Ange-Gardien souhaiterait aménager, toujours sur le terrain à l’est entre l’école, dans le tournant de la rue Saint-Jean, une patinoire couverte dotée d’une base en béton qui permettrait la pratique de plusieurs sports, été comme hiver.
Ange-Gardien souhaiterait aménager, toujours sur le terrain à l’est entre l’école, dans le tournant de la rue Saint-Jean, une patinoire couverte dotée d’une base en béton qui permettrait la pratique de plusieurs sports, été comme hiver.

Un plateau sportif quatre saisons dans les cartons

Ange-Gardien poursuit ses efforts et ses investissements pour offrir à ses jeunes citoyens des infrastructures de loisirs leur permettant de bouger et de s’amuser. Advenant l’octroi d’une importante subvention, la municipalité compte aménager une patinoire couverte qui servirait aussi bien en été qu’en hiver, en plus d’offrir une variété d’activités récréatives.

La population gardengeoise continue sa croissance. En 25 ans, c’est-à-dire depuis 1996, la démographie locale est passée de 1929 habitants à 2861. Le nombre d’enfants présents sur le territoire de la municipalité a donc lui aussi augmenté, si bien que la capacité d’accueil de l’école primaire Jean-XXIII était en voie d’être atteinte il y a de cela quelques années.

Pour éviter que les futurs élèves en trop ne soient relocalisés dans une autre école de la commission scolaire des Hautes-Rivières, la municipalité s’était entendue avec celle-ci en 2016 pour faire agrandir l’établissement d’enseignement tout en investissant 1,2 million de dollars pour la construction d’un gymnase double qui bénéficierait à la fois aux élèves et à la population dans le cadre d’activités sportives et récréatives intérieures.

Le tout a toutefois empiété sur la surface asphaltée où Ange-Gardien avait habitude d’aménager sa patinoire hivernale. Résultat, la municipalité a dû déplacer l’infrastructure temporaire un peu plus loin, sur la surface gazonnée du terrain de balle, une solution qui n’est pas viable à long terme, notamment en raison de la porosité du sol qui rend la glace vulnérable aux variations de température durant l’hiver.

« Nous n’aurons jamais la population pour nous payer un aréna, reconnaît le maire Yvan Pinsonneault. Ce qu’on a comme glace en hiver pour nos patineurs et nos joueurs de hockey, c’est une surface sur du gazon qu’on doit souvent refaire, ce qui n’est pas tellement approprié. »

C’est pour cette raison et pour augmenter son offre d’infrastructures de loisirs qu’Ange-Gardien souhaiterait aménager, sur le terrain à l’est de l’école où on retrouve déjà les jeux d’eau, dans le tournant de la rue Saint-Jean, une patinoire couverte dotée d’une base en béton. On pourrait y pratiquer le patinage libre ou le hockey en hiver, alors que du printemps à l’automne, la surface pourrait accueillir des joueurs de dek hockey. Le projet prévoit également l’installation de filets séparateurs amovibles sur la surface, dont la dimension projetée est de 64 pieds par 150 pieds (19,5m par 45,7m) qui rendraient possible la pratique de pickleball et de basketball.

La patinoire couverte se situerait tout juste à côté du jeu d’eau, ce qui ferait de l’endroit le cœur des activités sportives et de loisir de la municipalité.

« Comme ce sera couvert, la patinoire va également servir de chapiteau pour des activités extérieures et pour des spectacles », précise l’élu.

À cela s’ajouterait un sentier multifonctionnel, de même qu’un bâtiment de service servant à la fois de chalet des patineurs, d’installation sanitaire et de local de rangement. Glacé pour le patinage en hiver, il sera utilisé comme piste de course et sera assez large pour permettre la libre circulation des citoyens à mobilité réduite.

L’ajout de végétation pour minimiser les ilots de chaleur et apporter des zones d’ombre sera privilégié ; le feuillage bloquera également une partie des rayons du soleil en hiver, ralentissant la fonte de la glace, estime-t-on.

Usagers multiples

De plus, des espèces végétales seront spécifiquement choisies pour attirer la présence d’oiseaux et d’insectes pollinisateurs, de même que de petits arbres fruitiers qui serviront à « favoriser l’engagement et l’éducation des jeunes de l’école adjacente », peut-on lire dans le projet de 1,15 million de dollars déposé en février par la municipalité au ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, dans le cadre de l’appel de projets du Programme d’aide financière aux installations récréatives et sportives (PAFIRS), qui subventionne les deux tiers des coûts.

Le tiers restant serait pigé dans le Fonds des parcs et des terrains de jeu de la municipalité.

Les projets retenus par le PAFIRS pourraient être dévoilés cet automne. Si la candidature d’Ange-Gardien est retenue, les travaux de planification du complexe multiplateforme pourraient s’enclencher aussi tôt qu’à l’hiver afin de permettre une construction au printemps et à l’été.

« Pour nous, ça serait un gros, gros plus, renchérit le maire Pinsonneault. C’est quelque chose qui va être accessible à l’ensemble de la population. »

La municipalité est confiante en ses chances d’être choisie, d’autant plus que ces nouvelles infrastructures gagneront à être utilisées à la fois par une clientèle adulte, par les enfants et les familles, les écoliers et les jeunes qui fréquenteront le camp de jour et la garderie située tout près. « Les projets privilégiés sont ceux qui profitent à des clientèles multiples, indique la directrice générale Brigitte Vachon. À nos yeux, notre projet confirmerait cet endroit comme un point de rencontre pour les loisirs dans la municipalité. »