La Voix de Bromont

Bilan d'une belle grande aventure

Il y a de ces personnalités politiques qui marquent leur communauté. Pauline Quinlan est du nombre. Loin d’être lasse, la mairesse de Bromont des 19 dernières années a décidé de tirer un trait sur sa vie publique pour se consacrer davantage à ses proches. C’est à la fois avec un brin de nostalgie et une grande fierté que la principale intéressée dresse le bilan de sa longue et prolifique carrière.

Lorsqu’elle regarde derrière son épaule, Pauline Quinlan prend la mesure du chemin parcouru depuis qu’elle a remporté sa campagne initiale en 1998. Élection qui a fait d’elle la première femme à la tête de Bromont, et une des rares mairesses au Québec à l’époque. « C’est important que les femmes s’impliquent en politique, dit-elle. Et tant mieux si j’ai pu contribuer à ce que d’autres se sentent interpellées et poursuivent dans cette voie. [...] L’appui de mon mari Patrick et de mes proches a été crucial dans tout mon cheminement. Ils n’ont jamais remis en doute ma capacité de remplir mon mandat de mairesse, et encore moins d’aspirer à le devenir. »

Aventure qui a néanmoins commencé en plein marasme, se remémore celle dont le mandat a été reconduit sans interruption en 2002, 2005, 2009, puis en 2013. « Quand je suis arrivée comme mairesse, on était moins de 5000 citoyens à Bromont. On était beaucoup moins organisés qu’aujourd’hui et les défis étaient très grands. Avec la fermeture de l’usine Hyundai, la morosité régnait. Il y avait aussi une division au sein de la Ville. Mais je me disais qu’il y avait tellement de potentiel. J’ai donc lancé ma campagne sous le thème « Ensemble, agissons pour Bromont ». Il fallait se ressaisir et démontrer notre fierté, notre savoir-faire. Selon moi, ce sont deux ingrédients qui ont rendu notre communauté aussi dynamique. »

Moments forts

Les yeux de Pauline Quinlan s’illuminent lorsqu’on lui demande de raconter quelques-uns des nombreux moments forts de ses cinq mandats à la mairie. La genèse du projet « Bromont, ville branchée » fait partie de cette longue liste. Un exemple de vision et de ténacité, souligne-t-elle. Le dossier a pris naissance en 1999. Un programme d’Industrie Canada, Collectivités ingénieuses, devait alors soutenir financièrement un projet pilote lié au développement des communautés grâce à Internet. Figurant parmi les finalistes, Bromont a essuyé un revers. Or, pas question de baisser les bras pour autant. « On était tellement certains d’avoir le meilleur projet au Québec que l’on n’était pas capables de faire notre deuil de ne pas avoir été choisis », mentionne Mme Quinlan. À travers plusieurs contacts, la Ville s’est tournée vers le gouvernement provincial. « En peu de temps, on s’est retrouvés dans le bureau de Bernard Landry, alors ministre des Finances. Comme nous, c’était un homme visionnaire. Il est devenu premier ministre et c’est finalement Pauline Marois qui est venue nous porter un chèque de 2,8 M $ à l’hôtel de ville. Ça a été une belle victoire », se remémore-t-elle. Cette subvention a permis d’implanter Internet haute vitesse dans la majorité du territoire bromontois.

Le référendum de juin 2007 ayant mené Bromont à passer de la MRC de la Haute-Yamaska à celle de Brome-Missisquoi, en mars 2009, fait aussi partie des faits saillants qui ont jalonné l’histoire de la localité sous sa gouverne. « Notre ville gravitait depuis longtemps autour de la MRC Brome-Missisquoi. Pour notre hôpital, les écoles que les jeunes fréquentent et pour une foule d’autres services, dit celle qui a fait carrière durant 34 ans en éducation. Il fallait vraiment parler à la population et expliquer pourquoi [ce changement était nécessaire]. Les gens à la MRC de la Haute-Yamaska étaient tellement convaincus que ça ne se ferait pas, qu’ils n’ont pas fait d’offre pour nous garder. Alors, 94 % des citoyens ont dit oui à ce nouveau rattachement. »
L’annonce, en 2009, de l’arrivée du Centre de recherche en microélectronique (C2MI) dans le parc scientifique restera aussi gravée dans la mémoire de la mairesse. « Ça a été 240 millions $ qui s’en venaient chez nous plutôt que d’aller ailleurs au Canada. Wow ! , lance-t-elle. On était très fiers. »

