La Ruche d’Art accueille gratuitement tous les citoyens qui souhaitent développer leur fibre artistique dans une ambiance amicale.

Ça bourdonne à la Ruche d’art !

La dernière fois qu’on a eu des nouvelles de la Ruche d’art, l’endroit s’apprêtait à ouvrir ses portes. Un an plus tard, ce lieu de création bourdonne — littéralement — d’activités!

Ce premier anniversaire a d’ailleurs été souligné joyeusement, samedi dernier, avec cupcakes et piñata maison.

«La Ruche d’art était une demande de la population de Cowansville et elle répond à un besoin», constate la directrice du service de la culture, du tourisme et du patrimoine de la Ville de Cowansville, Marie-Maude Secours.

Rappelons que les Ruches d’art — qui composent un réseau international — sont des lieux de rencontre où tout un chacun peut se rendre gratuitement pour laisser s’exprimer sa fibre artistique, dans une ambiance amicale.

Dans son local du 126 de la rue Principale, la Ruche d’art de Cowansville connaît un beau succès. À la fin mars, soit huit mois après son ouverture, pas moins de 825 visiteurs en avaient franchi la porte. Un achalandage que Mme Secours qualifie de «fantastique», quand on sait que l’endroit n’est accessible que deux jours par semaine.

L’artiste cowansvilloise France Brassard est sur place le mardi de 16h à 19h et le samedi entre 13h et 17h pour accueillir et guider les participants dans leurs élans créatifs. Le concept encourage également les personnes présentes à s’entraider.

«Ce projet a un volet social important, axé notamment sur la mixité. Les jeunes adultes, les aînés, les familles... tout le monde s’y côtoie dans une ambiance bon enfant. Certains habitués apportent même des collations à partager!», fait remarquer Mme Secours.

Pour meubler l’espace et bien l’équiper en matériel artistique avant son ouverture, le comité de la Ruche d’art avait lancé un appel au public. Et la réponse a dépassé les attentes. «Ç’a été au-delà de nos besoins, et ça continue. On a même pu aider d’autres Ruches d’art», indique la directrice.

En fait, l’organisme n’achète rien, préférant utiliser les trésors — tablettes de dessin, peinture à l’huile, ensemble de calligraphie, etc. — qui lui sont généreusement offerts.

Résultat : le local a de véritables allures d’atelier d’artiste avec son espace ouvert, son coin nettoyage, ses grandes tables de travail et ses œuvres déposées un peu partout.

Ce qu’on y crée l’est surtout pour le plaisir, mais il arrive que certaines pièces soient exposées pour la vente, dans le but de financer la Ruche, dont la naissance et/ou le fonctionnement sont tributaires de la Ville de Cowansville, du Pacte Brome-Missisquoi et d’autres partenaires financiers.

Son budget d’exploitation se chiffre à environ 20 000 $ par année, estime Marie-Maude Secours, qui croit dur comme fer aux vertus d’un tel projet.