Le programme pancanadien Futurpreneur, dont le CLD est un partenaire local, s’adresse aux entrepreneurs de 18 à 39 ans, en démarrage.

Financement record en 2019

Les projets se sont multipliés en 2019 dans Brome-Missisquoi. Et les demandes de financement aussi. À ce jour, une somme record de plus d’un million $ a été accordée en fonds par le Centre local de développement (CLD) et Futurpreneur.

Ce financement, qui provient de différentes options, a été réparti entre 27 entreprises, relève le conseiller aux entreprises, financement, Justin Francis.

À titre comparatif, en 2016, un montant de 604 000 $ a été autorisé en financement pour 16 entreprises. En 2017, ce nombre a grimpé à 796 000 $ pour 17 entreprises et, l’année suivante, à 673 000 $ pour 18 entreprises.

«On voit vraiment plus de demandes dans les dernières années. C’est comme un record cette année. Mais je ne pourrais pas dire exactement pourquoi... Peut-être qu’on est plus connus et qu’il y a plus de projets», avance Justin Francis.

Selon lui, les demandes sont très variées. Elles visent autant les entreprises existantes que les nouveaux projets et les travailleurs autonomes. «C’est super diversifié, autant dans les secteurs d’activités que les types de projets. Ça ratisse assez large. Les employeurs sont dynamiques, motivés. C’est l’fun de travailler avec cette clientèle-là», reconnaît le conseiller aux entreprises.

Celui-ci affirme que son mandat est d’aider les entrepreneurs à trouver les bonnes sources de financement et à faciliter le processus qui peut souvent sembler complexe. «Notre rôle, c’est de trouver le financement, de structurer les projets, d’aider les entrepreneurs avec leurs prévisions financières et d’apporter nos conseils. Au CLD, nous offrons différentes options, mais notre mandat, c’est aussi de voir si les différents programmes offerts ne pourraient pas s’appliquer ou aider (les dirigeants d’entreprise) à rencontrer des représentants d’Investissements Québec. Il y a des partenaires financiers avec lesquels on travaille souvent. On connaît le milieu», indique Justin Francis.

«Notre rôle, c’est de trouver le financement, de structurer les projets, d’aider les entrepreneurs avec leurs prévisions financières et d’apporter nos conseils», explique le conseiller aux entreprises, financement, au CLD de Brome-Missisquoi, Justin Francis.

Options

Le microcrédit et le programme Futurpreneur sont deux outils du CLD qui ont particulièrement la cote auprès des entrepreneurs par les temps qui courent, dit-il.

Le microcrédit offre une solution de financement de 2000 $ à 10 000 $ pour différents besoins dans tous les secteurs d’activités. «Ce ne sont pas des gros montants. Mais, parfois, certains travailleurs autonomes ou petites entreprises ont juste besoin d’un peu d’argent. Ça peut être pour le fonds de roulement, un achat ou encore un projet spécifique. Il n’y a pas d’âge maximum. On a vraiment simplifié le processus. Comme ce sont de petits montants, le contrat est plus petit. L’approbation se fait en quelques jours», relève le conseiller aux entreprises.

Le programme pancanadien Futurpreneur, dont le CLD est un partenaire local, s’adresse pour sa part aux entrepreneurs de 18 à 39 ans, en démarrage. Il leur permet d’obtenir un prêt de 5000 $ à 70 000 $, avec un congé de remboursement de capital pendant les 12 premiers mois.

Dans les cas où le prêt maximal de 70 000 $ est accordé. Les fonds proviennent de différents partenaires, relève Justin Francis.

«Il y a 20 000 $ qui vient de Futurpreneur, 40 000 $ de la BDC et 10 000 $ du CLD. L’entrepreneur fait une demande et l’argent vient des trois organismes. Ça facilite les démarches, la paperasse. Il n’a qu’à passer par nous, étant donné que nous sommes le partenaire local», explique-t-il.

Pour les prêts de 5000 $ à 20 000 $, les fonds proviennent de Futurpreneur. Le partenariat avec la BDC et le CLD se matérialise pour les sommes qui excèdent 20 000 $.

Les fonds locaux, les prêts quasi-équité, le fonds d’économie sociale et le Pacte Brome- Missisquoi sont d’autres options de financement qui peuvent être envisagées, selon la nature des activités et les besoins de l’entreprise à l’origine de la demande.

Les subventions, elles, se font toutefois plus rares. «Il y en a, mais c’est souvent pour des cas précis, dans le cadre de projets spécifiques, pour, par exemple, des mandats de consultation ou des brevets. En général, quand quelqu’un lance une entreprise, il a besoin d’argent pour aménager un local ou acheter des équipements, mais il n’y en a pas trop de subventions pour ça», conclut Justin Francis.