En près de deux décennies d’engagement politique, Pauline Quinlan a néanmoins traversé quelques tempêtes. De son propre aveu, la plus tumultueuse d’entre toutes s’articule autour du dossier des Jeux équestres mondiaux, qui devaient voir le jour à Bromont en 2018. « Les Jeux équestres, j’y croyais profondément. J’ai été très déçue, concède-t-elle. Mais, comme on dit, tu ne peux pas toutes les gagner. Et, surtout, il ne faut pas en faire une affaire personnelle. Comme élue, il faut être capable de prendre ses distances et accepter la critique. »

La Voix de Bromont

Plan de développement durable: passer de la vision à l'action

En se dotant d’un plan de développement durable en 2012, Bromont souhaitait jeter les bases d’actions concrètes à poser par la Ville, mais aussi par la communauté. À ce chapitre, la municipalité dresse un bilan somme toute positif des cinq premières années de déploiement du plan, car 60 % des engagements qui en découlent sont réalisés ou en voie de l’être.

Militante de la première heure pour l’élaboration et l’application d’un plan de développement durable à Bromont, la mairesse Pauline Quinlan constate avec fierté le chemin parcouru.
« À mon arrivée à la Ville en 1998, le développement durable était une préoccupation des citoyens. Ils se demandaient comment faire pour que la municipalité [poursuive son essor] tout en préservant ce qui est précieux pour la collectivité. [...] Mais c’est bien beau avoir des idées, ça prend tout de même des lignes directrices. D’un autre côté, le défi quand tu adoptes un plan, c’est de ne pas le laisser sur le coin du bureau, image-t-elle. C’est pour cette raison que la Ville a pris des engagements. Et je peux dire qu’ensemble, avec les citoyens, on a réussi à faire de belles choses. »
En fait, ce plan est le fruit de deux ans de réflexion. Près de 500 personnes, de tous horizons, ont été impliquées dans la réalisation de ce projet de longue haleine, au coeur duquel s’articulent « les aspirations pour Bromont en 2030. » Or, pour bien des gens, le développement durable demeure plutôt abstrait. D’où l’importance de démythifier, de vulgariser les bases de ce concept, fait valoir celle qui a oeuvré pendant 34 ans en éducation. « Lorsqu’on pense au développement durable, le premier mot qui vient souvent en tête est environnement. Pourtant, ça comporte aussi d’importants volets sociaux et économiques », rappelle Pauline Quinlan, qui a fait de ce dossier un enjeu électoral lors de sa campagne en 2009.
Actions et conscientisation
Au cours des cinq dernières années, les actions posées en matière de développement durable s’articulent autour de cinq thèmes : l’économie, le territoire, l’eau, la communauté et l’utilisation efficace des ressources, puis la réduction des gaz à effet de serre (GES). En ce qui concerne l’économie, deux grands engagements pris en 2012 ont été réalisés. L’un d’eux est la mise en place d’un plan directeur des infrastructures. « C’est très précieux. Ça nous permet de prendre les bonnes décisions », indique Mme Quinlan. Idem au sujet du technoparc en 2016. Des travaux sont aussi en cours, ainsi que des pourparlers avec le ministère des Transports, notamment pour améliorer la sécurité, l’accessibilité et la fluidité de la circulation dans le boulevard Bromont. La politique d’achat responsable et la formation des employés au développement durable n’ont toutefois pas été complétées.
La nouvelle mouture du plan d’urbanisme, adoptée il y a quelques mois, constitue la pierre angulaire des réalisations au sujet du territoire. Un plan directeur a également été entériné en 2014 en partenariat avec l’organisme Amis des sentiers. De plus, un programme de mise en valeur des bâtiments patrimoniaux en est à ses balbutiements.
L’une des initiatives qui retiennent beaucoup l’attention à propos de la protection des cours d’eau est le projet Phoslock. Celui-ci consiste à déverser plusieurs tonnes d’un composé d’argile et de lanthane, non-toxique pour l’humain, pour contrer l’apparition de cyanobactéries dans le lac Bromont. Rappelons que l’application de ce produit sera une première au Québec.
Du côté des actions communautaires, l’aménagement d’une place publique au coeur du Vieux-Village est en voie de se concrétiser. Un panier destiné aux nouveaux citoyens, contenant entre autres des informations de premier ordre à propos de la localité et ses services, est désormais offert.
Au chapitre des GES, puis des matières résiduelles, soulignons l’entrée en vigueur de la collecte à trois voies, avec l’ajout du bac brun en 2015. « Ça a été tout un travail pédagogique, mais les résultats en valent vraiment le coup, mentionne Mme Quinlan. C’est une très belle réussite. »
Parmi les 35 actions spécifiques regroupées dans le plan de développement durable en 2012, toutes catégories confondues, une dizaine ont été complétées, soit près de 30 %. On parle d’un pourcentage similaire pour celles « en voie de réalisation », tandis que 14 % en sont au stade préliminaire, puis 26 % n’ont pas été lancées. Toutefois, plusieurs initiatives ne figurant pas au plan initial ont vu le jour. Notons le projet d’autopartage de véhicule électrique et l’acquisition de terrains voués à la conservation. Il incombera donc au prochain conseil d’élaborer les orientations à venir pour 2013-2018.

