Une bourse de 20 000 $ du Conseil des arts a offert à l’organisme D’arts et de rêves de Sutton l’occasion d’embellir encore plus son parc culturel.

De l’aide à trois projets artistiques

En début d’année, le Conseil des arts et des lettres du Québec a dévoilé les premiers récipiendaires de l’Entente de partenariat territorial en lien avec la collectivité de la Montérégie-Est. Parmi les huit projets retenus, trois provenaient de la région de Brome-Missisquoi. Les voici.

Maryse Pelletier
Hôtel Chrysanthème est la pièce la plus récente de l’auteure et comédienne de Lac-Brome, Maryse Pelletier. Présentée sous forme de lecture publique, son œuvre a fait l’objet d’une minitournée en octobre dernier dans les municipalités de Saint-Jean-sur-Richelieu, Beloeil, Granby, Saint-Hyacinthe, Sorel-Tracy et Sutton.

Maryse Pelletier

Moins connue en région, cette formule permet de diffuser des œuvres théâtrales de façon «légère et économique», fait remarquer Mme Pelletier. «Cette forme de théâtre est extrêmement intéressante.»

Selon elle, le fait de recevoir une aide financière de 6870 $ — sur un budget de 12 000 $ — a fait toute la différence. «On n’aurait pas pu le faire sans cet argent.»

Créée en 2016 à Sutton, Hôtel Chrysanthème parle de la vieillesse à travers un homme et une femme qui se retrouvent par hasard des années après avoir été amants. Le récit, qui se déroule à la fois dans une chambre d’hôtel et dans une salle de répétition, entremêle les personnages, les comédiens et l’auteure. Sur scène, la pièce réunissait Markita Boies, Denis Mercier, Frédéric Millaire Zouvi, Marie Tifo et Anne Millaire.

Mme Pelletier espère maintenant que sa pièce rejoindra d’autres publics. «J’ai contacté des gens de la Fédération de l’âge d’or du Québec (FADOQ) pour certains événements. On pourrait peut-être aussi aller dans l’est du Québec.»

Guillaume Duchesneau

Guillaume Duchesneau

Le musicien Guillaume Duchesneau a obtenu un coup de pouce financier de 11 000 $ pour créer une suite à son projet Holos. Le jeune homme, qui avait lancé un CD sous ce nom en 2016, a développé au fil des ans une passion et une expertise pour la musique dite «de détente».

Violon, guitare, diapasons, bols tibétains, carillons... L’artiste a recours à plusieurs instruments pour favoriser le bien-être par le son.

Celui qui résidait à Stanbridge East en début d’année a pu profiter de cette aide financière pour poursuivre sa démarche. Quelques mois de recherche et de création musicale ont été suivis d’une période de préproduction, au printemps dernier, dans la petite église de Mystic. En juin, le musicien/détenteur d’un bac en musicothérapie/thérapeute énergique a présenté quelques concerts son et voix (la sienne et celle d’Ève-Marie Roy) résultant du fruit de ses expérimentations.

«Ç’a été extraordinaire, car j’ai encore des heures d’enregistrement de musique et de voix. Cela constitue une bonne base pour produire deux ou trois CD d’une heure», se réjouit-il.

D’arts et de rêves

La bourse de 20 000 $ du Conseil des arts a offert à l’organisme D’arts et de rêves de Sutton l’occasion d’embellir encore plus son parc culturel.

Complété l’été dernier, le projet consistait à créer l’œuvre La traversée des indigènes, cinq grands bacs en acier contenant des plantes indigènes, méconnues ou menacées. À cela se sont ajoutés deux bancs artistiques pour permettre aux visiteurs d’admirer ces cinq assortiments de végétaux, disposés près de la zone humide du parc.

De par sa nature et sa composition, cette œuvre change d’allure au fil des saisons, indique la présidente fondatrice D’Arts et de rêves, Nicole Côté, en précisant qu’il s’agit de l’asclépiade incarnata, de la lobélie cardinale, de la rudbeckie laciniata, de la verbena hastata et du calamagrostis du Canada.

«On attendait de nous qu’on travaille avec des partenaires, alors on a fait appel aux artistes Christine Juillard et Michel Bachelet de Zoné Vert. Sans cette aide financière, on n’aurait pas pu faire réaliser cette œuvre. Ça nous a permis de payer les matériaux et le cachet aux artistes.»

Mme Côté ajoute que l’organisme a aussi pu compter sur le support du Corridor appalachien pour, entre autres, obtenir un inventaire des plantes à mettre en valeur dans La traversée des indigènes.