La MRC Brome-Missisquoi souhaite lancer un projet de 27,6 millions $ visant à déployer Internet haute vitesse sur l’ensemble de son territoire.

Brome-Missisquoi mise sur la fibre optique

Advenant des réponses positives à ses deux demandes de subvention, la MRC Brome-Missisquoi lancera bientôt un projet de 27,6 millions $ visant à déployer Internet haute vitesse sur l’ensemble de son territoire grâce à la fibre optique.

Chargé de gérer l’éventuel réseau, l’organisme sans but lucratif Internet Haut-Richelieu souhaite obtenir 6,6 millions $ du programme provincial Québec branché, et 13,9 millions $ du programme fédéral Brancher pour innover.
« Il y a eu quelques annonces, mais pas pour l’ensemble du fonds. Ce qu’on nous dit, c’est qu’il devrait y avoir d’autres annonces d’ici la fin de l’année. On est en mode espoir. On se croise encore les doigts », indique Tania Szymanski, coordonnatrice et conseillère en développement rural au CLD Brome-Missisquoi, qui fait office de bras économique de la MRC.
Selon le scénario qualifié « d’idéal », la MRC devrait offrir une caution de 7 millions $ à Internet Haut-Richelieu afin de régler le reste de la facture. Une contribution qui pourrait toutefois augmenter si les subventions gouvernementales ne sont pas au rendez-vous.
À l’heure actuelle, aucune décision n’a été entérinée par le conseil des maires. « Il y a une réelle volonté d’aller de l’avant. Après, la question est toujours de savoir quel est le coût. Et, aussi, quelle est la volonté des élus d’investir (dans le projet) (...) Mais s’ils étaient contre, je ne crois pas qu’ils auraient demandé à Internet Haut-Richelieu de déposer la demande (de subventions) », souligne Mme Szymanski.
Un besoin réel
« Les élus sont très conscients du besoin, qu’Internet haute vitesse est un service essentiel de base en 2017. »
À priori, les données des différents fournisseurs laissent croire que la MRC est couverte adéquatement pour ce qui est d’Internet haute vitesse.
Des études réalisées par le CLD, en collaboration avec des firmes spécialisées, ont toutefois offert un tout autre son de cloche. « En extrapolant, on a réalisé qu’approximativement 47 % des immeubles n’étaient pas desservis par un service (d’au moins) cinq mégabits par seconde (Mb/s) », révèle Tania Szymanski.
Et puisque les technologies et les demandes sont en constante évolution, elle estime que le standard canadien concernant Internet haute vitesse pourrait éventuellement passer à 10,
15, voire 20 Mb/s. « C’est pour ça qu’on priorise la fibre optique. La vitesse est illimitée avec cette technologie-là. »
Horizon de deux ans
Si le projet devait se concrétiser, Internet Haut-Richelieu ne serait pas roi et maître dans Brome-Missisquoi. « On veut que d’autres fournisseurs puissent aussi embarquer sur le réseau de fibre optique. C’est une des conditions pour l’octroi des subventions, d’avoir un réseau ouvert. Et c’est aussi un souhait de la MRC. Idéalement, on aimerait que nos citoyens aient la fibre optique, mais aussi qu’ils aient le choix de leur fournisseur », mentionne Tania Szymanski.
Le réseau projeté pourrait être complété dans un horizon de deux ans, comme le permettent les deux programmes de subventions convoités. « Si on a bientôt une réponse positive, une étape très importante serait franchie. Ce serait une très bonne nouvelle. »

Tania Szymanski, coordonnatrice et conseillère en développement rural au CLD Brome-Missisquoi.