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Parc scientifique: des atouts de taille

D’ici cinq ans, le parc scientifique de Bromont pourrait changer de visage, estime le directeur général de la Société de développement économique de Bromont (SODEB), Charles Lambert.

Avec plus de 31 millions de pieds carrés à développer en différentes phases, le parc scientifique offre plusieurs opportunités. Et l’intérêt est bien présent, affirme M. Lambert.
À preuve, Unither Bioélectronique a récemment confirmé son intention de s’établir près de l’aéroport Roland-Désourdy. L’entreprise souhaite y construire des aéronefs électriques pour livrer des organes destinés à la transplantation dans des hôpitaux à travers l’Amérique.
La Voix de l’Est a déjà rapporté qu’une offre d’achat a été déposée à la Ville de Bromont pour l’acquisition d’un terrain de 830 000 pieds carrés, rue Ronalds. La transaction devrait avoisiner 2,5 millions $. Unither Bioélectronique doit aussi acquérir des terrains de la Régie aéroportuaire des Cantons-de-l’Est pour réaliser son vaste projet. (plus de détails en page 10)
« Ça donne une opportunité dans le secteur de l’électrification des transports. On a déjà des gens qui travaillaient indirectement dans ce secteur-là, comme Teledyne Dalsa », souligne Charles Lambert.
Projets de recherche
L’un des trois créneaux privilégiés dans le parc scientifique, avec l’aérospatiale et la fabrication de pointe, la microélectronique n’est pas en reste. La présence du Centre de collaboration en microélectronique (C2MI) représente un atout de taille dans ce secteur, souligne le DG.
Selon lui, trois projets de recherche ont été signés avec le C2MI lors d’un salon de la microélectronique tenu à San José, en Californie, en juin dernier, dont l’un avec une multinationale japonaise et un autre avec une entreprise nord-américaine qui a développé une technologie pour les véhicules intelligents.
« Notre objectif, c’est qu’ils commencent à faire de la recherche au C2MI et qu’ils constatent qu’on a un bon bassin de main-d’œuvre avec les étudiants de l’Université de Sherbrooke et des autres universités qui viennent y faire des travaux. (…) Ça devient alors intéressant pour eux de faire leur projet d’expansion ici, s’ils ont la main-d’œuvre », relève Charles Lambert.
Bref, « on se positionne avec les joueurs de l’industrie, on les attire avec le centre de recherche et, après, on leur démontre qu’on a un bassin de talents et qu’on a les terrains, les infrastructures et un milieu de vie », résume-t-il en précisant que les espaces naturels représentent 15 % du parc scientifique.

La Voix de Bromont

Une imposante usine s'implantera à Bromont

La Ville de Bromont a conclu récemment un important partenariat avec une entreprise en voie de s’établir à quelques pas de l’aéroport Roland-Désourdy. Unither Bioélectronique, filiale d’une multinationale tentaculaire pilotée par Martine Rothblatt, souhaite y construire des aéronefs à motorisation électrique pour livrer des organes destinés à la transplantation dans des hôpitaux à travers l’Amérique.

