Yvan Pinsonneault, maire d’Ange-Gardien, et Jennie Rainville, directrice des loisirs, remettant la somme de 4 358 $ à Gilbert Jetté et Paul Grondin, de L’enfant s’éveille, s’émerveille.

Ange-Gardien prend soin de ses petits

Le quart des enfants qui entrent en maternelle aurait des difficultés de toutes sortes. Pour palier ce problème, le projet L’enfant s’éveille, s’émerveille offre depuis quatre ans différents services aux tout-petits afin de corriger les lacunes avant qu’elles ne freinent leur apprentissage académique.

Il s’agit, en quelque sorte, du volet préscolaire de la Fondation Pro-Études, qui offre le même type d’aide aux élèves du primaire, indique l’administrateur du projet, Gilbert Jetté.

«En fait, on s’occupe des enfants qui passent sous le radar. Les cas plus lourds sont souvent déjà pris en charge par le système, mais ceux qui ont des difficultés plus légères sont un peu plus laissés à eux-mêmes, parce qu’on a tendance à penser que ça va se régler tout seul», affirme-t-il.

Comme la Fondation à laquelle le projet vient de s’associer — il était auparavant affilié aux Chevaliers de Colomb de Marieville —, le projet L’enfant s’éveille, s’émerveille dessert sept classes de maternelle dispersées dans les différentes villes de la MRC de Rouville, dont l’école Jean-XXIII d’Ange-Gardien. Grâce à son équipe formée d’un ergothérapeute, d’un orthophoniste, d’un psychoéducateur et d’un orthopédagogue, il aide bon an mal an plus d’une centaine d’enfants. En 2016-2017, 154 des 416 jeunes ayant été dépistés sur le territoire ont ainsi reçu des services, dont 17 petits Gardengeois.

L’enfant s’éveille, s’émerveille, grâce à son équipe formée d’un ergothérapeute, d’un orthophoniste, d’un psychoéducateur et d’un orthopédagogue, aide bon an mal an plus d’une centaine d’enfants.

«Ce peut être des difficultés au niveau de la motricité fine, des problèmes de langage, n’importe quoi qui aura un impact une fois sur les bancs d’école», fait valoir M. Jetté.

Grâce à des évaluations sur le terrain, les professionnels sont en mesure de dépister les jeunes présentant des difficultés. Ils forment ensuite des groupes de quatre ou cinq enfants démontrant des problèmes semblables et organisent cinq ou six rencontres pour travailler avec eux et leurs parents. «Les parents doivent s’engager à être présents et s’impliquer auprès de leur enfant», indique l’administrateur.

«Souvent, il n’est pas utile d’aller plus loin, d’en faire plus», poursuit-il. Si toutefois besoin est, il est possible de poursuivre en rencontres individuelles, ajoute-t-il.

Prévenir le décrochage
Ce dernier est persuadé que «si on donne aux enfants de bons outils pour apprendre, l’école devient agréable». C’est d’ailleurs l’objectif ultime du projet L’enfant s’éveille, s’émerveille: intervenir de façon précoce pour prévenir le décrochage et favoriser la persévérance scolaire.

C’est pourquoi Gilbert Jetté et son collègue, Paul Grondin, travaillent tous deux, chaque année, à amasser l’argent nécessaire au bon fonctionnement du projet grâce à différentes campagnes de financement. À Ange-Gardien, la plus populaire est la vente de billets à 5$ pour un tirage, ainsi que les fonds amassés par les équipes qui participent au Demi-marathon des Glaces, qui a été organisé dans le cadre des Courses gourmandes de 2015 à 2017, ainsi que durant Plaisirs d’hiver, en 2018. La Ville d’Ange-Gardien a ainsi remis 4 358 $ à l’organisme. «Ce qui est particulier, c’est que chaque sou amassé dans une municipalité est remis pour des services dans cette même municipalité, souligne M. Jetté. De cette façon, on veut vraiment créer un sentiment d’appartenance chez les citoyens. Et on sait exactement où l’argent s’en va.»