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Karolane Pépin et Édith Vachon-Chouinard gèreront le camp de jour pédagogique cet été, en collaboration avec la Ville de Bedford et les écoles de la région.
Karolane Pépin et Édith Vachon-Chouinard gèreront le camp de jour pédagogique cet été, en collaboration avec la Ville de Bedford et les écoles de la région.

Le camp de jour pédagogique de Bedford inspire le Québec

Billie-Anne Leduc
Billie-Anne Leduc
La Voix de l'Est
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Le camp de jour pédagogique de la Ville de Bedford, qui sera assuré cette année par la nouvelle entreprise de services d’aide aux devoirs et de tutorat Les Astucieuses, servira de modèle au plan de relance 2021-2022 du ministère de l’Éducation du Québec.

Le plan de relance « Pour la réussite éducative : l’éducation au-delà de la pandémie » du gouvernement du Québec prévoit 3,9 M$ à l’échelle de la Province afin de « maintenir les acquis pendant la période estivale ».

« Cette mesure permet notamment la mise en place d’activités estivales (projets locaux) pour les jeunes, dans le but d’atténuer les impacts négatifs du phénomène de la glissade de l’été. Ces activités leur sont proposées dans une visée complémentaire aux apprentissages, mais également dans une approche agréable et ludique », peut-on lire dans le document dont La Voix de l’Est a obtenu copie.

En collaboration avec la Ville, les écoles de Bedford, de St-Armand et de Notre-Dame-de-Stanbridge, Les Astucieuses offriront un camp de jour estival où lecture, écriture et activités ludiques seront au rendez-vous.

Outre des activités de lecture et d’écriture, il n’est pas exclu que les jeunes allient plein air et apprentissages, durant les six semaines que durera le camp, de juillet à août.

Les camps pédagogiques, en place depuis 2014 à Bedford, « n’existent pas à l’échelle du Québec », explique Sophie-Anne Lévesque, coordonnatrice du service loisirs, culture et vie communautaire à la Ville de Bedford. Ce camp s’inscrit dans un projet pilote visant à maintenir les acquis des élèves pendant l’été, qui peuvent « apprendre tout en s’amusant », et rattraper les potentiels retards occasionnés par ces deux dernières années scolaires pandémiques.

Sélection des élèves par les écoles

« On se demandait comment on aurait pu continuer nos services et aider les enfants pendant l’été. L’offre de la Ville est tombée à point », indique Karolane Pépin, cofondatrice des Astucieuses avec Édith Vachon-Chouinard, qui ont dû ouvrir un deuxième groupe d’enfants au courant de l’année, face à l’augmentation de la demande.


« Le camp sera axé sur les enfants ayant besoin d’un coup de pouce supplémentaire pour rattraper de la matière, ou consolider l’apprentissage fait dans la dernière année »
Karolane Pépin, cofondatrice des Astucieuses

Le système de sélection des enfants pour le camp sera assuré par les écoles, qui enverront une lettre aux parents leur proposant d’inscrire leurs enfants à ce service, en fonction de leurs besoins particuliers. « Ce sera vraiment axé sur les enfants ayant besoin d’un coup de pouce supplémentaire pour rattraper de la matière, ou consolider l’apprentissage fait dans la dernière année. »

Outre des activités de lecture et d’écriture, il n’est pas exclu que les jeunes allient plein air et apprentissages, durant les six semaines que durera le camp, de juillet à août. Une certaine partie des coûts de services sont subventionnés, entre autres par l’entremise d’un financement provenant du Pacte Brome-Missisquoi, ainsi le prix qu’auront à débourser les parents ne sera pas onéreux, assure Karolane, qui se dit « contente de créer un lien de communauté avec les écoles et la Ville ».

Elle réitère que l’année a été particulièrement difficile pour certains élèves et leurs parents, et que les services des Astucieuses ont contribué à améliorer les notes de quelques élèves, mais aussi à aider l’organisation à la maison et à baisser leur niveau d’anxiété. « Juste de faire leurs devoirs avec un enseignant, à un temps donné, ça a aidé. »

Trois enseignantes et une technicienne en éducation spécialisée se relayeront pour le camp pédagogique, qui sera étalé sur deux avant-midis par semaine pour les 1re et 2e année, et un avant-midi par semaine pour les 3e années.

« On souhaite que ça puisse aider les élèves à rattraper le plus de retard possible. »