L’équipe de Place aux jeunes lors d’un séjour entrepreneurial exploratoire cet automne.

Se faire attrayante pour les travailleurs

« Le dynamisme de l’économie dans Brome-Missisquoi est là et le besoin de main-d’œuvre dans la région en est une conséquence directe », constate Rafaël Gendron, conseiller en développement d’entreprises et entrepreneuriat au Centre local de développement (CLD) Brome-Missisquoi.

La croissance des entreprises de la région est telle que le taux de chômage est au plus bas, à 4.8 % en Montérégie, ce qui place Brome-Missisquoi en position de plein emploi. Difficile alors de combler les besoins qui touchent tous les domaines.
La croissance des entreprises est encore plus attribuable à ce besoin de main-d’œuvre qu’au vieillissement de la population, croit M. Gendron. Il donne en exemple les nouveaux contrats chez Fabritec, qui nécessitent l’embauche de centaines de nouvelles personnes.
« Les employeurs doivent être un peu plus créatifs ou moins demandant sur la qualification de main-d’œuvre, parce que les possibilités d’embaucher des candidats se font de plus en plus rares. »
M. Gendron remarque également que les entreprises embauchent de bons candidats, même s’ils n’ont pas les qualifications requises. Ceux-ci sont par la suite formés, par exemple grâce à des microprogrammes offerts par la Société de formation industrielle de l’Estrie (SOFIE) ou le Campus Brome-Missisquoi.
« Emploi-Québec est très ouvert à ça. On est très conscient que c’est comme ça qu’on va aider nos entreprises à croître. »
Un partenariat a également été créé avec SERY (voir texte en pages 26 et 27) et le CLD travaille de concert avec Place aux jeunes, un programme offert par le Carrefour jeunesse emploi.
Avec le soutien de Place aux jeunes, 103 jeunes professionnels se sont établis sur le territoire durant les sept dernières années. Place aux jeunes Brome-Missisquoi accueille plus de
40 participants par année et, parmi eux, une moyenne de 14 jeunes professionnels migrent par la suite dans la région.