Dès 2018, les premiers jumelages en milieu agricole de l’Arterre auront lieu dans diverses MRC au Québec.

L’Arterre, un service d’accompagnement humainen milieu agricole

Un an après l’annonce du financement pour la mise en place de l’Arterre, des outils de travail ont été développés et le modèle d’affaire élaboré. Dès 2018, on pourra ainsi assister aux premiers jumelages officiels de l’initiative visant l’accompagnement des aspirants agriculteurs, des exploitants agricoles et des propriétaires fonciers du Québec.

L’Arterre est née de l’union de deux programmes répondant à des problématiques agricoles. D’abord, la Banque de terres de la MRC de Brome-Missisquoi, qui voit au maintien de l’occupation agricole des terres, puis la Banque de fermes du Centre d’innovation sociale en agriculture. Cette dernière s’intéresse aux entreprises agricoles sans relève identifiée.
« Il y a environ un an, on annonçait le financement pour mettre en place un projet permettant de rassembler toutes ces réalités afin d’offrir des services à l’échelle provinciale. C’est ici qu’arrive l’Arterre », explique Anne-Marie Beaudoin, chargée de projets au Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec (CRAAQ), organisme s’assurant de la coordination de l’Arterre.
L’initiative se veut ainsi un moyen de mettre en relation les aspirants agriculteurs et les propriétaires fonciers et agricoles, afin de réaliser une variété de projets contribuant au dynamisme du milieu.
« Le facteur de réussite est vraiment le côté humain. Il ne suffit pas d’avoir un site de petites annonces, il faut que les projets soient compatibles. C’est pourquoi on rencontre chacun des participants en entrevue afin d’identifier les critères essentiels de leur projet, de voir son niveau de préparation », explique Mme Beaudoin.
L’accompagnement se poursuit d’ailleurs après le jumelage, alors qu’on offre un suivi aux participants concernant les éléments qui devront être conclus dans les ententes. On les prépare aussi à la négociation. Pour ce faire, un agent de maillage est attribué à chaque territoire adhérant.
Ce dernier est engagé par la MRC ou un tiers parti, mais c’est l’Arterre qui se charge de bien l’outiller et d’animer la communauté des agents.
Objectif : déploiement
Si dans la dernière année le financement a permis d’établir un modèle d’affaires performant et financièrement viable, la mission est maintenant au déploiement sur le territoire. À ce jour, entre
12 et 15 MRC ont adhéré à l’Arterre. On prévoit d’ailleurs les premiers jumelages officiels en 2018. Il faut savoir que des maillages ont déjà eu lieu, mais par l’entremise du projet de la Banque de terres.
Notons que des intervenants de la Colombie-Britannique se sont même intéressés à ce modèle québécois.
« Ils ont déjà un service de Banque de terres et ils ont constaté des problématiques agricoles semblables à celles qu’on avait identifiées. Ils ont vu qu’ici, au Québec, on était les plus avancés sur la question, donc ils sont venus nous rendre visite pour voir comment on fonctionnait », mentionne Anne-Marie Beaudoin.
L’Arterre continuera d’être bonifiée au fur et à mesure des expériences qui en découleront. « On mise aussi sur la collaboration interprofessionnelle. Il y a une foule d’expertises qui sont là pour aider les candidats et on veut pouvoir les référer à la bonne ressource, selon leur région. »