Parmi toutes les actions de développement durable réalisées depuis 2012, la valorisation des matières organiques est l’une des plus marquantes, selon le maire Louis Villeneuve.

Vers un plan de développement durable 2.0

La Ville de Bromont va se doter d’un plan de développement durable 2.0. Six ans après l’adoption de la première mouture, il est temps de mettre le plan au goût du jour, croit le maire Louis Villeneuve. Les citoyens seront invités à participer à l’exercice pour enrichir la réflexion, assure-t-il.

« Les choses évoluent. Elles changent. Prenez les automobiles électriques. On en parlait il y cinq, six ans. Aujourd’hui, c’est incroyable les avancées technologiques. C’est comme ça dans plein de domaines en lien avec le développement durable. On doit prendre le temps de réfléchir pour se donner un plan moderne et réaliste », explique
M. Villeneuve.

La révision du plan devait se faire en 2017, a indiqué le maire, mais avec la tenue des élections, le moment n’était pas propice, selon lui. La mise à jour du plan doit être exempte de pression politique, croit-il. Cela dit, il n’y a pas de vide, puisque le plan 2012-2017 continue de s’appliquer. L’horizon des changements visés est 2030, a-t-il ajouté.

Le futur plan de développement durable conservera ses cinq piliers, indique M. Villeneuve : bâtir une économie responsable, développer le territoire de manière responsable, gérer l’eau de manière intégrée et responsable, créer une communauté enrichissante et accueillante pour les visiteurs, utiliser efficacement les ressources et diminuer les gaz à effet de serre.

Des 35 actions spécifiques identifiées dans le plan, 21 ont été réalisées ou sont sur le point de l’être, signale Catherine Page, responsable des communications à la Ville. « C’est 60 %, souligne-t-elle. C’est un bon bilan. On continue de travailler sur les autres actions. »

Réalisations marquantes
De toutes les actions complétées, l’ajout d’une collecte pour les matières organiques, d’un éco-centre, l’épandage de phoslock dans le lac Bromont et la refonte du plan d’urbanisme sur des principes de développement durable sont les réalisations les plus marquantes, estime le maire.

Contrairement à d’autres plans d’action, l’actuel plan de la Ville ne comporte pas d’échéancier pour la réalisation des actions. Le prochain pourrait en avoir un, soutient
M. Villeneuve. « Ça va faire partie des questions que l’on va se poser », dit-il.

Le comité de la ville sur le développement durable se réunira d’ici peu pour préparer la mise à jour du plan de développement durable.

En 2010, la consultation publique pour jeter les bases du premier plan a réuni 500 participants, rappelle Mme Page. Lors des différentes activités pour l’imaginer, 1500 actions et idées ont été proposées. « Les citoyens se sont donné un plan à leur image. On les invite à le refaire », conclut-elle.