Catherine Page est responsable des communications et de la ville intelligente à la Ville de Bromont

Bromont candidate

C’est officiel. La Ville de Bromont vient de déposer sa candidature pour plonger dans l’aventure du Défi des villes intelligentes. La conservation des paysages et la préservation de la nature sont au cœur du projet déposé.

«Notre collectivité améliorera le transport durable sur son territoire, dans les rues, les routes et les sentiers dans le but de réduire les déplacements en voiture de 30%, augmentant ainsi l’achat local et en diminuant l’impact sur la nature et les paysages afin de conserver son cachet unique». Voilà l’énoncé retenu qui accompagne la candidature de Bromont à ce défi, une initiative du gouvernement libéral chapeauté par Infrastructure Canada.

Bromont, tout comme les autres villes du pays qui participent au concours, devait adopter une approche axée sur les villes intelligentes pour améliorer la qualité de vie de ses citoyens grâce à l’innovation, aux données et aux technologies connectées. Le Défi a pour objectif de résoudre des enjeux importants pour les citoyens.

Les besoins de la population devaient être au cœur des solutions présentées. Bromont a sondé ses citoyens en les invitant à soumettre un enjeu et la solution qui l’accompagne. Les participants avaient à tenir compte des orientations du Plan de développement durable de la Ville.

«La conservation, la préservation de la nature et des paysages, c’est au cœur des préoccupations des citoyens», explique Catherine Page, responsable des communications et de la ville intelligente à la Ville de Bromont.

Une quarantaine d’idées ont été soumises.

Rappelons que le Défi des villes intelligentes offre un prix de 50 millions $ parmi toutes les villes participantes, deux prix d’un maximum de 10 millions $ destinés aux municipalités de moins de 500 000 habitants et un prix de 5 millions $ ouvert aux collectives de moins de 30 000 habitants.

Communauté autonome
Bromont veut mettre de l’avant des solutions qui feront de la ville une communauté autonome. Il est notamment question de transport collectif et de transport actif. «La plupart des citoyens ont besoin d’une voiture pour aller travailler. On veut apporter des solutions pour que la communauté soit moins dépendante une fois qu’elle est à son domicile», explique Mme Page, qui pilote le projet.

Il est également projeté d’installer de l’éclairage intelligent et des bornes intelligentes. «Ce qui est important, précise-t-elle, c’est que notre projet, notre modèle, soit exportable et serve aux autres municipalités du Canada.»

En déposant sa candidature, Bromont devait également faire la démonstration que même si elle n’est pas finaliste, elle sera en mesure de réaliser son projet. «Il faut que ce soit réaliste et qu’il y ait des gains pour la municipalité», précise Catherine Page.

Des démarches ont déjà été entreprises auprès de partenaires, dont certains établis dans le parc scientifique, qui pourraient être sollicités afin de concrétiser le projet. «On a déjà une liste de personnes et d’entreprises prêtes à nous aider, précise Mme Page. Ils m’ont assuré leur collaboration.»

Un jury analysera les candidatures. Les 20 finalistes seront dévoilés cet été. Ils disposeront d’une somme de 250 000 $ pour réaliser une étude de faisabilité de leur projet. Les lauréats seront annoncés au printemps 2019.