre.

Pour cette première mouture, aucune candidature n’a été écartée. Avec une trentaine de jeunes adultes régulièrement consultés par la municipalité, les élus croient que l’échantillonnage permettra de dresser un portrait juste des aspirations des jeunes Cowansvillois.

«Il y a toute une différence entre les besoins des 18 et des 30 ans!», souligne Mme Beauregard.

Première rencontre
Le comité s’est déjà réuni au Centre de la nature. «On voulait un cadre plus convivial et c’était l’occasion pour eux de voir les rénovations faites là-bas», avance la mairesse. C’était surtout le moment de s’entendre sur le cadre des rencontres et de prendre le pouls des participants.

Trois directeurs de services municipaux étaient sur place pour informer les participants sur les réalités de la municipalité.

«Il faut rester réalistes, souligne le conseiller Mercier. Des projets de 5 millions $, tout le monde en a!»

Le comité a prévu de renouveler l’expérience entre trois et quatre fois par année.

«On ne veut pas que ça devienne un fardeau. On veut que ça reste intéressant», souligne le conseiller municipal.

Projet-pilote
«Un groupe Facebook a été créé. On pourra l’utiliser s’il y a des dossiers sur lesquels on voudrait avoir leur opinion plus rapidement», explique M. Mercier.

Les élus ignorent quel usage sera fait du comité. Il s’agit encore, pour le moment, d’un projet-pilote, mais la mairesse n’écarte pas que celui-ci pourrait éventuellement être doté d’un budget afin de réaliser certaines activités.

«Le comité sera là tant et aussi longtemps que les jeunes voudront y participer, dit-elle. Maintenant, c’est à nous de le garder vivant. Il faut continuer à l’alimenter.»