Bromont est « incontournable » pour les compagnies de haute technologie, et l’arrivée prochaine d’Unither Bioélectronique en est la preuve, a soutenu en entrevue la mairesse Pauline Quinlan. « On travaille depuis des années au développement de notre parc scientifique. Cette [nouvelle], qui doit enclencher un très beau projet, découle d’un véritable travail d’équipe », a-t-elle indiqué.
Le projet a été porté par la Ville, la Régie aéroportuaire régionale des Cantons-de-l’Est (RARCE), le CLD Brome-Missisquoi et le bras économique de Bromont, la SODEB. Une entente entre ces joueurs et les représentants de l’important conglomérat les empêche de dévoiler la teneur de l’initiative.
La Voix de l’Est a remonté à la source. Une recherche a permis d’apprendre que le premier actionnaire d’Unither Bioélectronique est Lung Biotechnology PBC, une société américaine spécialisée dans la fabrication d’organes voués à la transplantation, présidée par la réputée femme d’affaires Martine Rothblatt. L’avocate de formation a notamment fondé l’entreprise de radio par satellite Sirius.
Un des projets phares portés par Mme Rothblatt se décline sous l’acronyme EPSAROD (Electrically-Powered Semi-Autonomous Rotorcraft for Organ Delivery). Ce programme a pour but de développer des aéronefs ayant une faible empreinte écologique, principalement électriques, pour distribuer dans des hôpitaux aux quatre coins de l’Amérique du Nord des organes produits au sein d’entités de la multinationale.
D’ailleurs, l’essai d’un hélicoptère à motorisation électrique, une première mondiale, avait été réalisé il y a près d’un an en partenariat avec la firme Tier 1 Engineering. Le lien avec Bromont a récemment fait surface. Dans une vidéo en ligne, Martine Rothblatt indique que les aéronefs découlant du projet EPSAROD seront produits dans une usine établie à Bromont.
Vaste projet
La superficie de terrains ciblés par Unither Bioélectronique ne laisse aucun doute qu’il s’agit d’un imposant projet. En effet, la société par actions enregistrée à Montréal a récemment déposé une offre d’achat à la Ville pour un site de 830 650 pieds carrés (près de huit hectares), rue Ronalds, à proximité de l’aéroport régional. La transaction avoisine 2,5 M $. L’entreprise a aussi une option d’achat valide pour cinq ans, toujours au prix de 3 $ le pied carré, sur une parcelle de terrain de 11 550 pieds carrés contiguë au lot principal.
De plus, la RARCE a accepté l’offre d’achat de la compagnie pour un terrain d’environ 107 000 pieds carrés dans la rue du Ciel. Le prix de vente est d’un peu plus de 600 000 $. Selon nos informations, la firme prévoit notamment y construire un hangar d’aéronefs, des bureaux et autres infrastructures, de même que des voies de circulation vers l’usine, puis des aires de trafic.
Unither Bioélectronique pourra également obtenir pour près de 380 000 $ une partie du site adjacent au lot de la rue du Ciel, d’une superficie d’approximativement
63 000 pieds carrés. L’option d’achat devra être exercée d’ici les quatre prochaines années, sans quoi l’acquéreur bénéficiera d’un droit de premier refus.
Selon le DG de la SODEB, Charles Lambert, la compagnie souhaite lancer les travaux « d’ici un an ». Outre la production, l’aspect « recherche et développement » est au cœur du projet d’Unither Bioélectronique, mentionne M. Lambert, qui précise que la proximité avec le Centre de recherche en microélectronique (C2MI) à Bromont a été un « grand incitatif » pour la firme à venir s’y établir. La présence au Québec d’importants joueurs de l’industrie énergétique, dit-il, entre autres l’Institut de recherche d’Hydro-Québec (IREQ) à Varennes, puis en aéronautique comme Bell Helicopter et Bombardier, a également pesé dans la balance.

La Voix de Bromont

Teledyne Dalsa en mode expansion

Les bonnes nouvelles se succèdent dans le parc scientifique de Bromont. Alors que l’endroit est le point de mire de nouvelles entreprises de haute technologie, Teledyne Dalsa veut accroître la superficie de son usine.

