Selon Sylvie Dion Raymond, le goût de la lecture est encore bien présent chez les Gardangeois.

Trente ans de découvertes à la bibliothèque Ruth Benoit

Ce printemps, la bibliothèque Ruth Benoit a célébré son 30e anniversaire. Au cours de ces trois décennies d’existence, l’endroit a su demeurer à la page en s’adaptant aux besoins de sa clientèle et à l’avancement de la technologie.

La première bibliothèque publique d’Ange-Gardien date du milieu des années 1950. Or, quand l’école Jean-XXIII a été construite, en 1964, tous les livres y ont été transférés.

La bibliothèque municipale actuelle, qui occupe toujours le sous-sol de l’hôtel de ville, a donc été inaugurée le 11 avril 1988 en compagnie des maires de la campagne et du village, Rosaire Houle et Jean-Pierre Benoit. On doit la naissance de celle-ci aux efforts de deux Gardangeoises, Ruth Benoit et Janine Gagné.

La bibliothèque municipale, telle qu’on la connaît actuellement, a été inaugurée le 11 avril 1988.

À l’époque, l’établissement était affilié au Réseau Biblio de la Montérégie, un partenariat qui a pris fin en 2012. Plusieurs activités, dont des rencontres d’auteurs, des ateliers créatifs et des sorties, font de l’endroit le cœur des rencontres culturelles de la municipalité.

C’est au tournant du millénaire que la bibliothèque entreprend son virage informatique, avec l’ajout d’ordinateurs et l’intégration numérique de l’inventaire de la bibliothèque. Au fil des ans, les usagers ont également pu réserver des ouvrages et renouveler leurs prêts grâce à la technologie, que ce soit sur place ou à domicile.

Aujourd’hui, le lieu dispose d’une collection comptant plus de 7 600 livres et documents, mis à la disposition de ses quelque 760 membres. Pas moins de 9 534 prêts ont été enregistrés au cours de la dernière année seulement.

Ce qui fait dire à Sylvie Dion Raymond, directrice de l’endroit, que le goût de la lecture est encore bien présent chez les Gardangeois. « La lecture, tu peux t’évader, trouver des informations. Tu peux te distraire, te changer les idées. C’est un moment de détente. »

L’endroit tire son nom de l’une de ses deux fondatrices, Ruth Benoit, toujours impliquée à la bibliothèque.

Hommage à une bâtisseuse
Au cours de l’année 2011-2012, les lieux sont agrandis, ce qui permet l’ajout de rayons et d’un espace jeunesse. « On s’est fait offrir l’espace qui abritait une salle. On ne pouvait pas refuser ! » lance Mme Dion Raymond.

C’est aussi à ce moment-là que l’endroit prend le nom de l’une de ses deux fondatrices, toujours impliquée à ce jour dans le comité bénévole responsable de la bibliothèque, en compagnie de Mme Dion Raymond, de Diane Bourdeau, Hélène Lavoie et Lynda Soucy. « Ruth, c’est une petite perle ! » dit la directrice à propos de l’octogénaire.

« Pourquoi ne pas honorer l’implication de quelqu’un pendant qu’il est encore vivant ? demande-t-elle ensuite. Ruth a accompli beaucoup pour la bibliothèque. C’était tout naturel de proposer son nom. »

Bien plus que des livres
Pour Ange-Gardien, la bibliothèque Ruth Benoit représente bien plus que des étalages de livres. Elle constitue un acteur impliqué dans sa communauté.

Et pour cause. L’institution a remporté, ce printemps, une bourse dans le cadre du concours Moi je Coop ! Ce prix de 3 370 $ servira, entre autres, à préparer un bac d’une soixantaine de livres destinés aux enfants qui fréquenteront le camp de jour cet été.

La récompense sera aussi utile pour bonifier le projet de Passeport lecture, organisé avec l’école Jean-XXIII. Grâce à une collection de 108 livres et de trois revues mensuelles, dont la lecture permettra d’ajouter des estampes dans un « passeport », les élèves et leurs parents pourront découvrir d’innombrables univers.

« En ayant cette subvention-là, ça va nous permettre d’élaguer notre collection. Les livres qu’on retirera des tablettes vont aller dans le Croque-livres qui se trouve près des jeux d’eau », relève également la directrice, récipiendaire de la médaille du sesquicentenaire du Canada pour son implication.

Il arrive également que la bibliothèque reçoive des dons. « Quand les livres offerts sont trop anciens ou qu’on les a déjà, on les donne à une dame qui fait une vente de bric-à-brac et dont les recettes vont à la Fondation OLO », raconte Mme Dion Raymond. Ainsi, depuis que la bibliothèque s’est jointe à l’initiative, il y a deux ans, elle a contribué à aider une douzaine de mères à bien s’alimenter pendant et après leur grossesse.