Le directeur général de la Ville de Bedford, Guy Coulombe, et le maire, Yves Lévesque.

Bedford sur son 36

Bedford a toutes les allures d’une grande ville. Du développement industriel à la valorisation de la rivière aux Brochets, en passant par la sauvegarde de l’aréna et la revitalisation de la rue Principale, la municipalité offre une foule de services à ses résidants et à ceux qui souhaitent s’y établir.

 « Notre priorité est de livrer une ville facile à vivre », résume le maire, Yves Lévesque.

Pour cela, le conseil municipal accorde une attention particulière au déplacement actif, autant pour les personnes âgées que pour les familles. « Des trottoirs, ça coûte des sous, mais à un moment donné, il faut en avoir pour assurer la sécurité des citoyens », indique le directeur général de la municipalité, Guy Coulombe.

Voulant rendre les circuits de marche sur le territoire plus accessibles, les deux passerelles traversant la rivière aux Brochets seront mises en valeur.

Rivière aux Brochets
« On a une rivière à Bedford qu’on n’a jamais vraiment exploitée », reconnaît M. Lévesque.

« On a des berges dénaturalisées », enchaîne M. Coulombe, faisant référence à certains bâtiments, comme la Place Excelsior, dont les fondations plongent directement dans le cours d’eau.


«  Notre priorité est de livrer une ville facile à vivre.  »
Yves Lévesque, maire de Bedford

« Aujourd’hui, on veut améliorer ces situations-là », assure le maire. Le directeur général donne en exemple le futur espace vert qui sera aménagé au 75, rue de l’Église. Un endroit qui bénéficie d’« un beau point de vue sur la rivière ».

« Nous voulons nous servir de ce nouveau parc comme d’une vitrine pour montrer comment on peut aménager une berge », explique M. Coulombe, souhaitant que ce projet donne des idées aux résidants dont le terrain borde l’eau.

La rivière sera également mise en valeur avec des aires de repos et de pique-nique « pour que les gens puissent s’arrêter », disent-ils.

Ces aménagements s’inscrivent dans la volonté de la municipalité d’offrir un milieu de vie agréable et esthétique, autant aux résidants qu’aux touristes. L’association de la Ville avec le programme de classification horticole Fleurons du Québec va dans le même sens.

Motel... industriel
L’économie locale et le développement industriel sont au cœur de plusieurs initiatives récentes à Bedford.

Le maire, originaire de Bedford, est fier de ce qu’est devenue la rue Principale de la municipalité qui l’a vu grandir. « Elle vaut la peine d’être mentionnée, car elle est compacte. Tous les services s’y retrouvent, et le taux de locaux vacants y est assez faible », indique-t-il, soulignant que seulement deux espaces cherchent encore preneurs.

Une boulangerie et un commerce de produits écologiques en vrac viennent d’ailleurs de s’y installer. Ces nouveaux établissements ont bénéficié d’une aide financière de la Ville.

« Je trouve que notre offre de services est très bonne pour une ville de notre taille », indique le maire. Bedford se trouve au cœur d’un territoire composé de huit municipalités situées à l’extrémité ouest de la MRC Brome-Missisquoi et regroupant
8 600 habitants.

Du côté du parc industriel, la Ville entend construire un motel industriel. Ce bâtiment subdivisible de 6000 pieds carrés proposera cinq locaux de 1200 pieds carrés, destinés aux petites et moyennes entreprises. « On croit à la petite entreprise », insiste
M. Lévesque, qui prévoit le lancement des travaux à la fin de l’année.

Par ailleurs, Bedford dispose de plus d’un million de pieds carrés de terrains industriels. Plusieurs, bénéficiant des services municipaux d’égouts, d’aqueduc et de gaz naturel, sont toujours disponibles. « On est prêts à livrer cinq terrains dont la superficie varie de 9 200 à 22 000 mètres carrés. Un est déjà réservé, et un deuxième le sera probablement bientôt », précise le directeur général de la municipalité.

« Dans le passé, on attendait toujours après les investisseurs pour développer une ville et ses terrains, rappelle M. Lévesque. Je ne crois plus à ça. Une Ville doit être proactive pour attirer des investisseurs et je pense que Bedford a initié ça dans les secteurs industriels et commerciaux depuis trois ans. »

Jeunes familles
Bedford met également les bouchées doubles pour répondre aux demandes des jeunes familles.

L’aréna, sauvé grâce à une entente signée en 2016 avec 13 municipalités, représente la pièce principale du casse-tête. « En sauvant notre aréna, on a gardé un lien d’attachement avec les jeunes familles », dit le maire.

« Pour améliorer ta capacité d’attraction, il faut te distinguer et offrir des services pour canaliser l’énergie de tes jeunes », ajoute
M. Coulombe.

Les écoles — Bedford en compte trois sur son territoire — ne sont pas en reste. L’école du Premier-Envol, où un nouveau gymnase a été inauguré le 26 avril dernier, et l’école secondaire Monseigneur-Desranleau accueilleront bientôt une surface de dek hockey.
«Pour nos familles, ça devient des milieux de vie très intéressants», indique M. Lévesque, satisfait du chemin parcouru au cours des dernières années.

Par ailleurs, le maire a profité du passage de La Voix de l’Est pour saluer le travail de «l’excellente équipe de fonctionnaires à la Ville». Le directeur général, Guy Coulombe, a ajouté que « ces gens sont imaginatifs et fiers de travailler pour la Ville ».