Teledyne Dalsa, une compagnie spécialisée dans les semi-conducteurs, a le vent dans les voiles depuis plusieurs années déjà. La demande marquée pour ce type de produit pousse l’entreprise à se positionner.
« Il y a une croissance accélérée dans le secteur de la microélectronique, entre autres pour les véhicules électriques «intelligents». Bromont est très bien positionnée dans ce créneau, notamment grâce à Teledyne Dalsa. Il y a une opportunité de marché qui prend de l’ampleur et l’entreprise veut être prête à la saisir », a expliqué le directeur général de la Société de développement économique de Bromont (SODEB), Charles Lambert.
Nouvelle ligne de production
La compagnie souhaite donc ajouter une nouvelle ligne de production à son usine du boulevard de l’Aéroport à Bromont. On parle d’un accroissement de la superficie d’environ 10 000 pieds carrés. En ce sens, les élus ont approuvé récemment les plans proposés par l’entreprise. « Le projet est à l’étape de la demande de permis à la Ville. Reste à obtenir, de leur côté, le feu vert du siège social [aux États-Unis]. »
Selon nos plus récentes données, l’entreprise employait près de 400 personnes à son usine de Bromont. Dans la foulée de son projet d’expansion, la compagnie doit accroître ses effectifs, a indiqué M. Lambert, sans toutefois être en mesure de quantifier l’embauche. Si tout se déroule comme prévu, le projet devrait voir le jour dans les mois à venir.
À l’aube de tirer un trait sur sa carrière politique, la mairesse de Bromont Pauline Quinlan, accueille avec « grand enthousiasme » cette nouvelle. « Teledyne Dalsa est un fleuron pour Bromont, a mentionné la militante de la première heure pour l’essor du parc scientifique. Et sans la présence du C2MI [Centre d’innovation en microélectronique], de l’Université de Sherbrooke et du microcosme formidable, on n’aurait pas ce genre de projet. »

La Voix de Bromont

Centre d'escalade: un projet familial à l'ADN unique

La Ville de Bromont a conclu récemment un important partenariat avec une entreprise en voie de s’établir à quelques pas de l’aéroport Roland-Désourdy. Unither Bioélectronique, filiale d’une multinationale tentaculaire pilotée par Martine Rothblatt, souhaite y construire des aéronefs à motorisation électrique pour livrer des organes destinés à la transplantation dans des hôpitaux à travers l’Amérique.

Bromont est « incontournable » pour les compagnies de haute technologie, et l’arrivée prochaine d’Unither Bioélectronique en est la preuve, a soutenu en entrevue la mairesse Pauline Quinlan. « On travaille depuis des années au développement de notre parc scientifique. Cette [nouvelle], qui doit enclencher un très beau projet, découle d’un véritable travail d’équipe », a-t-elle indiqué.
Le projet a été porté par la Ville, la Régie aéroportuaire régionale des Cantons-de-l’Est (RARCE), le CLD Brome-Missisquoi et le bras économique de Bromont, la SODEB. Une entente entre ces joueurs et les représentants de l’important conglomérat les empêche de dévoiler la teneur de l’initiative.
La Voix de l’Est a remonté à la source. Une recherche a permis d’apprendre que le premier actionnaire d’Unither Bioélectronique est Lung Biotechnology PBC, une société américaine spécialisée dans la fabrication d’organes voués à la transplantation, présidée par la réputée femme d’affaires Martine Rothblatt. L’avocate de formation a notamment fondé l’entreprise de radio par satellite Sirius.
Un des projets phares portés par Mme Rothblatt se décline sous l’acronyme EPSAROD (Electrically-Powered Semi-Autonomous Rotorcraft for Organ Delivery). Ce programme a pour but de développer des aéronefs ayant une faible empreinte écologique, principalement électriques, pour distribuer dans des hôpitaux aux quatre coins de l’Amérique du Nord des organes produits au sein d’entités de la multinationale.
D’ailleurs, l’essai d’un hélicoptère à motorisation électrique, une première mondiale, avait été réalisé il y a près d’un an en partenariat avec la firme Tier 1 Engineering. Le lien avec Bromont a récemment fait surface. Dans une vidéo en ligne, Martine Rothblatt indique que les aéronefs découlant du projet EPSAROD seront produits dans une usine établie à Bromont.

