Isabelle Valois et Christine Rossignol, de la Ville de Bromont.

Parce que les choses changent

Parce qu’à Bromont, le milieu culturel est en effervescence, une mise à jour de la Politique culturelle s’imposait pour refléter la réalité actuelle et se projeter dans l’avenir. Ce sera bientôt chose faite.

Déjà vieille de plus de dix ans (elle date de 2006), la Politique culturelle est actuellement en révision par un comité de travail composé d’une douzaine de personnes provenant de champs d’expertise diversifiés. Le but de l’exercice? «L’actualiser, la bonifier, la mettre au goût du jour. La population a doublé à Bromont. Il faut s’adapter», résume Christine Rossignol, agente de développement Culture et vie communautaire à la Ville.

De leur réflexion naîtra notamment un plan d’action pour les années 2019-2020-2021.

«En matière d’offre culturelle, on voit une hausse de fréquentation aux activités, surtout au Centre culturel St-John. Le milieu se dynamise davantage», constate Mme Rossignol.

La directrice du Service des loisirs, sports, culture et vie communautaire à la Ville de Bromont, Isabelle Valois, en arrive à la même conclusion et s’en réjouit. «Il y a une richesse culturelle à Bromont. Les gens ont un grand intérêt pour la culture.»

Celle-ci affirme que l’intérêt des élus contribue également à cet essor, le conseil municipal — tant l’ancien que l’actuel — ayant la culture à cœur.

Centre culturel St-John
Le Centre culturel St-John fait d’ailleurs l’objet d’un important projet de restauration de près de 3 millions $. La Ville espère obtenir la moitié du montant sous forme de subvention du Fonds du Canada pour les espaces culturels.

Mais au-delà de sa structure, les deux dames rêvent de voir le Centre culturel prendre encore plus de place dans le paysage culturel de Bromont. Des cours de théâtre, de l’impro, de la musique... De nouvelles activités pourraient venir se greffer à l’offre existante.

«Les artistes aimeraient avoir des locaux pour exposer et pour créer. C’est un souhait que le Centre devienne une maison de la culture où tout serait regroupé», indique Mme Rossignol.

Les Bromontois peuvent déjà compter sur une offre intéressante à travers la salle d’exposition de la bibliothèque municipale et scolaire, la politique d’acquisition d’œuvres d’art dans les édifices publics, les spectacles et les événements ponctuels. Mais il y a encore place à l’amélioration, croient les intervenantes.

Dans un Bromont idéal, les arts seraient naturellement jumelés aux autres sphères d’activités, comme le sport ou le communautaire, disent-elles.

«On pourrait intégrer l’art à plein de choses. Ça fait partie de la couleur de notre ville.»

Patrimoine
Qui dit culture dit aussi patrimoine. Dans la refonte culturelle, une plus grande place sera aussi accordée au volet patrimonial, indique Mme Valois. «Ça fait partie des vecteurs touristiques; les gens veulent connaître davantage notre patrimoine naturel bâti. On veut le valoriser et se positionner encore plus.»

Au circuit existant, offert guidé ou en baladodiffusion, s’ajoutera un nouveau projet né d’une entente de trois ans avec le ministère de la Culture et des Communications. «C’est un projet intergénérationnel sur support vidéo», indique Mme Rossignol. À partir d’un inventaire d’une centaine de lieux patrimoniaux identifiés sur le territoire de Bromont, une dizaine seront sélectionnés. Ceux-ci feront l’objet d’autant de clips mettant en vedette une personne âgée et un jeune, résume-t-elle.

Pour septembre
Toutes ces intentions pourraient donc faire partie de la nouvelle Politique culturelle. Les citoyens seront également appelés à se prononcer dans un sondage et lors d’une prochaine rencontre citoyenne, précise Christine Rossignol.

«On souhaite présenter la Politique et l’adopter en septembre prochain. Elle pourrait être lancée officiellement lors des Journées de la culture, à la fin septembre», termine Isabelle Valois.