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Gérard Houle, président du comité de sauvegarde du bassin versant du lac Davignon
Gérard Houle, président du comité de sauvegarde du bassin versant du lac Davignon

Opération sensibilisation sur le lac Davignon

Olivier Pierson
Olivier Pierson
La Voix de l'Est
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Le comité de sauvegarde du bassin versant du lac Davignon a décidé de s’attaquer au problème de la prolifération d’une plante envahissante appelée myriophylle à épis. La première étape consistera à sensibiliser les usagers par l’intermédiaire de bouées placées dans des zones où cette espèce exotique est particulièrement problématique.

Les endroits ciblés se trouvent près de deux zones d’embarcation, mais aussi dans des secteurs où la faible profondeur de l’eau favorise le développement de cette mauvaise herbe aquatique friande de nutriments et de sédiments. « On veut éviter que les gens circulent dans les lieux que l’on a identifiés. La prolifération de cette plante est souvent causée par les embarcations, qui vont la fragmenter et ainsi favoriser sa propagation », rappelle Gérard Houle, président du comité de sauvegarde, qui a chapeauté une structure similaire en Abitibi-Témiscamingue, où ce fils d’agriculteur a vécu longtemps avant de s’installer à Cowansville avec sa femme, il y a cinq ans.

Leur maison est d’ailleurs bordée par le lac Davignon, un bassin d’environ un kilomètre carré dont la profondeur maximale frôle les 10 mètres. Ce dernier est alimenté par la rivière Yamaska Sud-Est (un des principaux affluents de la rivière Yamaska), elle-même nourrie par le ruisseau de Jackson et celui du North Branch.

Les gens qui fréquentent ses eaux sont souvent des amateurs de planche à pagaie, de canot et de kayak, mais aussi des pêcheurs. Les engins motorisés y sont interdits. Voilà pour le décor.

De grandes tiges

Il s’agit d’une première action pour tenter de contrer cet envahissement. D’autres opérations pourraient être menées dans les années à venir pour assainir les zones infestées, en procédant à l’arrachage des indésirables. L’apparition du myriopylle à épis, dont les tiges peuvent mesurer jusqu’à six mètres, a non seulement un impact sur la santé des plans d’eau, mais aussi sur les activités qu’on peut y pratiquer.

Dans l’immédiat, l’accent sera donc mis sur la conscientisation. Outre les messages affichés sur les bouées, une communication sera orchestrée via les réseaux sociaux et le site internet de l’organisme cowansvillois.

Bandes riveraines

L’autre sujet qui préoccupe le comité de sauvegarde concerne les bandes riveraines. Là encore, les bénévoles entendent sensibiliser la population du bassin versant — plus particulièrement ceux qui habitent au bord de l’eau — à l’importance de ce couvert végétal qui remplit plusieurs fonctions.

Si elles constituent un habitat pour la faune et la flore, ces berges jouent également un rôle contre le réchauffement excessif de l’eau, et agissent comme un filtre contre la pollution de l’eau. Elles représentent une barrière contre les apports de sédiments dans les plans d’eau et un rempart contre l’érosion des sols et des rives. « On a un dénivelé dans le bassin versant de 680 mètres, ce qui fait que l’eau de ruissellement au printemps est très rapide et qu’elle gruge facilement les endroits où il n’y a plus d’arbres et d’arbustes », souligne à cet effet Gérard Houle.

Ce dernier ajoute qu’il est essentiel de surveiller les bandes riveraines et d’en prendre soin, en évitant d’arracher tout ce qui s’y trouve, si l’on veut maintenir une bonne qualité de l’eau.

Selon le ministère de l’Environnement, le myriophylle à épis avait colonisé 203 lacs et cours d’eau au Québec en septembre 2020.