La Voix de Bromont

Bromont rêve à 2030

La Ville de Bromont entend poursuivre son rythme de développement. Elle envisage que 3120 logements seront construits sur son territoire d’ici les 13 prochaines années.

C’est l’ambitieux défi du plan d’urbanisme adopté en 2015 par le conseil municipal. Le plan guidera la voie à suivre jusqu’en 2030. Cela représente une moyenne de 240 nouveaux logis par année. L’objectif sera vraisemblablement atteint cette année, alors que 202 nouvelles portes se sont déjà ajoutées au parc immobilier. « On sait que plusieurs nouvelles maisons vont s’ajouter d’ici la fin de l’année, souligne Marc Béland, directeur de l’urbanisme, de la planification et du développement durable de la municipalité.
Malgré un tel développement, la Ville conservera tout son charme, assure M. Béland. « On est capable d’avoir une telle croissance et de garder tout ce que les gens aiment de Bromont, l’environnement, les paysages, la qualité de vie des citoyens. »
Les perspectives de développement continuent d’être favorables pour Bromont, indique M. Béland. Il cite une étude de l’Institut de la statistique du Québec à l’effet que la MRC Brome-Missisquoi devrait voir sa population croître de 11 564 habitants (20 %) d’ici 2036. Or, la Ville de Bromont devrait s’accaparer une très grande partie de ces nouveaux citoyens. La moyenne d’occupants par logis est de 2,3. Les 3600 logements envisagés de 2015 à 2030 devraient faire en sorte que la population de la Ville branchée augmente de 8280.
Plusieurs projets immobiliers sont en branle et d’autres devraient suivre au fil des ans pour répondre à la demande, explique M. Béland. Fait intéressant, ils sont tous maintenant soumis à des plans d’implantation et d’intégration architecturale (PIIA). « On veut vraiment garder le contrôle. C’est important parce qu’on est soucieux de la qualité des constructions et de la protection des paysages. »
Délai et solution
Le recours systématique aux PIIA occasionne un délai plus long pour analyser les demandes de permis, reconnaît M. Béland. Le tout peut prendre de quatre à six semaines. « On a des gens qui trouvent ça long. Ils ont leurs plans et ont hâte de commencer les travaux. On leur explique les raisons. Ils comprennent. »
Le directeur de l’urbanisme entend cependant proposer aux membres du prochain conseil une façon d’émettre les permis plus rapidement. Deux périodes dans l’année sont plus occupées à ce chapitre : le printemps et l’automne. La très grande majorité des demandes de permis sont alors déposés. Le comité consultatif d’urbanisme pourrait se réunir deux fois en avril ainsi qu’en octobre pour étudier les demandes. Le conseil pourrait faire de même pour autoriser l’émission des permis. « On travaille sur ce scénario pour être capable de répondre plus vite aux demandes des citoyens. »

La Voix de Bromont

La féerie de Noël à bord du Orford Express

Embarquement. Tout le monde à bord ! Les enfants et leurs parents pourront prendre place dans le train Orford Express à partir de Bromont, en décembre, pour y vivre la magie de Noël. L’initiative de l’équipe de développement économique de la Ville est, en quelque sorte, un projet pilote pour évaluer l’intérêt de la population pour des départs en train de Bromont.

