Des élèves du cours Cycliste averti avec David Simard, professeur d’éducation physiqueà Granby, et les entraîneurs Raphaël Marois et Maxime Roy-Bouchard, du Centre national de cyclisme de Bromont.

Un cycliste averti en vaut deux

Par un beau mardi matin, une quinzaine d’élèves de l’école primaire de l’Assomption, s’entraînent au maniement du vélo dans la rue Albert, à Granby. Ils perfectionnent ainsi leurs arrêts et virages en vue de l’obtention de leur certification Cycliste averti décernée par Vélo Québec.

Depuis 2016, le Centre national de cyclisme de Bromont (CNCB) offre la formation qui mène à l’acquisition, par les enfants, d’un
« permis de conduire de vélo ». Accompagnés d’un entraîneur, ils tentent ainsi de parfaire leur capacité à repérer obstacles et imprévus et à respecter de la signalisation routière.

Leur adresse sur deux roues et leurs connaissances sont ensuite soumises à un examen dont l’issue est la certification Cycliste averti. Huit écoles primaires de Brome-Missisquoi et de la Haute-Yamaska offrent ce cours à leurs élèves de 3e cycle cette année. Le CNCB espère qu’elles seront encore plus nombreuses l’an prochain. « On veut l’offrir à toutes les classes de la commission scolaire du Val-des-Cerfs, explique le directeur général du CNCB, Nicolas Legault. Ça serait un gros avantage, parce qu’il y aurait une plus grande sécurité sur les routes. On verrait la différence. »

Pour l’instant, la formation est dispensée dans les écoles qui en font la demande. Elle coûte 1000 $ par classe et l’enseignant doit avoir le temps et l’intérêt d’intégrer certaines notions de cyclisme dans ses cours de français et de mathématiques. L’autre moitié du cours de 15 heures consiste à un entraînement pratique en compagnie d’un entraîneur du CNCB.

Santé et maturité

Les élèves adorent l’expérience, indique M. Legault, qui a développé, dit-il, une belle complicité avec les 5e année « parce qu’ils ont une belle maturité » et sont plus disponibles que leurs camarades de 6e, très préoccupés par la fin des classes et l’horrifiant examen du Ministère ! « On voit de plus en plus de jeunes prendre conscience des bienfaits de venir à l’école en vélo, dit-il. Les parents, eux, sont plus à l’aise de les laisser aller. Par leurs enfants, ils en apprennent sur les règlements à observer. »

La Ville de Bromont a été la première à s’intéresser à cette formation pour ses écoles, et ça paraît, souligne Nicolas Legault. « On le voit à La Chantignole. Les racks à vélo sont pleins ! »

Si la province a récemment vu une diminution de l’utilisation du vélo pour les « déplacements actifs », celle-ci redevient populaire, estime M. Legault. « Aller travailler et faire son épicerie à vélo sont de petits gestes qui comptent. Et ici, on a tellement de belles pistes cyclables, qu’il faut en profiter. »