La présidente de la Fondation Lévesque-Craighead, Christiane Granger, et le maire de Bedford, Yves Lévesque.

Favoriser l’essor des soins de santé

On le sait, plusieurs municipalités de la région sont aux prises avec un important déclin démographique, principalement lié au vieillissement de la population. C’est le cas à Bedford, où les besoins dans le créneau des soins de santé suivent la courbe inverse. La Fondation Lévesque-Craighead tente de maintenir un certain équilibre en soutenant financièrement des projets dans ce domaine.

« La Fondation fait la différence dans la communauté. On supporte des projets d’achat d’équipements et d’immobilisations qui ont des retombées bien concrètes dans la vie des citoyens. À ce jour, on a donné plus de 600 000 $ pour les services de santé à Bedford », indique la présidente de la Fondation, Christiane Granger.

À ce chapitre, l’organisme sans but lucratif (OSBL) a récemment donné un électrocardiogramme à la clinique de Bedford. Cet équipement diagnostic, dont la facture s’élève à près de 5000 $, permettra notamment aux médecins de déceler rapidement des problèmes cardiaques.

Ces investissements se poursuivront au cours de la prochaine année. La Fondation injectera près de 15 000 $ pour renouveler plusieurs équipements du CHSLD établi dans la municipalité. On parle notamment de lits et de chaises gériatriques, spécifie
Mme Granger.

En fait, le centre d’hébergement est au cœur des priorités de l’OSBL. Comme l’a dévoilé La Voix de l’Est en août dernier, une importante mise à niveau de l’établissement est prévue en 2020. Le projet consiste à transformer 13 chambres pour deux personnes au rez-de-chaussée en unités individuelles. La superficie du bâtiment, qui héberge 42 usagers, devrait s’accroître de près de 277 mètres carrés (environ 3000 pieds carrés) en façade, du côté de la rue Saint-Joseph.

Le coût total est estimé à 4,2 millions $. De son côté, Québec a accordé près de 3,5 millions $. La Fondation doit rencontrer sous peu le CIUSSS de l’Estrie pour évaluer à quelle hauteur elle pourra contribuer à l’initiative financièrement, mentionne Mme Granger. « C’est un projet très important qui va permettre d’améliorer la qualité de vie des résidents.

Ténacité
Bien que le projet de conversion de chambres pour deux personnes en chambres « simples » soit « très prometteur » pour l’amélioration des soins de santé », l’objectif principal de la Fondation, créée en 1988, demeure l’accroissement du nombre de places. « On se retrouve avec un projet intéressant. C’est une étape franchie, mais, on garde le cap avec l’ajout de lits supplémentaires », avait indiqué en entrevue le maire de Bedford, Yves Lévesque, également vice-président de la Fondation.

Mme Granger abonde dans le même sens. « On croit qu’il y a un réel besoin, alors c’est évident qu’on ne baissera pas les bras. »

Le projet a été initié il y a près d’une décennie. La Fondation et la municipalité préconisaient initialement l’addition de 23 chambres au centre d’hébergement. La version révisée en 2014, dont les coûts étaient estimés à plus de 5 M $, prévoyait notamment l’ajout de dix lits pour les aînés en perte d’autonomie.

Ce projet ne pourra toutefois pas voir le jour sans l’appui des gens de la région. En ce sens, un brunch au profit de la Fondation aura lieu le dimanche 2 juin, de 9h à 13h. On attend 600 personnes. L’événement, organisé en collaboration avec les Chevaliers de Colomb de Bedford, se tiendra au Centre communautaire Georges-Perron, rue Philippe-Côté.