L’expérience du train de Noël, une idée développée par Orford Express, s’adresse aux familles à l’approche du temps des Fêtes. Enfants et parents sont attendus pour l’embarquement dans la rue de Gaspé, près de la bibliothèque municipale, où ils seront accueillis dans une ambiance festive de Noël.
La magie se transportera à bord du train qui peut accueillir
217 passagers. « C’est un train où il y a une ambiance particulière pour les familles et les enfants. Tout au long du parcours, il va y avoir de l’animation liée à la thématique de Noël et à la recherche du père Noël. Il va y avoir de la nourriture, des contes, de la musique et plusieurs surprises réservées aux enfants », décrit Julie Boulianne, directrice adjointe au développement économique à la Ville de Bromont.
Le train se rendra dans le secteur de Magog pour ensuite revenir sur ses pas jusqu’au quai d’embarquement. Les enfants seront captivés par l’animation, tandis que les plus grands en auront plein les yeux en voyageant au cœur de paysages bucoliques. « On va traverser la chaîne de montagnes et voir l’ensemble du paysage montagneux », dit Mme Boulianne.
Le voyage est d’une durée approximative de deux heures et demie. Cinq embarquements sont offerts, soit le samedi
2 décembre à 10 h et à 13 h et le dimanche 3 décembre à 10 h, 13 h et 16 h. Le tarif varie entre 149 $ et 179 $ pour une table de quatre personnes incluant deux adultes et deux enfants.
C’est la première fois que le train de Noël proposera des embarquements à Bromont. Cette initiative permettra de «connaître l’intérêt pour des départs de Bromont », indique Julie Boulianne, en ajoutant que l’équipe du développement économique souhaitait ainsi offrir un nouveau produit. « C’est notre souhait d’en faire une tradition et d’augmenter le nombre de départs », dit-elle au sujet du train de Noël.
Pendant 12 semaines durant la saison estivale, soit les mercredis, les passagers qui embarquaient à bord du train à Magog s’arrêtaient à Bromont pour une heure et pouvaient se rendre dans le Vieux-Village avant de regagner le train pour retourner à leur destination de départ. « Sans rien promettre, on veut avoir aussi des départs durant l’été à partir de Bromont », mentionne Julie Boulianne.
Les personnes intéressées par l’expérience du train de Noël doivent se procurer des billets sur le site du Orford Express.

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Univers wowmoms World: apaisant, autant pour maman que pour bébé

L’Univers Wowmoms World de Bromont n’en est qu’à ses balbutiements, mais déjà un engouement semble se manifester pour ce centre de détente destiné aux familles. Découverte d’un concept né de grandes ambitions.


« La réponse est très positive. On a des jours où c’est plein ! » s’exclame Danielle Lavigne, l’une des fondatrices de l’endroit, ouvert depuis un peu plus d’un mois.
« Le mot se passe, et bien au-delà de la région, renchérit Julie Marchand, entraîneuse-chef de la bannière. On accueille des gens de Bromont et de Granby, mais aussi de Magog, Sherbrooke et Montréal. »
Les quelque 7000 pieds carrés de l’endroit sont bien occupés : café santé, espace détente, coin allaitement, salle de massothérapie, aire de jeux, salle de cours, coin dédié aux arts plastiques, boutique de vêtements juvéniles haut de gamme et on en passe.
Au plafond, des nuages et des colombes de papier, exemples des nombreuses créations de mamans « Etsy » qui décorent les lieux aux couleurs pastel et apaisantes. « On a voulu créer une atmosphère qui serait relaxante pour les parents, mais stimulante pour les enfants. Et c’est ce que les gens nous disent », relève Mme Lavigne.
En plus des cours prénataux, de danse, de yoga pour mamans et rejetons, le centre offre des cours de natation pour les tout-petits de trois mois à trois ans, de même que pour les enfants à besoins particuliers, dans la section dédiée au spa pour bébés.
« Nos plages horaires sont déjà toutes pleines », se réjouit Jœlle Gauthier-Lavigne, cofondatrice et propriétaire de l’endroit. Même que certains cours ont une liste d’attente bien remplie, nous dit-on.
Communauté de mamans
Si on voit davantage de papas au centre durant les fins de semaine — un cours d’initiation aux arts martiaux avec leurs enfants leur est d’ailleurs réservé —, ce sont surtout de jeunes mamans qui fréquentent l’Univers Wowmoms en semaine.
Marie-Pierre Maltais en était à sa seconde visite à l’établissement. « C’est plaisant, affirme la Bromontoise. En congé (de maternité), on se cherche souvent des activités. C’est un bel endroit pour se changer les idées, pour relaxer, allaiter, mais aussi pour échanger avec d’autres mères. On se sent moins seule en venant ici. »
Même son de cloche du côté d’Emma Rondeau, tombée sous le charme de l’endroit. « C’est un lieu parfait pour rencontrer d’autres mamans et aussi pour prendre du temps pour nous », explique-t-elle.
« Ici, on vient répondre à un besoin, affirme Julie Marchand. Dans mes cours, les mamans se présentent et ça crée des liens instantanés. Une communauté de mamans ! J’en ai vu se rencontrer au café ensuite, et organiser des sorties en dehors du centre. »